Nos aïeux à Paris en 1729 ( voir l’article éponyme )

Jean Aveline, Cordonnier, habitait rue Saint-Antoine, paroisse Saint-Paul. L’acte notarié  du trente et un octobre 1729 pour la tutelle de son fils François, 23 ans, Cordonnier, et de son petit-fils Jean François Aveline, 1 mois, nous fait connaître la première épouse de François Aveline, Denise Jeanne Coin et les parents et amis. Denise Jeanne est probablement décédée des suites de couches.
La famille travaille le cuir. La sœur de Denise Jeanne Coin épouse Louis Maucourt, Sellier. Le père de Denise Jeanne Coin est cordonnier ainsi que son grand-père maternel. Les domiciles sont repérés sur le plan ci-dessous :

demeures à paris Jean 1729
a. Jean Aveline bourgeois de Paris demeurant rue Saint Antoine paroisse Saint-Paul, père dudit François Aveline, et aïeul de Jean François Aveline,
b. Jacques Coin maître Cordonnier à Paris y demeurant rue des Prêtres, paroisse Saint-Paul, aïeul maternel de Jean François Aveline, père de Denise Jeanne Coin,
c. Jean Bondis me Cordonnier à Paris y demeurant _ rue des Sept-Voies ( actuellement rue Valette ) bisaïeul dudit Aveline fils
d. Louis Maucourt me Sellier demeurant Grande rue du Faubourg Saint Antoine paroisse Sainte Marguerite beau-frère dudit Aveline Fils oncle dudit Jean François Aveline _ maternel.
e. Jean Labour me Vinaigrier demeurant rue du Roi de Sicile paroisse Saint-Paul cousin maternel.
f. Jacques Damécourt md Bourrelier demeurant rue Beautreillis paroisse Saint-Paul,
g. Marc Veron me Cordonnier demeurant rue Saint-Avoie paroisse Saint Nicolas des Champs,
h. Étienne Ponchet bourgeois de Paris demeurant rue du Figuier paroisse Saint-Paul
i. Jean Dauphin _ demeurant rue Saint Antoine paroisse saint Gervais

— oOOo—

Nos aïeux à Paris de 1730 à 1775
François Aveline
, Cordonnier est donc veuf en octobre 1729. Nous le retrouvons sur l’acte notarié du 29 janvier 1730 au remariage de Marie Madeleine Dumont, sœur de Pétronille Dumont avec qui il s’est marié entre temps, en la paroisse de Saint-Louis à Paris. François entre dans la famille Dumont. Nous découvrons les parents et amis, les sœurs de Pétronille, signataires du document. L’acte de tution du six septembre 1725 nous fait connaître le père des enfants Dumont, le défunt Pierre, et la tutrice Louise Lanisien, aïeule maternelle. L’acte notarié du sept décembre 1740 pour la tutelle de Nicolas Navet, 9 ans, nous fait connaître les domiciles :

évolution 1700_1790

1. Marie Madeleine Dumont, veuve de feu Janvier Navet, Nicolas Navet 9 ans
dom. rue de la Tisserandrie paroisse Saint-Jean-en-Grève (dont chapelle, à l’arrière de l’Hôtel de ville, supprimée en 1790 et vendue en 1800 et démolie peu après, https://www.tombes-sepultures.com/crbst_890.html par Marie-Christine Pénin ),
2. Marie Louise Dumont, † 1752, épouse de François Fleury, marchand grainier et maître tapissier dom. rue de la Fromagerie ( La rue de la Fromagerie est une ancienne rue de Paris, qui a disparu lors de la construction des Halles centrales en 1857. Actuellement Châtelet-Les Halles, https://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_de_la_Fromagerie ),
3. Françoise Dumont, épouse de Pierre Blandin, marchand mercier, dom. rue Aubry le Boucher,
4. Pétronille Dumont, épouse de François Aveline, Cordonnier
dom. rue Saint-Louis en l’île,
5. Élisabeth Dumont, épouse de Maurice Lefèvre, marchand grainier, dom. rue aux Deux Ponts Île Saint-Louis,
6. Pierre Navet, Layetier (b), dom. Pont Marie, Île Saint-Louis,
7. Jean Hubert Navet, Layetier, dom. paroisse Saint-Sulpice,
Michel Jacques Navet.

— oOOo—

Troisième génération, de Paris à Saverne
Nicolas François Xavier Aveline, Serrurier, aurait résidé vers 1770, en tant que « homme de métier » du cardinal de Rohan, dans la Basse cour du Château de Saverne d’après les Archives Municipales de Saverne. (AMSav.  391  1)

chateau-avant-incendie-1779

Le Château avant l’incendie de 1779.

— oOOo—

Quatrième génération, à Haguenau
Joseph Gross
, Tisserant, habitait Haguenau au Quartier bleu, rue dite Landweg, au premier étage. Dans un testament daté du 10 décembre 1807, alité et malade, il lègue tout ses biens à son épouse Elisabeth Schneider. Le testament a été conservé dans la famille jusqu’à nos jours. Voir copie à l’article Papiers anciens. Les biens auraient-ils été transmis à Barbe Gross, épouse de Jean-Jacques Hirlé puis à Magdeleine Hirlé et Nicolas François Xavier ?

Les époux Nicolas François Xavier et Magdeleine Hirlé, mariés à Saverne le 16 octobre 1770, habitaient Haguenau au décès de Magdeleine en 1795. Nicolas François se remarie avec Marie-Anne Thirion le 11 janvier 1796, un mois après le décès de Magdeleine.  La nouvelle famille figure au complet au recensement de 1819 avec 2 garçons et 5 filles. Ils habitent au  n° 148 dans la même maison que Ignace Gambs, Aubergiste ( l’épouse, un garçon, une fille, deux domestiques ). Du premier mariage, Louise Pétronille est mariée depuis dix-huit ans, Jean Pierre est marié depuis dix ans, Catherine est décédée et Madeleine, célibataire, habite peut-être ailleurs. Il ne reste en 1836 que Jean-Pierre Aveline, Serrurier.

En 1836, Marie-Anne Thirion, 2e épouse de Nicolas François Xavier Aveline, 63 ans et veuve depuis 3 ans, habite avec ses enfants au Quartier rouge rue des Juifs n° 109 :
Marie-Anne, 36 ans,
– François, Sculpteur, 35 ans et son épouse Marie Catherine Spehner 42 ans, Peintre en bâtiments, veuve de Antoine WIATTE Peintre en bâtiments, né 25/12/1797 à Strasbourg,
déc. 06/06/1832 à 34 ans à Niederbronn-les-Bains,
– Claire, Servante, 33 ans – sauf Catherine, mariée en 1836 – Barbe, Repasseuse, 28 ans et Marguerite, 25 ans.
Ils cohabitent avec la famille Schalk-Geiger, Teinturiers, 3 personnes.
L’aîné, Nicolas Ignace Aveline, âgé de 40 ans, habite au Quartier bleu, Cour de la Comédie au n° 148 bis avec son épouse Madeleine Burg 29 ans, leurs enfants Madeleine, 8 ans, Nicolas Joseph, 5 ans et Françoise Clémence 3 ans. Ils cohabitent avec la famille Ernst-Glath, Chapeliers, 7 personnes.

Le recensement de 1851 porte les renseignements suivants :
Rue Landweg n° 148
Aveline Nicolas-Ignace Serrurier propriétaire cultivateur 54 ans
Burg femme Aveline Madeleine sa femme propriétaire cultivateur 43 ans
Aveline Madeleine leur fille servante 22 ans
Aveline Nicolas leur fils Ouvrier serrurier 19 ans
Aveline Françoise Clémentine leur fille Cultivateur 18 ans
Aveline Joséphine leur fils à la charge de ses parents 12 ans
Aveline Jacques leur fils à la charge de ses parents 7 ans
Aveline Jean-Pierre frère du mari Ouvrier serrurier 67 ans
Dans la même maison :
Famille Muller-Schaeffer Journalière (54, 54)
Famille Frey-Boos avec 2 enfants (7, 2)
Famille Schmaler-Wencker avec 2 enfants (2, 1 mois)
Mme Hasenfratz veuve Lienhard Marie Louise Journalière avec 3 enfants (16, 13, 9)
Mme Roth veuve Kustler avec 3 enfants (15, 9, 5)

 

quartiers-couleu

Au XVIIIe siècle la ville est découpée en quatre quartiers : blanc, rouge, bleu, jaune et plus tard vert, ici reportés sur le plan actuel.

— oOOo—

Cinquième génération, à Haguenau
Des enfants de Nicolas Ignace Aveline, seuls Nicolas Joseph avec Louise Gangloff et Jacques avec Catherine Abt ont une descendance. Beaucoup d’enfants sont morts en bas âge. Jacques et Catherine habiterons au 6a rue de Betzheim et 153 Landweg ( Grand-rue ), une petite maison, ( n° 146 en 1873 ).

— oOOo—

Sixième génération

Sur le Fascicule de mobilisation de Louis de 1910 figure l’adresse 5 rue Fleckenstein, apposée au crayon.

Louise et Louis Aveline habiterons le 8 mars 1927 au 2, Impasse de l’Enfer, au coin nord-est du « quartier bleu » qui correspond à la seconde enceinte de 1230, plan ci-dessus. Ce qui explique les courtes impasses orientées ici vers les remparts. Ces derniers sont déclassés en 1867. C’est ainsi que disparaît la Porte Blanche toute proche sur la Grand-rue.
La maison fut acquise le 25 octobre 1922 des époux Louis Laugel et Madeleine Lejeal pour 15 500 francs et le jardin, 6 ares terre Ladhof, pour 1 750 francs, par une adjudication forcée du 24 octobre 1933. Ci-dessous un schéma, de mémoire, rapporté sur le plan actuel. La Clinique Sainte-Odile se trouve sur l’emplacement du jardin et un vestige du mur d’enceinte y est à visiter. Seul le mur ouest de la maison subsiste.

 

2 rue de lEnfer étendu

Voir aussi l’Inventaire du patrimoine au décès de Louis en 1936, article Papiers anciens. Il y avait une basse cour que je n’ai pas connu : 15 poules,  18 lapins, 4 canards…

Trois générations se sont succédé dans ces lieux, parents, enfants et petits-enfants. Tel en témoignent de nombreuses photographies où à chaque visite on tenait à retenir les délicieux instants, dans la cour, devant le grand jardin.
Mes cousines et cousins de Haguenau venaient plus souvent chez Mémé. Pour moi il y avait 80 km de route dans les années 60 pour visiter Mamama. Le long trajet était compensé par ce grand espace, les gros grains sucrés de Malaga à croquer sous la pergola du portail et les soupes à tables, « un si bonne vous n’en avez pas chez vous », bien calé contre le mur de la cuisine, sur la banquette qui faisait le coin. Le mur de la cuisine était peint par Oncle Louis, vert avec des motifs. Ces derniers ont même survécu quelques temps à la démolition de la maison lors de la construction de la clinique mais le mur est toujours là.
Voir quelques vues de ces 6e, 7e et 8e générations.

2_064e

Louise en son jardin, 2 Impasse de l’Enfer.

2_017g

L’allée centrale du jardin. Louis avait installé des conduites d’eau et robinets, ce qui est remarquable avant 1936, jusqu’au centre de ce jardin de terre noire pour que Louise n’ai pas à porter l’eau trop loin. Nous, petits-enfants, les avons bien essayé. Il avait aussi pris 1 m sur la largeur du mur pour agrandir le jardin. On peut voir la porte, ci-dessus, au bout le l’allée par laquelle on accédait rue des Prémontrés par trois marches. Louis et Louis junior ont mis deux jours à percer le mur.

2_030a

Au jardin 2 Impasse de l’Enfer à Haguenau. Au sol, fanes de pommes de terre donc photo prise en septembre-octobre 1931 le matin. De gauche à droite Louis junior, Alice, Marie, Lucie portant Suzanne, Pierre qui baisse la tête et Louis Aveline. Au verso : « Fait le 29 octobre 1931 à mon entrée au Couvent. »

Marie Hund au jardin rue de l'Enfer devant vestige des remparts au droit du 15 rue des Prémontrés_à gauche ancienne caserne

Marie Aveline Hund au bout de l’allée du jardin devant le portillon qui donne sur la rue des Prémontrés en 1941 ou 1942.

Joseph Hund au jardin rue de l'Enfer devant vestige des remparts au droit du 15 rue des Prémontrés_à gauche ancienne caserne_photo Kleiber Cannstatt

Joseph Hund dans de l’allée du jardin en 1941 ou 1942.

Lucie Aveline sœur Arbogast au jardin rue de l'Enfer

Lucie, sœur Arbogast, en 1950, assise sur l’imposant banc de granit.

 

2_018c

Baptême de Christiane Bastian en 1950. Au arrière plan  les parents Bastian avec Marcel. Alice avec la petite Christiane entourée de Monique Oswald 9 ans et Marlyse Oswald 11 ans. À droite Louise A. À l’avant Lucienne 2 ans. Le premier époux d’Alice, Ernest August Oswald est décédé le 13 décembre 1942 de maladie. Photo prise dans un autre jardin, peut être 7 rue des Tulipes à Haguenau.

Marcel, Suzanne, Marlyse

Baptême de Christiane Bastian en 1950. De g. à d. Marcel Bastian, un cousin Parrain , Suzanne A., 20 ans, Marraine, porte le bébé, l’épouse du Parrain. Au premier plan Lucienne 2 ans et Marlyse 11 ans

Louise_006

De g. à d. Monique et Marlyse Oswald devant Lucie, Louise, Alice avec la petite Lucienne et Suzanne A. En 1950. Souvenirs de Marlyse : La maison des Oswald a été reconstruite, après la guerre, rue des Prémontrés, de sorte qu’à la Toussaint on allait d’une grand-mère à l’autre en sortant au fond du jardin des Aveline.

2_019a

Pierre et Lucienne dans la cour, Impasse de l’Enfer en 1950

Marie avec Pierre et Lucienne sous le regard de Lucie

Pierre et Lucienne au jardin, Impasse de l’Enfer en 1950 avec Marie et Lucie à droite.

Pierre sous le Malaga 2

Pierre Hund en 1950 sous le Malaga. Il plantera de cette vigne bien plus tard chez lui, souvenir précieux de Mémé.

Pierre Hund au verger rue de l Enfer

Pierre Hund au verger vers 1951.

Louise, Denise et Louis Aveline 2 rue de l'Enfer

De d. à g. Louis et son épouse Denise Barthel, Louise, la famille de Denise ? Été 1955.

Louise_004

Louise avec la petite Sylvie Jung en 1959. À gauche la remise, la buanderie et l’atelier de Louis près du portail.

Louise_001

Louise et ses petits-enfants en 1959. De g. à d. Sylvie, Francis, Dany, Pierre, Christian et Martine.

Joseph et Marie avec Pierre juin 1960

Marie et Joseph Hund avec Pierre et Isabelle en juin 1960.

2_021a

Visite de Pierre et famille en 1965. D g. à d. Francis, Véronique, Madeleine et Louise. Cette vue montre le bout de l’Impasse de l’Enfer.

Visite Mamama 5 1966

Visite de Pierre et famille en 1965. De g. à d. Pierre, Francis et Louise. On voit bien ici le pergola du Malaga.

Aveline et Hund chez Louise

Sous le Malaga en 1967. De g. à d. Rémy, Marie, Louise, Madeleine, et Pierre. Au premier plan Dominique, Isabelle et Véronique.

Domonique et Isabelle

Dominique, Isabelle et Véronique. Une ultime vue du jardin.