À propos

À l’origine de cette généalogie se trouve Jean Aveline, Marchand cordonnier à Paris. La profession y est nombreuse, riche et strictement réglementée. Son épouse s’appelle Claude Chabrand. Ils sont nés au milieu du 17e siècle et habitent rue Saint-Antoine, paroisse Saint-Paul dans ce Paris en plein essor.

Leur fils François Aveline, Marchand cordonnier, est né à Paris en mai 1706. Denise Jeanne Coin sa première épouse décède en 1729 alors que leur fils Jean François n’a qu’un mois. François se remarie avec Pétronille Dumont en l’église Saint-Louis en l’île à Paris. Contrat de mariage est fait le 11 décembre 1729.

Avec Pétronille Dumont nous connaîtrons nos aïeux Dumont jusqu’à ses arrière-grands-parents du côté maternel, soit deux générations de plus que pour les Aveline.

Pétronille élève Jean François. Ce dernier se marie en 1748. Nicolas François Xavier, qui aura aussi une sœur, a alors deux ans. Il sera serrurier, ce qui les conduira, lui et ses parents, à Saverne entre 1760 et 1770.

Nicolas François Xavier Aveline, né en 1746 à Paris, serrurier et  « homme de métier »  du cardinal de Rohan, connaît les fastes des Rohan à Saverne, l’affaire du collier de la reine puis la révolution. Il épouse Magdelaine Hirlé le mardi 16 octobre 1770 en l’église Collégiale de Saverne. Magdeleine est fille du défunt Jean-Louis Hirlé, serrurier et de Barbe Gross de Saverne. Ils ont quatre enfants et s’installent à Haguenau après la révolution où Magdeleine décède à 46 ans, le 2 décembre 1795 ( 11 Frimaire an IV ).

Nicolas François Xavier se remarie avec Marie-Anne Thirion le 11 janvier 1796 ( 21 Nivôse an IV ). De leur union naissent sept enfants. Les onze enfants vivent à Haguenau. La famille reste à Haguenau pendant 4 générations.

Ces pages font acte de mémoire de la postérité de François et Pétronille au travers des événements de l’Histoire (http://www.e-chronologie.org/france/chronologies/chronologie-synthetique). Puissent les générations futures y trouver le plaisir de connaître ces aïeux. Et après quelques temps de parcours, et de péripéties, s’interroger : Qui suis-je ?
Comme Jean d’Ormesson le soulève dans son essai C’était bien : « La question que je me pose est de savoir si et comment chacun d’entre nous peut devenir autre chose que la copie de ses parents et de toutes les générations qui les ont précédé. Comment ça marche, tout ça ? … Comment la liberté s’y prend-elle pour se frayer son chemin au travers de l’hérédité ? »
« C’est à mes parents, aux parents de mes parents et à leurs grands-parents jusqu’à la nuit des temps que je dois… Et à l’époque aussi, et peut-être surtout… »
L’hérédité et le milieu : « Les forces qui, à elles deux, règnent sur nos destins. »
Certains sont venus repeupler les villages d’Alsace après la guerre de Trente Ans. Que d’enfants, d’enfants perdus aussi et d’épouses mortes en couche ! D’autres ont enduré les trois derniers conflits.
« Quelle qu’elle soit, la vie est bonne. » Goethe.

Le Patronyme
On rencontre le nom surtout dans la Sarthe, l’Eure-et-Loir et les départements voisins.
Il est également présent dans la Seine-et-Marne et la Marne. Il peut évoquer la noisette sauvage, ou aveline, mais dans bien des cas on devrait avoir plutôt affaire à un nom de personne féminin, porté par une sainte qui fut abbesse de Saint-Maurice de Sens (forme latinisée : Avellina).
Aveline est classé au 2433e rang des noms de famille en France. Source Geneanet.

Contributeurs
Les recherches à la base de cette généalogie ont été menées par Marlyse et François Hoernel aux Archives de Saverne, Palais des Rohan, aux Archives de Haguenau, Musée et aux Archives Départementales du Bas-Rhin, 5 rue Fischart à Strasbourg.
La première édition, par l’auteur de ce blog, date de 1991.
Les photographies proviennent principalement des albums de Marlyse et François Hoernel, de Madeleine et Pierre Aveline et de Marie-Claude et Rémy Hund.
Les moyens numériques viennent parachever cette quête en dévoilant les deux premières générations à Paris.

« Chaque élément retourne où tout doit redescendre,
l’air reprend la fumée et la terre la cendre,
l’oubli reprend le nom. »
Victor Hugo.

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