Résumé
Cet inventaire de neuf pages nous détaille les biens de Pierre DUMONT décédé le 22 septembre 1725. Avec son épouse Marie Jeanne MORVANT ils vivaient en location dans une des maisons accolées de l’Aile du Pont Marie, « dans une cuisine premier ayant vue sur le quai des Ormes [domicile des parents DUMONT, aujourd’hui Quai de l’Hôtel de Ville]».

Faits marquants
Louise LANISIEN, veuve MORVANT et mère de Marie Jeanne, est tutrice des sept enfants DUMONT. Elle habitait aussi Aile du Pont Marie.

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Transcription
L’année mille sept cent vingt-cinq le mardi deux octobre huit heure du matin, à la requête de Louise LANISIEN veuve de Claude MORVANT, Voiturier par terre, demeurant à Paris sur l’Aile du Pont Marie, paroisse Saint Louis, au nom et comme tutrice et aïeule maternelle de Jean DUMONT, Marie Louise, Perrette [Pétronille], Marie Françoise, Marie Jeanne, Élisabeth DUMONT, et Jean Baptiste DUMONT enfants mineurs du défunt Pierre DUMONT, Déchargeur de bois, et Marie Jeanne MORVANT sa femme +
+ Note en marge : La veuve MORVANT élue en la-dite qualité de l’avis des parents et amis des dits mineurs homologué par sentence du Châtelet du six septembre dernier, laquelle charge elle a accepté le même jour par acte _ _ de la-dite sentence, dont l’original _ acté à l’instant rendu. paraphes LL et JM
comme aussi à la requête de Jean MARLANT, Maçon, demeurant sus-dit Aile du Pont Marie, paroisse Saint Louis, mari de Madeleine DUMONT, aussi enfant de Pierre DUMONT, et Marie Jeanne MORVANT sa femme, les-dits mineurs et la-dite femme MARLANT seuls habiles à le dire et _ héritiers, chacun pour un huitième du-dit défunt Pierre DUMONT leur père, et créanciers de sa succession pour raison de leurs droits dans celle de la-dite Jeanne MORVANT leur mère ;
À la conservation des droits des parties, et de tous autres qu’il appartiendra, il sera présentement fait par les notaires à Paris soussignés inventaire, et description des meubles meublants, titres papiers, deniers compris, de tous les effets mobiliers et immobiliers composant la succession du-dit Pierre DUMONT, _ les lieux par lui occupé dépendant de la maison _ décédé le vingt-deux septembre dernier sis sur l’Aile du Pont Marie, dont la-dite veuve MORVANT est principale locataire, et qui appartient à au sieur Cuig la dame Cuignard, représentés et mis _ _ _ par la-dite veuve MORVANT et par la-dite MARLANT après serment de chacun d’eux séparément de n’en _ dénoncé _ aucuns, sous les peines de droit qui leur ont été expliquées, les effets sujet à estimation seront prisés par Guillaume _ _ Deon, Huissier _ commissaire-priseur vendeur de biens meubles au Châtelet de Paris qui a promis faire la-dite prisée en égard au cours du _ _ _ _ _, et ont signé le présent _ où il y a _ mots rayés nuls.
signatures : Louise LANISIEN, Jean MARLANT (orthographe rectifiée )
les notaires : Fromont, Harguenvilliers
début d’inventaire en bas de page :
dans une cuisine premier ayant vue sur le quai des Ormes ; Premièrement deux chenets à crans, une pelle, une pincette, un gardecendres…
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une cremaille [crémaillère], un trépied, un croc, un gril, une broche, un lèchefrite, une poele à frire, le tout de fer, prisé trois livres ci : III L
item une fontaine de cuivre rouge te[nant] trois seaux, (1) ou environ garnie de son couvercle et robinet, posé sur son pied de chêne, prisé trente deux livres ci : XXXII L
item une marmite à pied avec son couvercle, une casserole à queue, une chauffrette et une bassinoire (2) le tout de cuivre rouge, prisés douze livres ci : XII L
item quatre chaudrons, une écumoire, une cuillère à pot, une fourchette, quatre chandeliers, une mouchette, en son porte-mouchette (3) et petite paire de balances le tout de cuivre jaune prisés seize livres ci : XVI L
item un saloir de bois de chêne, deux huches de bois de sapin, une armoire, un garde-manger, et porte-vaisselle de bois de chêne à deux guichets et deux tiroirs, deux petites tablettes à livre de bois de noyer, un petit tabouret de pareil bois couvert de serge verte, deux chaises de bois d’aulne formés d’osier, prisé le tout ensemble comme tel quel quatre livres ci : III L
item vingt-deux pièces de faïence commune qui sont assiettes, pot à l’eau et saladier, trois petits tableaux _ garnis de leur verres et bordure dorée, un petit miroir de toilette, prisé le tout ensemble trois livres ci : III L
item six aulnes [aunes] (5) ou environ de vielle tapisserie de Bergame (4) en plusieurs coupons et morceaux, prisé comme tel quel vingt sols ci : XXX s
item une couche à bas pilier de bois de hêtre garnie de son enfonçure, paillasse, un petit matelas de bourre, un lit, un traversin, et deux oreillers de coutil remplis de plumes prisés vingt-quatre livres ci : XXIII L
item pots, plats, assiettes et autres ustensiles d’étain formés, la quantité de quatre-vingt-dix livres, prisés à raison de quinze sols la livre revenant la-dite quantité au dit prix à la somme de soixante sept livres dix sols ci : LXVII L, X s
item en autres ustensiles d’étain commun la quantité de onze livres, prisés à raison de onze sols la livre, revenant la-dite quantité au dit prix à la somme de six livres un sol ci : VI L, I s
Dans un chambre attenant et vue se décéder le-dit défunt ayant vue comme dessus
item six chaises et un fauteuil de commodité de bois de noyer garni de crin couvert de coquette à ramage et oiseaux, deux tabourets de pareil bois aussi garni de crins et couverts de tapisserie de points à la turque …
1. La vogue des fontaines d’intérieur s’est développée au début du XVIIIe siècle et est une conséquence de l’emploi de la fourchette : au lieu de se laver les mains dans un bassin présenté avec son aiguière entre chaque plat, on le fait avant puis après le repas. Cette mode d’étend très vite en ville et dans les campagnes, et pendant tout ce siècle, les fontaines se multiplient et sont l’ornement de presque tous les intérieurs. Ces pièces se composent d’un réservoir souvent fixé à un panneau de bois plus ou moins décoré, auquel est accolée une console, support de la cuvette. Les fontaines en cuivre ont été produites en plus grand nombre dans le Centre et le Midi que dans l’Est ou le Nord. Leurs formes, leurs tailles et leur décoration sont très variées. Les réservoirs sont souvent gravées d’attributs, d’armoiries, de corbeilles, de fruits, d’oiseaux… Souvent les robinets en cuivre ne sont pas de la même couleur que le réservoir; les bassins sont généralement en forme de vasque, avec ou sans pans. Les fontaines en cuivre ont une origine très difficile à situer précisément car elles portent rarement une marque de fabrique. (Extrait du Dictionnaire Larousse des antiquités et de la brocante).
https://www.antiques-delaval.com/fr/objets-de-collection-divers/964-fontaine-a-eau-d-interieur-en-cuivre-xviiie.html
2. Il n’y a pas si longtemps, les draps étaient bien plus épais car réalisés en lin, en coton ou en métis et ils devenaient facilement humides lorsque la pièce n’était pas chauffée.
Franchement, quelle horreur de se glisser dans un lit froid et moite !
La bassinoire est donc l’outil indispensable des mois hivernaux, c’est l’aide précieuse qui permet de réchauffer les draps et la literie.
La bassinoire est une sorte de grande poêle circulaire couverte munie d’un long manche. Le bassin est rempli de braises incandescentes. L’usage en est simple : elle était passée entre les draps et la literie pour à les réchauffer, d’où l’utilité du long manche pour aller jusqu’au fond du couchage.
Le couvercle, fixé au corps par une charnière, est repercé de nombreux trous qui permettent à la chaleur se diffuser.
Vous l’aurez donc déduit, c’est une lointaine cousine des chaufferettes.
Sus à ceux qui croient que l’on mettait de l’eau chaude dans le réceptacle : ils forcent celui qui s’en servait à être fort adroit pour ne pas inonder le lit !
C’est au XVe siècle qu’elle fait son apparition et c’est au XVIIIe qu’elle devient un objet incontournable car il y a à cette époque une nouvelle notion qui se répand : le confort !
Cet ustensile précieux a été employé dans toute la France, même dans les régions méridionales.
https://www.objetsdhier.com/bassinoire-1235
3. Mouchette : ustensile de ménage qui sert à moucher les chandelles, et même aujourd’hui les bougies, lorsque le lumignon en est devenu trop grand et qu’elles n’éclairent plus assez. Elles ont deux branches, et chaque branche a son anneau ; les deux branches sont assemblées par un clou sur lequel elles s’ouvrent et se ferment en ciseau ; elles sont terminées l’une par une boite plate d’un côté et arrondie de l’autre, l’autre, par une plaque de même figure. La plaque sert de couverture à la boite, le coté plat de la boite et le côté correspondant de la plaque font fonction de ciseau, et retranchent la partie superflue du lumignon ; ce superflu est poussé dans la boite ou la plaque l’étouffe en se fermant. On pratique entre les branches des mouchettes un ressort qui les fait fermer d’elles-mêmes quand elles sont ouvertes, et qui les tient bien fermées quand on s’en est servi. Par ce moyen, elles coupent plus promptement, et le lumignon retranché ne s’échappe pas de la boite. Il y a des mouchettes d’acier, de cuivre et d’argent. instrument de métal qui a des rebords, et un peu plus que la longueur des mouchettes ; il sert à mettre dessus les mouchettes, quand on ne s’en sert pas.
http://encyclopédie.eu/index.php/morale/1912389318-economie-domestique/1040861337-MOUCHETTES
Les porte-mouchettes commencent déjà à tomber de mode, parce qu’on ne fait plus usage que de bougies, et que pour les moucher, on se sert de mouchettes d’acier d’Angleterre, qui n’ont point besoin de porte-mouchettes.
http://encyclopédie.eu/index.php/arts-metiers/840051357-fonderie/1565649480-PORTE-MOUCHETTE
4. grosse tapisserie, qui se fabrique avec différentes sortes de matières filées, comme bourre de soie, laine, coton, chanvre, poil de bœuf, de vache, ou de chèvre. C’est proprement un tissu de toutes ces sortes de fils, dont celui de la chaîne est ordinairement de chanvre, qui se manufacture sur le métier à-peu-près comme la toile. Quelques-uns prétendent que le nom de bergame lui a été donné, de ce que les habitants de Bergame en Italie en ont été les premiers inventeurs. Écrit par Denis Diderot /Arts & métiers/Tapisserie
5. Ce dont on est sûr, c’est que l’aune a été une unité de mesure jusqu’en 1834, date à laquelle elle a été abolie en France.
Mais si l’on se plaint aujourd’hui d’avoir à rencontrer à la fois des unités décimales et des unités anglo-saxonnes (comme le pouce, le pied, le mile ou les degrés Fahrenheit, par exemple), avant 1834, c’était bien pire.
Car, outre les autres mesures (perches, lieues, toises…), il n’y avait pas qu’une aune.
Si l’aune de Paris mesurait, comme chacun sait, 3 pieds 7 pouces et 10 lignes 5/6e de longueur, soit très exactement 1,188 m[1], l’aune pouvait mesurer de 0,513 m[2] à 2,322 m, selon le métier, la région ou le pays (en France, François Ier a tenté de généraliser une aune commune au pays en 1540).
Autant dire que la mesure d’un même objet pouvait donner des nombres d’unités très différents, selon l’aune qu’on avait l’habitude d’utiliser.
https://dictionnaire.reverso.net/francais-definition/aune
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prisés la somme de soixante livres ci : LX L
item une commode de bois de noyer à quatre tiroirs garnie de _ _, et _ de _, prisés seize livres ci : XVI L
item une armoire de bois de noyer à deux battants fermant à clé garnie en dedans de deux tiroirs par bas d’un grand tiroir, et par haut de sa corniche, prisé soixante-cinq livres ci : XIV L
item un miroir de seize _ de glace de haut sur douze de large ou environ dans la bordure en lapiseau de bois doré, vingt et un tableaux peints _ sur bois, cuivre _ _ estampes dans leurs bordures de différente qualité prisé _ christ d’ivoire sur sa croix de bois doré posé sur son velour noir dans sa bordure de bois doré vingt livres ci : XXX L
item vingt-sept pièces de faïence commune partie cassée servant de garniture de cheminée, un dessus d’armoire prisée avec deux bras de cheminée de cuivre argenté quatre livres dix sols ci : IIII L, Xs
item dix aunes ou environ de tapisserie de point d’Hongrie en laine prisés vingt livres ci : XX L
item une couche en bas pilier de bois de noyer garnie de son enfonçure, paillasse, deux matelas de toile en futaine remplis de laine, un lit, un traversin, et un oreiller de coutil rempli de plumes, une couverture de laine blanche, une courtepointe de ville de coton piquée, la housse du-dit lit de serge verte composé de deux grands rideaux _ bonnes grâces pieuses de dehors, bordés et garnies d’un petit ruban de serge verte, le fond à l’Impérial, dossier, et champ_ de taffetas vert piqué, prisés cent vingt livres ci : CXX L
Dans un petit cabinet attenant et ayant vue sur la rivière
item un tiers de _ de bois à brûler prisé quatre livres ci : IIII L
item un paquet de cordages de bateau, des _ de fer non garnies et un tas d’outils tous de charpentier que de tailleur de pierres prisés avec un tas de ferrailles huit livres ci : VIII L
item une petite couche à bas pilier de bois de hêtre garnie de son enfonçure, paillasse, un petit matelas de bourre, un lit, un traversin de coutil rempli de plumes, vielles couvertures de laine de différentes couleur prisés avec trois rideaux de serge verte et leurs tringles le tout comme tel quel dix livres ci : X L
_ les habits du défunt trouvés dans l’armoire ci dessous inventorié (1)
item un habit, veste et culotte de drap couleur de marron, doublé d’un demi-raz…
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de [satin] _, un vieil habit et une veste de drap gris, un sarrau (1.) de toile, une paire de bas d’estame (2) brune, une [rocquelaine] de camelot (3) gris, prisé le tout tel quel seize livres _ une vieille peruque ci : XVI L
La-dite veuve MORVANT et le-dit MARLANT déclarent qu’à l’égard des chapeaux et des souliers à l’usage du-dit défunt, ils ont été donné au-dit Jean-Baptiste DUMONT son fils, ont signé
Louise LANISIEN Jean MARLANT
item une couverture de laine blanche, un couvrepied de toile de coton piqué prisé dix livres ci : X L
item deux rideaux, deux soubassement de serge verte servant de devant de cheminée prisés quatre livres ci : IIII L
item deux rideaux de toile de coton, _ servant de rideau de cheminée, et l’autre de portier, un rideau de fenêtre de pareille toile prisés huit livres ci : VIII L
Ensuite le linge
item huit draps de toile jaune de deux lais chacun, treize autres draps de toile de ménage partiellement élimée de différente grandeur prisés quatre-vingt livres ci : LXXX L
item deux douzaines de serviettes de toile de ménage, six nappes de petite taille, prisés trente livres ci : XXX L
item quatre chemises de toile de ménage à usage d’homme, deux caleçons de _ blanc, sept camisoles de futaine et toile prisés seize livres ci : XVI L
item deux camisoles de futaine à usage de femme, deux petits jupons de toile de _, deux tabliers de toile blanche, une paire de bas, _ de fil tricoté, prisé le tout ensemble cent sols ci : C s
item une douzaine de petites serviettes de toile de pareille _ prisés _ _ _ _ quatre livres ci : III L
item dix cols de toile de ménage, quatre cravates de mousseline unie, deux cravates, et deux paires de manchettes de mousseline, garnis de dentelle a bride et réseau_n quatre paires de poignets à frisette de batiste, deux _ de N_, prisés le tout ensemble douze livres ci : XII L

1. L’« habit» au 17e siècle Micheline Baulant, « Jalons pour une histoire du costume commun », Histoire & mesure [En ligne], XVI – 1/2 | 2001, mis en ligne le 15 novembre 2005, consulté le 05 mars 2019. URL : http://journals.openedition.org/histoiremesure/107
1. Blouse de travail ample à manches longues, portée par-dessus les vêtements.
2. « bas qui se font avec du fil de laine très_tort, que l’on nomme fil d’estame, ou fil d’estain. Ces sortes de bas sont fort ras, n’ayant point été tirés avec le chardon. » Encyclopédie méthodique Commerce 1783 Tome 1
3. Grosse étoffe faite originellement de poils de chameau, puis de poils de chèvre seuls ou mêlés de laine, ou encore de laine quelquefois tissée sur une chaîne de soie. http://www.cnrtl.fr/definition/camelot
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item un paquet de torchons et de tabliers de cuisine de grosse toile peu élimée et vieux prisés quarante sols ci : XL s, ayant été vaqué jusqu’à midi sonné, ce que dessus inventaire [est] demeuré du consentement du dit MARLANT en la possession de la-dite veuve MORVANT qui s’en charge en la-dite qualité, et la vacation _, à ce jour d’hui deux heures de relevé, et ont signé; Louise LANISIEN Jean MARLANT les notaires Deon, Harguenvilliers
du-dit jour mardi deux octobre deux heures de relevée _ par les-dits notaires la cons_ du présent inventaire il y a été procédé ainsi qu’il en suit,
Ensuite la vaisselle d’argent
item onze cuillères et quatorze fourchettes d’argent poinçon de Paris pesant sept marc cinq onces prisés à sa juste valeur sans criée suivant la déclaration du Roi comme vaisselle _ à raison de quarante et une livres dix-huit sols huit deniers.
Le marc revenant la-dite quantité au-dit prix à la somme de trois cent vingt livres neufs sols dix deniers ci : IIICXX L, IX s, X d.
item quatre tasses à deux anses, une [écuelle] (1), trois goud_, une salière, une tabatière, une paire de boucles de souliers à usage de femme, aussi d’argent poinçon de Paris pesant quatre marcs six onces deux gros prisés à juste valeur et sans criée comme vaisselle énoncé à raison de quarante-_ livres six sols quatre deniers le marc revenant la-dite quantité au-dit prix à la somme de cent quatre-vingt-dix-sept livres dix sols dix deniers ci : CIIIIXXXVII L, X s, X d.
item une bague turquoise montée sur son _ d’or cassé, un hochet d’enfant à huit grelots d’argent doré, une petite montre _ dans sa _ et à cadrant d’argent prisés ensemble seize livres ci : XVI L
et a le-dit Deon signé enfin de la prisée
Deon Harguenvilliers
Ensuite les papiers
Premièrement la grosse de l’inventaire fait après le décès [en date du] de la-dite Marie Jeanne
1. Au moyen âge, l’écuelle joue le rôle d’assiette ou de bol. Elle est en bois et de facture très rustique. On utilise le buis pour son bois dur.
Durant le XIVe et XVe siècle, les Anglais ajoute une monture en métal à l’écuelle leur donnant alors le nom de mazzers.
Les écuelles de style Louis XV sont richement décorées contrairement à celles de style Louis XVI plus tranquilles et froides d’aspect. https://www.meubliz.com/definition/ecuelle/
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MORVANT daté au commencement du trois août mille sept cent dix-neuf fait par Saint Georges et Angot notaires à Paris _ un sur + [note introuvable] lequel inventaire ai été procédé au recollement ainsi qu’il suit la première cote s’est trouvée en nature,
les cotes deux, trois, quatre, cinq, six, sept, neuf huit et dix se sont _ en déficit. La cote neuf s’est trouvée en nature, la cote onze s’est trouvée en nature. la cote treize s’est trouvée en nature. La cote quatorze et dernière s’est aussi trouvée en nature.
item l’expédition en papier du procès verbal de vente des meubles connus au-dit inventaire fait par le-dit Deon daté au commencement du cinq août au-dit an mille sept cent dix-neuf Inventaire deux
item deux pièces attachées ensemble dont la première est la grosse d’un contrat sur les aides et gabelles passée devant de Saint Georges notaire à Paris le vingt-trois août mille sept cent vingt-trois de onze livres de rente au principal de quatre cent quarante livres, constituée au profit du-dit DUMONT ayant droit par la déclaration y énoncée, la seconde est l’extrait de la déclaration passée devant le même notaire, le vingt décembre mille sept cent vingt inventorié, le tout … trois.
item l’original parchemin d’une quittance de finance de monsieur Pain garde du trésor royal du trente septembre mille sept cent vingt-trois contrôlé le vingt-six janvier mille sept cent vingt-quatre, portant constitution de soixante-douze livres deux sols de rente au…
rayé trois lignes et cinq mots nuls à la page ci diffusée.
paraphes LL, JM
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principal de trois mille six cent cinq livres au profit du-dit DUMONT savoir en son nom que comme _ de ses enfants mineurs, la-dite quittance, enregistrée au bureau des finances, le quatre juillet mille sept cent vingt-quatre Inventaire quatre
item les originaux en papier de deux ordonnances du conseil, l’une du vingt janvier mille sept cent vingt constituant liquidation de l’office de déchargeur de bois à la somme de mille cinq cent livres, l’autre du dernier septembre mille sept cent vingt-quatre contenant liquidation des intérêts de la-dite somme prisés _ à deux cent soixante-cinq livres quatre sols deux deniers inventoriés l’une comme l’autre pour le tout… cinq.
item l’expédition en papier d’un bail passé devant le-dit Angot notaire à Paris le quatre juillet mille sept cent vingt-deux par le-dit DUMONT au soin de Claude BARDIN marchand épicier et Marie DELAMARE sa femme, inventoriée six
item le double sous seing privé d’un bail du dix-huit juin mille sept cent vingt-deux fait par François PETIT DE LEUDEVILLE, président de la cour des aides, au-dit DUMONT de la maison attenant celle où fut décédé le-dit défunt DUMONT du jour de Saint Rémy mille sept cent vingt-trois pour six années consécutives moyennant trois cent sept livres par année inventoriée… sept.
item six pièces attachées ensemble, qui sont décharge à la succession du-dit défunt, dont les trois derniers font mention que les sommes y contenues ont été payées des deniers de la-dite veuve MORVANT inventoriées l’une comme l’autre pour le tout… huit +
+ (note en marge de cette page) y sont huit pièces attachées ensembles qui ont décharge à la succession du-dit défunt faisant mention que les sommes y contenues ont été payées des deniers de la-dite veuve MORVANT inventoriée l’une comme l’autre pour le tout… neuf, paraphes LL, JM
et a déclaré la-dite veuve MORVANT qu’il a été trouvé au décès du-dit DUMONT la somme de trois cent vingt-quatre livres de deniers comptant desquels elle a remployé le contenu aux quittances ci-dessus énoncées qui font mention que le paiement a été fait de ses deniers, au moyen de quoi elle n’a pour raison des dites quittances aucune précision à faire contre la-dite succession, plus qu’il lui est due de part la-dite succession la somme de cent…
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cinquante-huit livres quinze sols, dont vingt-trois livres quinze sols par elle payés pour du pain fourni au-dit défunt et à ses enfants, et cent trente-cinq livres pour six termes de loyer qui échoient le jour et fête de Noël prochain des lieux occupés par le-dit défunt, et qu’il est décédé.
Plus qu’il est due de par la-dite succession la somme de cent seize livres quatorze sols à Claude HAMECEY DE ROUANNE pour argent que le-dit défunt a reçu pour lui, et dont il ne lui a pas tenu compte. Plus que la succession doit le loyer de la maison loué par le bail inventorié sous la cote sept, pour ce qui est échu depuis le premier avril dernier, dont il y a compte à faire avec le propriétaire, qui a reçu acompte.
N’est non plus rien trouvé à comprendre au présent inventaire le concernant celui-ci est demeuré des consentements du-dit MARLANT en la possession de la-dite veuve MORVANT qui s’en charge, et ont signé Louise LANISIEN Jean MARLANT
les notaires Fromont, Harguenvilliers
Et le douze des dits mois et an est comparu pardevant les notaires à Paris soussignés la-dite veuve MORVANT laquelle a déclaré qu’elle a entre les mains son contrat passé devant Deon et son confrère notaires à Paris le douze mai mille sept cent vingt et un portant constitution + de soixante-dix-huit livres un sol six deniers de rente au principal de trois mille cent vingt-trois livres, passé à son profit en vertu de la déclaration des officiers de la communauté des metteurs à port de cette ville, en paiement de pareille somme due par la-dite communauté, dans laquelle rente en principal et arrérage la-dite veuve MORVANT n’a rien mais la-dite rente appartient à la succession du-dit défunt Pierre
+ (note en marge) sur les Aydes et Gabelles, paraphes LL
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DUMONT et Marie Jeanne MORVANT sa femme attendu que les fonds qui ont constitué l’origine de la-dite créance ont été réunis par la-dite Marie Jeanne MORVANT à la-dite comparante lors de son décès pour être placés sur la-dite communauté.
Déclare en outre la-dite comparante qu’elle a fait un serment par lequel elle a rendu justice à _ au sujet de la-dite créance, lequel testament ne servira avec la présente déclaration que d’un seul et même acte, consentant en tant que besoin serait que mention des présentes soit faite sur le testament et a signé Louise LANISIEN
les notaires Fromont, Harguenvilliers

Source
Archives nationales, MC/ET/XII/391. Reçu de madame Christine Ripaux le 7 février 2019.