Résumé
Le plus ancien document trouvé, reproduit ci-dessous, nous donne les parents de Pétronille DUMONT, notre aïeule par François AVELINE. Pierre DUMONT, Gagnedenier, épouse Marie Jeanne MORVANT. Pierre sera officier déchargeur de bois sur les ports de Paris. La mère de Marie Jeanne, Louise LANIZIEN, est veuve de Claude MORVANT, décédé en 1708.
Faits marquants
Nos aïeux auront deux garçons et six filles dont notre Pétronille, née en 1710.
Le nom des grands-parents ajouté ici est provient d’une autre source.

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Transcription
Pardevant les conseillés du roi notaires à Paris soussignés furent présents Pierre DUMONT, Gagnedenier, fils de défunt Étienne DUMONT et Catherine BOUCHER sa femme ses père et mère demeurent sur le Quai des Ormes, paroisse Saint Gervais d’une part, et Louise LALIZIER LANIZIEN, veuve de Claude MORVANT, Voiturier par terre et eau et comme stipulant pour Marie Jeanne MORVANT mineure fille du-dit défunt et d’eux _ _ de son consentement _ sur la dite _ et parr_ sus-dite d’autre part.
Lesquelles parties pour raison du futur mariage d’entre les Pierre DUMONT et la-dite mineure Marie Jeanne MORVANT dont ils promettent faire faire la célébration en face de notre mère sainte église le plutôt y faire se pourra _ _ confesse avoir fait entre eux les traités et conventions de mariage qui en suivent en la présence des dits parents et amis ci après nommés savoir de la part du futur époux Jacques VALLOIS, Gagnedenier et Michel BONNEFOY aussi gagnedenier, beaux-frères, et Pierre BOURGUILLIOT, Officier garde-bateaux, cousin, et de la part de la dite épouse Louise MARÉCHAL, épouse de Jean MOIRAL, Officier garde-bateaux, grande-tante, Jean GUICHON, Voiturier par terre et Élisabeth LALISIER sa femme, tante
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_ _ _ ci-dessus les-dits futurs époux seront eux, communs en tout biens, meubles et conquêts, immeubles suivant la coutume de Paris au-dessus de laquelle la-dite future communauté sera régie et gouvernée encore _ fasse et que il la demande ou des acquisitions en paye _ contraires auxquelles ils ont expressément a leur égard renoncé, sans être tenu d’aucun _ de l’autre _ avant la célébration du dit futur mariage et _ _ qu’elles seront payées et acquittées par qui ils seront faits…
La dite veuve MORVANT constitue en dot à la dite future épouse sa fille six cent dix-sept livres _ pour les droits succession qu’elle a et pour avoir…MORVANT son époux… aucunement
Laquelle dot les futures époux _ lui avoir été fournie par la dite veuve MORVANT tant en meubles immeubles que _ linge et hardes du tout il se tient contenu et décharge la dite veuve de tout autre de laquelle dot moitié entrera chez la-dite future convention et l’autre moitié sera et demeurera propre a la dite future épouse et aux _ de son côté et lègue _ tout ce que pendant le dit mariage lui
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adviendra et obtiendra par _ donation ou autrement en meubles et immeubles, le dit futur époux a doué et doue la dite future épouse de la somme de deux cent livres de douaire préfix une foi payé _ a _ _ _ _ _ et est _ par elle suivant la coutume de Paris, le survivant des dits futurs époux aura et prendra par préciput et _ part des biens meubles de la dite communauté _ lequel voudra choisir suivant la prisée de l’inventaire qui en sera faite et sans crié jusqu’à la somme de cent livres ou la dite somme de denier comptant au choix du dit survivant, sera promis à la dite épouse et aux enfants qui naîtront du dit future mariage d’accepter ou renoncer à la dite future communauté et en cas de renonciation reprendre tout ce qu’elle avait apporté au dit future mariage et ce qui pendant celui-ci lui sera échu et advenu _ _ meubles et immeubles, elle se prendra ses douaire et préciputs telle que dessus _ être par elle _ _ _ _ _ _dette de ladite communauté _ la dite future épouse _ parlé _ obligée ou être condamnée dont ils seront acquittés par les héritiers et sur les
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biens du dit futur époux sur lesquelles ils seront hypothèques du jour et date du présent contrat. Car ainsi _ _ est commun _ entre les dites parties.
Pour obligation fait et passé à Paris en la demeure de la dite veuve MORVANT _ _ le douze juillet avant midi _les Jean VALLOIS et Michel BONNEFOY beaux-frères du dit futur époux.
Ont déclaré conforme au serment
et les autre sont signé
Pierre DUMONT, Louise LANIZIEN
Marie Jeanne MORVANT
Pierre BOURGUILLIOT, G. GUILLOBIX, Jean GUICHON, Élisabeth LALIZIÉ
Louise MARECHAL
Les notaires Pioger, Monnerat

Arbre

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Le nom des grands-parents est fourni par Mme Christine Ripaux.

Domicile
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Les parents Dumont habitent Quai des Ormes, paroisse Saint Gervais, en orange ci-dessus. Ce sont les maison à partir de la rue Geoffroy l’Asnier, actuellement Square de l’Hôtel de Ville ou le petit îlot à droite vers la rue de l’École. Extrait du plan de 1786 dressé… par J. Junié, Ingén. Géogr. de Monseigneur l’Archevêque et géomètre des Eaux et forêts de France.
Marie Jeanne, future épouse de Pierre, habite à deux pas, Aile du Pont Marie. Son cousin, et futur époux après le décès de Pierre, habite Quai de la Tournelle, à droite ci-dessous. Nous verrons par la suite que nos aïeux de Paris ont tous vécus en proximité.

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Sur le plan Turgot de 1739 ci-dessus Quai des Ormes paroisse Saint Gervais correspond au premier groupe de maisons face au quai des Ormes, point rouge.

La Communauté des déchargeurs de bois
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Flottage de bois sur la Seine. À droite l’île Saint Louis.
« Déclaration du 10 avril 1703 registrée le 18 du même mois, portant règlement pour les droits des cinquante Déchargeurs de bois neuf, cotterets, fagots, bois à bâtir, etc. arrivant dans la ville de Paris, créés par l’édit du mois de juillet 1702. »
Dictionnaire des Arrêts ou jurisprudence universelle des parlements de France, tome troisième, 1727, page 388.
Les ports
Les bois arrivaient par les longs trains de flottaison des forêts de Bourgogne. Ce fut un des usages les plus importants de l’île Louviers. Cet îlot était situé légèrement en amont de l’île Saint Louis, en face de l’Arsenal et du couvent des Célestins.
L’île Louvier doit son nom à Nicolas de Louviers, prévôt des marchands et qui en avait la jouissance au XVe siècle, avant d’être rachetée par la ville en 1700. Couverte de pâturage, elle fut confiée aux marchands de bois. Sur le plan Turgot de 1739 on peut voir l’île recouverte de stocks de bois. Les bois au Port Saint Paul étaient acheminés par le pont de Grammont. Il en était de même sur la rive gauche de la Seine avec le Port Saint Bernard. Le stockage y était plus important.
Stéphane BLOND, « Le plan Turgot », Histoire par l’image [en ligne], consulté le 14 Juin 2018. URL : http://www.histoire-image.org/fr/etudes/plan-turgot
Le Quai des Ormes est l’actuel quai de l’Hôtel de Ville, entre la rue des Nonnains d’Hyères et Geoffroy l’Asnier. Peint par Jean-Baptiste Nicolas Raguenet en 1757 ( musée Carnavalet ).

Pont Marie
Le tableau représente le port avec les bateaux et les détails qui nous intéresseront par la suite à savoir le Pont Marie avec, à gauche, ses maisons en L ( Aile du Pont Marie ) qui subsistent après la débâcle de 1658, et l’île Saint Louis à droite.
https://www.histoires-de-paris.fr/flottage-de-bois/
Le flottage du bois de Morvan vers Paris
http://lemorvandiaupat.free.fr/flotteurs.html
https://burgondiart.wordpress.com/2015/04/25/quand-les-parisiens-se-chauffaient-au-bois-du-morvan-la-tradition-du-flottage-du-bois/
http://www.canal-du-nivernais.com/feuilleton-fottage-du-bois_52.htm#EP2
L’habitat parisien
En 1715 la ville comptait 500 000 h. Les maisons, que nous appelons aujourd’hui immeuble, ont couramment quatre étages et sont construites en pans de bois, à bois courts. Les éléments sont interchangeables. Cela facilite les réparations car les étages sont indépendants. Les murs sont moins épais que ceux en moellons et donnent un peu plus d’espace intérieure. Les façades sont enduites de plâtre, ce qui ne manque pas à Paris. Les toits sont rouge, la couverture se fait par tuiles, moins couteuse que les ardoises. Voir la vidéo de Youri Carbonnier : « L’habitat parisien au XVIIIe siècle : les maisons sur les ponts de la capitale.»

Le logement à Paris au XVIe et XVIIe siècles
http://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1962_num_17_3_420850
La cuisine équipée (un évier/pierre à laver et une cheminée/potager) est la seule pièce spécialisée. Traditionnellement installée au rez-de-chaussée, elle tend à monter dans les étages et à se multiplier.
http://lettres.sorbonne-universite.fr/article/maisons-ordinaires-a-paris-1650
Les crues à Paris
https://fr.anecdotrip.com/anecdote/1658-peril-sur-la-seine-le-pont-marie-et-la-crue-du-siecle-par-vinaigrette
https://www.shf-lhb.org/articles/lhb/pdf/1981/04/lhb1981040.pdf page 395
https://www.histoires-de-paris.fr/crue-1658/amp/
Histoire du Pont Marie
http://www.isl-paris.com/ile-saint-louis/FR/produit_id_1569/Pont-Marie.html
Source
Christine Ripaux, copie aux Archives nationales, indication des parents et grands-parents de Marie Jeanne Morvant sur son arbre.