1729 – avril – Décès de Geneviève NAVET

Résumé
Geneviève JANVIER décède dix-neuf ans après son époux Nicolas NAVET. Ils se sont marié vers 1685 car Pierre, l’aîné, est né en 1686. Ils habitaient sans doute sur le Pont Marie, Île Saint-Louis.
Janvier NAVET est marié depuis 1720 à Catherine MARTIN et épousera Marie Madeleine DUMONT, sœur de Pétronille notre aïeule, le 31 janvier 1730.
Jean Hubert NAVET, Marchand layetier, a épousé Jeanne DELAISTRE. Ils habitent paroisse Saint-Sulpice rue de Condé.

Faits marquants
Pierre n’a sans doute pas pu revenir de Marseille pour les obsèques de sa mère.
Louis NAVET, le sixième garçon, né en 1700, n’est pas cité ici.

1730-XII410

Transcription
Notoriété – 12 juin 1730
Le timbre est sur la première page
Aujourd’huy sont comparus par devant le notaire à Paris soussigné sieur Charles CARON, Opérateur pour les dents, demeurant à Paris et sur le Pont Marie paroisse Saint Louis et Pierre Jacques LEPAGE, Marchand perruquier, demeurant sur le Pont Marie aussi paroisse Saint Louis.
Lesquels comparants ont par ces présentes est certifié et attesté à tous qu’il appartiendra que Geneviève JANVIER veuve de Nicolas NAVET, Marchand layetier à Paris, est décédée au mois d’avril mille sept cent vingt-neuf, et qu’au jour de son décès elle a laissé Pierre NAVET, Matelot, demeurant en la ville de Marseille, Michel Jacques NAVET, Nicolas NAVET, Janvier NAVET, et Jean Hubert NAVET, tous quatre marchands layetier à Paris, pour ses seuls enfants et dignes héritiers, et qu’il n’a été fait aucun inventaire après son décès, ce que les comparants affirment véritable pour en avoir eu parfaite connaissance dont acte pour ces obligeances et renonciations.
Fait et passé à Paris es étude en l’an mil sept cent trente le douze juin et ont signés
PJ LEPAGE, CARON, ( les notaires ) Michelin, Deshayes.

Source
AN ET XII410 page 89, AN Y4575B

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1728 – 7 novembre – Compte de tutelle

Résumé
Ce compte de tutelle ne concerne que les effets de succession de Pierre DUMONT, recettes mobilières et titres et papiers. La succession de Marie Jeanne MORVANT a été traitée séparément en 1719.

Faits marquants
En 1722, Pierre DUMONT et Marie Jeanne MORVANT étaient locataire chez au sieur Claude BARDIN, Marchand épicier, et Marie DE LA MARRE sa femme d’une maison sise Aile du Pont Marie, paroisse Saint Louis, page 10. À partir de 1726 il est question du propriétaire sieur François PETIT DE LEUDEVILLE, Président de la Cour des aides, page 15. Marie Jeanne habitera aussi Aile du Pont Marie avec son future époux et cousin, Louis DAMOREAU.
Louise LANISIEN, la grand-mère, a été tutrice des dites mineures après le décès de leur père en 1725, page 2. Elle décède le 23/08/1728.
Les enfants DUMONT en 1725
– Marie Françoise DUMONT était apprentie à 13 ans chez Marie Angélique LANDEVILLE, Couturière, brevet en 1725. Elle épousera Pierre BLANDIN, Mercier, en 1737.
– Pétronille DUMONT était apprentie à 15 ans chez veuve COULON.
– Marie Jeanne DUMONT a passé un brevet d’apprentissage à 20 ans chez François FLEURY, Marchand grainier, et Marie Louise DUMONT, page 23. Elle décèdera le 30/05/1730.
Les filles Jeanne et Élisabeth ont été à l’hôpital du Saint Esprit, page 19.
– Jean Baptiste DUMONT est décédé le 10/10/1727, page 2.

En 1728, Robert TURBET, Voiturier par eau et par terre et demeurant Quai des Ormes paroisse Saint Paul, c’est à dire près du domicile des mineures est nommé tuteur de Pétronille, Marie Françoise, Jeanne et Élisabeth DUMONT. François FLEURY l’est pour le partage des biens. page 28.

100_8870100_8871100_8872100_8873100_8874100_8875100_8876100_8877100_8878100_8879100_8880100_8881100_8882100_8883100_8884100_8885100_8886100_8887100_8888100_8889100_8890100_8891100_8892100_8893100_8894100_8899100_8900100_8901100_8902100_8903100_8904

Transcription
Furent présents Louis DAMOREAU marchand bourrelier à Paris et Marie Jeanne MORVANT sa femme qu’il autorise à l’effet des présentes, demeurant rue de la Tournelle paroisse Saint Nicolas du Chardonnet ;
Claude Louis COURANT, bourgeois de Paris demeurant rue des Deux Ponts Île Notre Dame paroisse Saint Louis ; au nom et comme procureur de Jean DUMONT majeur, soldat dans la Compagnie de Le Noir du régiment de Monsieur le Comte de Saillans actuellement en garnison à Gravelines, fondé de sa procuration spéciale à l’effet des présentes passées devant Deshayes l’un des notaires soussignés et son confrère Huez le dix-huit septembre dernier dont l’original est demeuré ci joint pour y avoir recours.
Marie Madeleine DUMONT, majeure, veuve de Jean MARLANT, Compagnon maçon, demeurant Aile du Pont Marie sus dit paroisse Saint Louis, François FLEURY, Marchand grainier, et Louise DUMONT sa femme, mineure, qu’il autorise à l’effet des présentes, demeurant rue de la Fromagerie paroisse Saint Eustache, Pétronille et Marie Françoise DUMONT demeurantes susdit Aile du Pont Marie paroisse saint Louis, filles émancipées d’âge par lettres obtenues en chancellerie le vingt-huit août dernier, signées sur le repli par le Conseil Huez insinuées le trente du mois d’août et entérinées par sentence du Châtelet du deux septembre dernier.
Et encore le dit FLEURY en nom et conscience retenue à l’effet des présentes de ladite Louise DUMONT sa femme, lesdites Pétronille et Marie Françoise DUMONT et de Jeanne et Élisabeth DUMONT filles mineures de défunt Pierre DUMONT, Officier déchargeur de bois sur les ports de cette ville et Marie Jeanne MORVANT sa femme, élue en ladite qualité de l’avis des parents et amis des dites mineures homologué par sentence du Châtelet dudit jour dix-huit septembre dernier étante au registre de Caillet, Greffier de la Chambre civile dont l’original est demeuré attaché à la présente minute.
Ladite Marie Jeanne MORVANT de son chef héritière pour moitié de Louise LANISIEN sa mère à son décès veuve de Claude MORVANT, Voiturier par terres et lesdits Jean DUMONT, Marie Madeleine, Louise, Pétronille, Marie Françoise, Jeanne et Élisabeth DUMONT frère et sœurs, héritiers conjointement et ensemblement pour l’autre moitié de ladite MORVANT
page 2
leur aïeule maternelle par représentation de ladite Jeanne MORVANT leur mère à son décès veuve du dit Pierre DUMONT ; et encore lesdits enfants Pierre DUMONT créanciers de la succession de ladite veuve MORVANT soit pour raison de la tutelle qu’elle a géré de leurs personnes et de leurs biens soit à cause des revenus qu’elle a reçu pour le dit Jean DUMONT, sans toutefois que ladite qualité de créance appartienne à ladite veuve MARLANT pourvue par mariage du vivant de son père.
Lesquelles parties ont dit que le dit DUMONT père étant décédé, ladite veuve MORVANT a été élue tutrice de ses enfants mineurs ci-dessus nommés du nombre desquels était Jean Baptiste DUMONT par sentence du Châtelet du vingt-six septembre mil sept cent vingt-cinq ; que le dit Jean Baptiste DUMONT est décédé le dix octobre mil sept cent vingt-sept, et sa succession quant au mobilier a été dévolue à ladite veuve MORVANT, laquelle a rendu compte au dit Jean DUMONT lors parvenu en majorité de l’administration qu’elle a eu de sa personne et de ses biens par acte passé devant Hargenvilliers le Jeune (1) et son confrère notaire à Paris le dix-huit juillet mil sept cent vingt-six ; qu’il est dû par la succession de ladite veuve MORVANT vu compte de la tutelle qu’elle a géré des autres enfants du dit Pierre DUMONT qui sont Louise, Pétronille, Marie Françoise, Jeanne et Élisabeth DUMONT.
Pour y parvenir il convient d’observer que le compte de ladite tutelle ne concernera que les effets de la succession du dit Pierre DUMONT parce qu’à l’égard de ceux de la succession de ladite Marie Jeanne MORVANT les parties n’ont désiré qu’il en soit fait mention ; reconnaissants avoir prise respectivement communication de l’inventaire fait après son décès par Angot et son confrère notaire à Paris le trois août mil sept cent dix-neuf et jours suivants, des pièces y mentionnées ensemble du procès-verbal de vente des meubles contenus au dit…
1. Forme autorisée du nom : Hargenvilliers, Claude-Etienne
Type de producteur : Personne
Dates d’existence : 28 mars 1724 – 25 février 1728
Les dates d’existence de la personne ne sont pas connues et sont évaluées d’après les dates d’exercice en tant que notaire
Lieux : Saint-Louis-en-l’Île (paroisse)
Cité (quartier) : Deux-Ponts (rue des) rue des Deux-Ponts, Île Notre-Dame
Fonctions : notaire à paris de 28 mars 1724 à 25 février 1728
page 3
inventaire fait par Deon huissier priseur daté au commencement du cinq du dit mois d’août et avoir fait examiner le tout par leur conseil, et qu’il paraît que le dit inventaire n’a pas été clos, que la communauté a continué, et qu’il est plus avantageux aux dits enfants Pierre DUMONT de s’en tenir à l’inventaire fait après le décès de leur père par le dit Hargenvilliers le deux octobre mil sept cent vingt-cinq et jours suivants et au procès-verbal de vente des immeubles contenus audit inventaire fait par le dit Deon daté au commencement du six desdits mois et an, lesquels inventaire et procès-verbal de vente réglant leurs droits successifs paternels et maternels.
Le présent compte sera composé de deux chapitres de recette. Le premier à cause des effets mobiliers et le second à cause des titres et papiers de l’inventaire fait après le décès du dit Pierre DUMONT, d’un chapitre de dépenses et d’un chapitre de reprise.

Premier chapitre de recette à cause des effets mobiliers
1

Sera observé que ladite veuve MARLANT (1) a été pourvue par mariage avec le dit MARLANT du vivant du dit Pierre DUMONT son père et que par le contrat contenant les conditions du dit mariage passé devant Angot et son confrère notaires à Paris le onze novembre mil sept cent vingt-trois elle a été dotée par son père de la somme de six cent vingt-cinq livres dont quatre cent livres en deniers comptant et de deux cent vingt-cinq livres faisant le principal d’un contrat de rente perpétuelle sur les tailles.
Plus que le dit Jean DUMONT a reçu sa part
1. Marie Madeleine DUMONT, mariée en 1723 à Jean MARLANT
page 4
dans le mobilier de la succession de son père dont il a donné quittance à la veuve MORVANT par l’acte susénoncé du dix-huit juillet mil sept cent vingt-six et en fin que ladite veuve MORVANT aïeule maternelle du dit Jean Baptiste DUMONT lui a succédé quant au mobilier.
Les meubles contenus dans l’inventaire faits après le décès du dit Pierre DUMONT ont été vendus par le procès-verbal susénoncé daté au commencement du six octobre mil sept cent vingt-cinq et le prix net de la vente des dits meubles et du produit de la vaisselle d’argent portée à la monnaie déduction faite des frais de l’inventaire prisé et procès-verbal de vente monte à la somme de seize cent soixante-deux livres dix-neuf sols six deniers, de laquelle somme il revient un septième à chacun des cinq enfants du dit Pierre DUMONT ci-dessus nommé au moyen de ce que ladite veuve MARLANT (1) a reçu en mariage une somme plus forte que ce qui lui est revenu de mobilier dans la succession de son époux ; à l’égard des deux autres septièmes le dit Jean DUMONT a été payé du sien, et ladite veuve MORVANT a succédé à celui du dit Jean Baptiste DUMONT ; lesdits cinq septièmes composent ensemble la somme de onze cent quatre-vingt-sept livres, seize sols, huit deniers ci : 1187L 16s 8d
1. Marie Madeleine DUMONT, mariée en 1723 à Jean MARLANT
page 5
Sera pareillement fait recette de la somme de cent trente-cinq livres dix sols cinq deniers faisant les cinq septièmes de cent quatre-vingt-neuf livres quinze sols restés en mains de ladite veuve MORVANT lors de l’inventaire du dit Pierre DUMONT de trois cent vingt-quatre livres de deniers comptant trouvés après son décès. Le surplus desdits cent quatre-vingt-neuf livres quinze sols ayant été employé au paiement des frais funéraires et autres dont les quittances ont été inventoriées sous la cote neuf du dit inventaire suivant déclaration faite par ladite veuve MORVANT en fin du dit inventaire ci : 135 L – 10 s – 5 d
Total de la recette contenue au premier chapitre : Treize cent vingt-trois livres sept sols un denier 1323 L – 7 s- 1 d

Second chapitre de recette à cause des titres et papiers

Sous la cote première de l’inventaire fait après le décès du dit Pierre DUMONT est inventoriée la Grosse de l’inventaire de ladite Marie Jeanne MORVANT datée au commencement du trois août mille sept cent-dix-neuf sur lequel inventaire a été procédé au recollement des titres et papiers y mentionnés ; il est inutile
page 6
ici d’en rendre compte attendu la continuation de communauté dont est ci-dessus parlé, partant le présent article sera tiré pour mémoire ci : mémoire
Sous la cote deuxième est inventoriée l’expédition du procès-verbal de vente des meubles contenus au dit inventaire de ladite Marie Jeanne MORVANT faite par le dit Deon daté au commencement du cinq août audit mille sept cent dix-neuf ; de laquelle pièce ne sera fait un plus long détail par la raison expliquée en l’article ci-dessus, partant le présent article sera tiré pour mémoire ci : mémoire

1

Sous la cote trois sont inventorié deux pièces ; dont la première est la Grosse d’un contrat sur les âges et gabelles passé devant De Saint Georges et son confrère notaire à Paris le vingt trois août mille sept cent vingt-trois de onze livres de rente au principal de quatre cent quarante livres constitués au profit du dit Pierre DUMONT ayant droit par déclaration de la communauté des officiers déchargeurs de bois sur les ports de cette ville passé devant le dit De Saint Georges le dix décembre mille sept cent vingt ; la seconde est l’extrait de ladite déclaration ; les arrérages de laquelle partie de rente à compter du premier juillet mil sept cent vingt-cinq duquel
page 7
jour ils ont été reçus jusqu’au premier juillet dernier montant à la somme de trente-trois livres ; lesquels arrérages se doivent partagées en huit portions, attendu celle de ladite veuve MARLANT ; sur ce pied il revient au dit Jean DUMONT à cause de son huitième dans ladite somme de trente trois livres celle de treize sols neuf deniers pour ce qui est échu des dits arrérages du dit jour premier juillet mille sept cent vingt-cinq jusqu’au premier janvier mille sept cent vingt-six attendu sa majorité du vingt-six mai de la même année ; à ladite Louise DUMONT à cause de son huitième celle de deux livres quinze sols pour ce qui en est échu jusqu’au premier juillet mille sept cent vingt-sept attendu son mariage avec le dit FLEURY du vingt-cinq octobre ibi, cent vingt-sept et aux dites Pétronille, Marie Françoise, Jeanne et Élisabeth DUMONT chacune à cause de leur huitième celle de Seize livres dix sols pour ce qui est échu jusqu’au premier juillet dernier ; ces trois sommes jointes ensemble composent celle de dix neuf livres dix huit sols neuf deniers ci : 19 L – 18 s – 9 d II

2

Sous la cote quatre est inventoriée l’original en parchemin d’une quittance de finance de Monsieur Saris, Garde du trésor royal du trente septembre mille sept cent vingt-trois contrôlée le vingt-six janvier mille sept…
II précisions paraphées en marge : dont il sera fait ici recette à la charge de deux livres quinze sols de reprise attendu que ladite veuve MORVANT n’a fait de recette effective sur la dernière somme de dix-neuf livres dix-huit sols neuf deniers que de celle de dix sept livres trois sols neuf deniers pour arrérages jusqu’au premier janvier dernier.
page 8
cent vingt-quatre portant constitution de soixante-douze livres deux sols de rente au principal de trois mille six cent cinq livres au profit du dit DUMONT tant en son nom que comme tuteur de ses enfants mineurs. Ladite quittance enregistrée au bureau des finances le quatre juillet mille sept cent vingt-quatre ; les arrérages de laquelle partie de rente ont couru depuis le premier juillet mil sept cent vingt-cinq sur le pied du denier cinquante et monte sur le dit pied à la somme de cent huit livres trois sols ; à l’égard de ceux échus depuis le dit jour premier janvier mille sept cent vingt-cinq jusqu’au premier juillet dernier ils n’ont couru aux termes de la déclaration du roi du mois de novembre mille sept cent vingt-six que sur le pied du denier cent et montent sur le dit pied à la somme de cent vingt-six livres trois sols six deniers ; ces deux sommes composent celle de deux cent trente-quatre livres six sols six deniers dans laquelle dernière somme il revient au dit Jean DUMONT à cause de son huitième celle de (I) pour ce qui en était dû au jour du décès du dit Pierre DUMONT et ce qui _ pendant la tutelle du dit Jean DUMONT jusqu’au premier janvier mille sept cent vingt-six attendu sa majorité [25 ans] sus énoncée ; à ladite Louise DUMONT à cause de son huitième celle de vingt cinq livres un denier pour ce qui en est échu jusqu’au premier juillet mille sept cent vingt-sept attendu son…
Rayé sept nuls en la présente page.
II. rectificatif paraphé en marge : dix huit livres cinq deniers
page 9
mariage ; et aux dites Pétronille, Marie Françoise , Jeanne et Élisabeth DUMONT chacune à cause de leur huitième vingt-neuf livres dix sols deux deniers ce qui fait cent dix-huit livres huit deniers pour elle quatre pour ce qui est échu jusqu’au premier juillet dernier ; ces sommes jointes ensemble font celles de cent soixante et une livre un sol deux deniers, dont sera ici fait recette à la charge de reprise de la somme de quarante deux livres dix huit sols huit deniers attendu que ladite veuve MORVANT n’a fait recette effective sur ladite somme de cent soixante et une livres un sol deux deniers que de celle de cent dix-huit livres deux sols six deniers (I) ci : 161 L -1 s – 2 d

3

Sous la cote cinq sont inventoriés les ordonnances de liquidation du dit office de déchargeur de bois sur les ports de cette ville à la somme de deux mille sept cent soixante-cinq livres quatre sols deux deniers ; pour la valeur desquelles ordonnances il a été expédié une quittance de finance signé de Monsieur de Nurmenyères garde du trésor royal du vingt-huit juin mille sept cent vingt-six contrôlée le trente août suivant au profit desdits MARLANT et sa femme et de ladite veuve MORVANT en ladite qualité de tutrice des dits enfants mineurs de Pierre DUMONT de la somme de deux mille sept cent soixante-cinq livres pour l’acquisition de cinquante cinq livres six sols de rente au denier…
I. : pour arrérage jusqu’au premier janvier mil sept cent vingt six
page 10
cinquante à commencer la jouissance du premier avril au dit au mille sept cent vingt-six ; les arrérages de laquelle partie de rente n’ont couru en conséquence de ladite déclaration du roi que sur le pied du denier cent et montent sur le dit pied jusqu’au premier juillet dernier à la somme de soixante-deux livres quatre sols trois deniers ; la laquelle somme il revient à Louise DUMONT à cause de son huitième celle de quatre livres cinq sols un denier pour ce qui en est échu jusqu’au premier juillet mille sept cent vingt-sept attendu son mariage (1), et aux dites Pétronille, Marie Françoise, Jeanne et Élisabeth DUMONT chacune à cause de leur huitième sept livres quatorze sols deux deniers ce qui fait trente livres seize sols huit deniers pour elles quatre pour ce qui en est échu jusqu’au premier juillet dernier ; ces sommes jointes ensemble forment celle de trente-cinq livres un sol neuf deniers dont il sera ici fait recette à la charge de reprise entière attendu que ladite veuve MORVANT n’a fait aucune recette des dites arrérages ci : 35 L – 1s – 9d

4

Sous la cote six est inventoriée l’expédition d’un bail passé devant le dit Angot (2) le quatre juillet mille sept cent vingt-deux par le dit Pierre DUMONT au sieur Claude BARDIN, Marchand épicier, et Marie De La Marre sa femme d’une maison sise Aile du Pont Marie…
1. épouse de François FLEURY
2. Forme autorisée du nom Angot, Germain
Type de producteur : Personne
Dates d’existence : 5 juillet 1701 – 28 mars 1724
Les dates d’existence de la personne ne sont pas connues et sont évaluées d’après les dates d’exercice en tant que notaire
Histoire
Germain Angot épouse Elisabeth Pavart, qu’il laisse veuve en 1724. Ils ont au moins deux fils, dont un notaire, Guillaume Angot, et deux filles. L’une épouse le notaire André Guillaume Deshayes, l’autre, un avocat en parlement, Forestier. Deux de leurs petits-fils sont également notaires, Le Jay et Nicolas Frémyn.
Sa veuve meurt en avril 1762 et est inhumée le 22 avril 1762 à Saint-Louis-en-l’Isle, sa paroisse (faire-part de décès AD/XXc/107).
Lieux : Saint-Louis-en-l’Ile (paroisse)
Cité (quartier) : Deux-Ponts (rue des) rue des Deux-Ponts, île-Notre-Dame
Fonctions : notaire à Paris de 5 juillet 1701 à 28 mars 1724
page 11
dont le dit Pierre DUMONT était principal locataire en vertu du bail à lui fait sous signature privée le dix-huit juin de ladite année mille sept cent vingt-deux par Messire François PETIT DE LEUDEVILLE Président de la Cour des aides ; des loyers de laquelle maison il convient ici faire recette attendu qu’ils ont été reçus par ladite veuve MORVANT en ladite qualité de tutrice ; ils montent en totalité à la somme de douze cent douze livres pour ce qui en est échu jusqu’au jour saint Rémy dernier, dont il y a quatre cent vingt livres du dit sieur Bardin suivant les quittances que ladite veuve MORVANT lui en a donné les vingt-neuf décembre mille sept cent vingt-cinq, trente janvier, sept mai, vingt-six juillet, sept octobre mille sept cent vingt-six, vingt-six mars, neuf mai, vingt-cinq août et quinze octobre mille sept cent vingt-sept ; deux cent trente-quatre livres du dieur Baillet suivant les quittances a lui donné par ladite veuve MORVANT les trois janvier, sept avril, sept août, trois novembre mille sept cent vingt-sept, dix-neuf janvier, vingt-sept avril, dix-sept août dernier, et par le dit DAMOREAU (1) le seize octobre dernier ; deux cent quarante livres de la Dame Reine suivant les quittances de ladite veuve MORVANT des six novembre mille sept cent vingt-cinq, quatre mai mille sept cent vingt-six, quinze août de la même année, vingt cinq juin et trente septembre mille sept…
1. second époux
page 12
cent vingt-sept, neuf mars et dix-neuf juillet dernier et dudit DAMOREAU du quatorze octobre dernier, leur vingt-six livres du dit HUSSON suivant les quittances à lui données par ladite veuve MORVANT les neuf décembre mille sept cent vingt-cinq, vingt-trois janvier, vingt avril, vingt-six octobre, huit décembre mille sept cent vingt-six, vingt-six janvier, treize avril, vingt-quatre août, onze octobre, vingt et un décembre mille sept cent vingt-sept, cinq avril mil sept cent vingt-huit, et du dit Damoreau des premiers et vingt-quatre octobre dernier ; cent vingt livres du sieur DIOT suivant les quittances à lui données par ladite veuve MORVANT les trois janvier, cinq avril et deux juillet dernier, et dudit DAMOREAU du quatorze octobre dernier, et soixante-douze livres du dit GAGNERY ; dans laquelle somme de douze cent douze livres il revient audit Jean DUMONT à cause de son huitième celle de (I) pour ce qui est ce hui desdits loyers depuis le dit jour de saint Rémy mille sept cent vingt-cinq jusqu’au premier avril suivant attendu sa majorité susnommé ; à ladite Louise DUMONT à cause de son huitième celle de quatre-vingt-huit livres sept sols six deniers ; pour ce qui est échu dit des-dits loyers depuis le dit jour saint Rémy mille sept cent vingt-cinq jusqu’au premier juillet mil sept cent vingt-sept attendu son mariage ; et audites Pétronille, Marie Françoise, Jeanne et Élisabeth…
Rayé six mots nuls en la présente page.
I. : vingt-cinq livres cinq sols
page 13
DUMONT à cause de leur huitième cent trente-huit livres dix-sept sols six deniers chacune ce qui fait pour elles quatre cinq cent cinquante-cinq livres dix sols, pour ce qui est échu des dits loyers depuis le premier octobre mille sept cent vingt-cinq jusqu’au premier octobre dernier ; ces sommes jointes ensemble font celle de six cent soixante-neuf livres deux sols six deniers dont sera fait ici recette ci : 669 L – 2s – 6d
Sous la cote sept est inventoriée le double du bail fait par le dit sieur DE LEUDEVILLE au dit défunt le dit jour dix-huit juin mille sept cent vingt-deux du jour de Saint Rémy mille sept cent vingt-trois pour six années consécutives moyennant trois cent sept livres par année ; comme il n’en résulte rien d’actif le présent article sera tiré pour mémoire ci : mémoire
Sous la cote huit sont inventoriées des pièces à la charge de la succession du dit Pierre DUMONT partant le présent article sera tiré pour mémoire ci : mémoire
Il en sera de même des pièces inventoriées sous la cote neuf qui sont aussi de charges de la succession du dit Pierre DUMONT partant mémoire ci : mémoire

5

Sera observé en cet endroit que par acte du douze du dit mois d’octobre mille sept cent vingt-cinq mis au pied du dit inventaire fait après le décès de Pierre DUMONT ladite veuve MORVANT a déclaré qu’elle avait entre les mains un contrat passé devant Péan et son confrère notaire
page 14
à Paris le trente mai mille sept cent vingt et un portant constitution à son profit sur les aides et gabelles de soixante dix-huit livres un sol six deniers de rente en vertu de la déclaration des officiers de la communauté des metteurs à port de cette ville en paiement de pareille somme de par ladite communauté ; dans lequel contrat elle a déclaré ne rien avoir ; mais que ladite rente appartient à la succession des dits Pierre DUMONT et Marie Jeanne MORVANT sa femme attendu que les fonds constitutifs de l’origine de ladite créance auraient été remis par ladite Marie Jeanne MORVANT à ladite MORVANT lors de son décès pour être placé sur ladite communauté ; la jouissance duquel contrat à commencer du premier juillet mille sept cent vingt ; et les arrérages montent à la somme de six cent vingt-quatre livres douze sols pour ce qui en est échu jusqu’au premier juillet dernier ; à l’égard du dit Jean DUMONT il en a reçu sa portion jusqu’au premier janvier mille sept cent vingt-six suivant la quittance qu’il en a donné à ladite veuve MORVANT par l’acte susénoncé du dix-huit juillet mille sept cent vingt-six ; en sorte qu’il convient ici faire recette à ladite Louise DUMONT de son huitième dans lesdites arrérages jusqu’au premier juillet mille sept cent vingt-sept attendu son mariage montant le dit huitième à la somme de soixante-huit livres six sols douze denier et aux dites…
page 15
Pétronille, Marie Françoise, Jeanne et Élisabeth DUMONT chacune pour leur huitième soixante-dix-huit livres un sol quatre deniers ce qui fait pour elles quatre trois cent douze livres cinq sols quatre deniers ; ces sommes jointes ensemble font celle de trois cent quatre-vingt livres onze sols six deniers qui seront tirés hors ligne à la charge de quatre livres dix sept sols cinq deniers de reprise attendu qu’elle n’a reçu les arrérages de ladite partie de rente que jusqu’au premier juillet dernier ci : 380L – 11s – 6d
Total de la recette contenue au second chapitre douze cent soixante-cinq livres quinze sols cinq deniers ci : 1265L – 15s – 5d
Laquelle somme jointe à celle de treize cent vingt-trois livres sept sols un denier qui forme le total de la recette du premier chapitre, le tout compose ensemble celle de deux mille cinq cent quatre-vingt-neuf livres deux sols six deniers ci : 2589 L – 2 s – 6 d

Chapitre de dépense

1

Sera fait dépense de la somme de (I)
Rayé cinquante huit mots nuls en la présente page.
I. : rectificatif en marge : cent quatre-vingt-dix neuf livres deux sols onze deniers, les autres cinq huitièmes sont remises lesdites Louise, Pétronille, Marie Françoise, Jeanne et Élisabeth DUMONT ( paraphes, puis ) trois cent dix-huit livres quinze sols dont il y a cent cinquante huit livres quinze sols dus à ladite veuve MORVANT suivant déclaration par elle faite en fin du dit inventaire de Pierre DUMONT et leur soixante livres ( paraphes )
page 16
dus à Charles HAMECY de Rouanne qui ont été acquittés par ladite veuve MORVANT à la décharge de la succession du dit Pierre DUMONT ; suivant la quittance qui lui en a été donné par le dit HAMESSY le premier mai mille sept cent vingt-six ci : 199L – 2s – 11d

2

Sera fait dépense de la somme de trois cent cinquante-trois livres cinq sols faisant les cinq huitièmes dont sont tenues lesdites Louise, Pétronille, Marie Françoise, Jeanne et Élisabeth DUMONT dont six cent quatorze livres payées par ladite veuve MORVANT en l’acquit de la succession du dit Pierre DUMONT au dit sieur Petit DE LEUDEVILLE pour deux années de loyer échues le premier avril mil sept cent vingt sept suivant les quittances qui lui en ont été données par le dit DE LEUDEVILLE le dix-neuf mai mille sept cent vingt-six et vingt-sept avril mille sept cent vingt-sept ci : 353L – 5d

3

Sera fait dépense de la somme de deux cent soixante-quinze livres faisant les quatre huitième dont sont tenues lesdites Louise, Pétronille, Marie Françoise, Jeanne et Élisabeth DUMONT dans cinq cent cinquante livres payées par ladite Veuve MORVANT en l’acquit de la succession du dit Pierre DUMONT au dit sieur Petit DE LEUDEVILLE pour l’année de loyer échu le premier avril mille sept cent vingt-huit et sur celle…
Rayé trois mots nuls en la présente page.
page 17
qui échoira le premier avril mille sept cent vingt-neuf suivant les quittances qui lui en ont été données les dix huit avril et vingt six juillet dernier ci : 275 L

4

Sera fait dépense de la somme de dix-sept livres cinq sols faisant les six huitièmes dont lesdits Jean DUMONT, Louise, Pétronille, Marie Françoise, Jeanne et Élisabeth DUMONT sont tenues dans celle de vingt-trois livres payée par ladite veuve MORVANT en l’acquit de la succession du dit Pierre DUMONT pour réparations locatives faites en la maison du dit sieur DE LEUDEVILLE suivant les quittances qui lui en ont été données les seize, dix huit novembre mille sept cent vingt-cinq, et douze janvier mille sept cent vingt-six ci : 19 L – 5 d

5

Sera fait dépense de la somme de vingt et une livres dix-huit sols faisant les six huitièmes dont lesdits Jean DUMONT, Louise, Pétronille, Marie Françoise, Jeanne et Élisabeth DUMONT sont tenues dans celle de vingt-neuf livres quatre sols payée par ladite veuve MORVANT tant à celui qui a eu les arrérages des rentes sur la ville et sur les tailles que pour pièces qu’il a fallu fournir pour recevoir suivant les quittances à celle donnée les dix treize octobre mille sept cent vingt-cinq et vingt mars mille sept cent vingt-six.
page 18
ci : 21L – 18s

6

Sera fait dépense de la somme de six livres quinze sols faisant les six huitièmes dont lesdits Jean DUMONT, Louise, Pétronille, Marie Françoise, Jeanne et Élisabeth DUMONT dans celle de neuf livres (I) ; dont six livres payées par ladite veuve MORVANT pour le bout de l’an du dit Pierre DUMONT, et trois livres six sols payées par ladite veuve en l’acquit de la succession dudit DUMONT pour la cotisation de l’année mille sept cent vingt-cinq suivant la quittance dudit MICHAUD du vingt-huit août mille sept cent vingt-six ci : 6 L – 15 d

7

Sera fait dépense de la somme de cent une livres payées par ladite veuve MORVANT audit Jean DUMONT qui lui en a donné ses reçus au nombre de trois les vingt juin mille sept cent vingt-sept et quatre juin ibi, cent vingt huit ci : 101 L

8

Sera fait dépense de la somme de trois cent vingt-trois livres douze sols six deniers fournie et payée par ladite veuve MORVANT au dit FLEURY pour partie de la dote de ladite Louise DUMONT laquelle somme est quittancée par le contrat de mariage de ladite Louise DUMONT passé devant le dit Hargenvilliers Le Jeune et son confrère notaire à Paris le dix-neuf octobre mille sept cent vingt-sept, ci : 323 L – 12 s – 6 d
I. : six sols
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9

Sera fait dépense de la somme de cinquante livres payée par ladite veuve MORVANT pour l’apprentissage de ladite Marie Françoise DUMONT (1) avec Marie Angélique LANDEVILLE femme par elle maîtresse couturière le brevet duquel apprentissage a été passé devant Masson et son confrère notaire à Paris le neuf août mille sept cent vingt-cinq ci : 50 L

10

Sera fait dépense de la somme de vingt livres payée par ladite veuve MORVANT pour l’apprentissage de ladite Pétronille DUMONT avec la veuve COULON suivant la quittance de la veuve COULON du quinze octobre mille sept cent vingt-cinq ci : 20 L

11

Sera fait dépense de la somme de cent cinquante livres faisant la moitié payée par ladite veuve MORVANT pour Élisabeth DUMONT de celle de trois cents livres es mains du sieur PICAULT suivant la quittance du premier décembre mille sept cent vingt-cinq en considération de la réception à l’hôpital du Saint Esprit (2) des dites Jeanne et Élisabeth DUMONT les autres leurs cinquante livres payées pour ladite Jeanne DUMONT ayant été rendu lorsque ladite Jeanne DUMONT est sortie du dit hôpital ci : 150L
Total des dépenses quinze cent sept livres dix-huit sols cinq deniers ci : 1507 L – 18 s – 5 d
Chapitre de reprise des sommes dont…
1. future épouse de Pierre BLANDIN, Mercier
2. L’hôpital du Saint-Esprit-en-Grève est formé en juin 1363 avec l’acquisition à Paris d’une maison située place de Grève, à côté de l’hôtel de ville.

http://blogs.aphp.fr/wp-content/blogs.dir/113/files/2013/04/122_Saint-Esprit-en-Gr%C3%A8ve.pdf
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la recette effective n’a pas été faite par ladite veuve MORVANT
Sera fait reprise de la somme de deux livres quinze sols pour les causes énoncées en l’article premier du second chapitre ci : 2 L – 15 s
Sera fait reprise de la somme de quarante-deux livres dix-huit sols huit deniers pour les causes portées en l’article deuxième du second chapitre de recettes ci : 42L 18s – 8d
Sera fait reprise de la somme de trente-cinq livres un sol neuf deniers pour les causes énoncées en l’article trois du dit second chapitre de recette ci : 35 L – 1 s – 9 d
Et enfin sera fait reprise de la somme de quatre livres dix-sept sols cinq deniers pour les causes portées en l’article cinq du dit second chapitre de recette ci : 4 L – 17 s – 5 d
Total du chapitre des reprises quatre -vingt-cinq livres douze sols dix deniers ci : 85 L – 12 s – 10 d
Laquelle somme jointe à celle de quinze cent sept livres dix-huit sols cinq deniers contenu au chapitre de dépenses le tout compose ensemble celle de quinze cent quatre-vingt-treize livres onze sols trois deniers ci : 1593 L – 11 s – 3 d
Cette dernière somme déduite sur celle de deux mille cinq cent quatre-vingt-neuf livres deux sols six deniers et qui monte la totalité de la recette reste neuf cent quatre-vingt-quinze livres…
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onze sols trois deniers ci : 995 L – 11 s – 3 d
Sur laquelle somme il convient encore déduire celle de trente-neuf livres payée par ladite veuve MORVANT pour les frais du brevet d’apprentissage de ladite Jeanne DUMONT avec ledit FLEURY (1) et de l’enregistrement de celui-ci [d’yceluy dans le texte, ancienne forme] au bureau de la communauté des maîtres grainiers suivant les quittances, à celle données le même jour premier mai dernier reste neuf cent cinquante-six livres onze sols trois deniers ci : 956 L – 11 s – 3 d
Pour connaître au juste ce qui revient aux dits enfants Pierre DUMONT il convient observer maintenant que ladite veuve MORVANT a reçue de net la somme de trois mille neuf cent cinquante-cinq livres quatre sols neuf deniers composée des seize leur soixante-deux livres dix-neufs sols six deniers de la vente des meubles meublans de l’inventaire fait après le décès dudit Pierre DUMONT et du produit de la vaisselle d’argent portée à la monnaie, trois cent vingt-quatre livres de deniers comptant ; vingt-sept livres dix sols pour arrérages du contrat d’onze livres de rente sur les aides et gabelles ; cent quarante-quatre livres quatre sols d’arrérage du contrat de soixante-douze livres de rente sur les tailles ; douze cent douze livres de loyers et de cinq cent quatre-vingt quatre livres onze sols trois deniers d’arrérage du contrat sur les aides et gabelles de soixante-dix-huit livres un sol six deniers ; à quoi il convient d’ajouter les quatre cent livres de deniers comptants fournis par ladite veuve MORVANT par son contrat de mariage cela forme en tout la somme de quatre mille trois cent cinquante-cinq livres quatre sols neuf deniers ci : 4355 L – 4 s – 9 d
1. François FLEURY, Marchand grainier, époux de Marie Louise DUMONT
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Sur laquelle somme il convient déduire celle de quinze cent quarante-quatre livres cinq sols de dépenses commune contenue es article premier jusque et compris le sixième de la dépense porté au présent compte reste deux mille huit cent dix livres dix-neuf sols neuf deniers ci : 2810 L – 19 s – 9 d
Laquelle somme partagée en huit est pour chacun des dits Jean DUMONT, veuve Marlant, Louise, Pétronille, Marie Françoise, Jeanne et Élisabeth DUMONT, et la succession de la veuve MORVANT qui a hérité du mobilier de Jean Baptiste DUMONT la somme de trois cent cinquante et un livres sept sols cinq deniers en observent néanmoins que ce qui devrait être pris sur la portion de la succession de ladite veuve MORVANT dans celle du dit Jean Baptiste DUMONT pour ce qui concerne les arrérages et loyers qui ont couru au profit de ses frères et sœurs depuis son décès demeurera compensé avec ce qui a été payé en dernier par ladite veuve MORVANT au dit sieur DE LEUDEVILLE ;
Attendu que ladite veuve MARLANT a reçu quatre cent livres par son contrat de mariage elle se trouve redevable envers ses frères et sœurs de la somme de quarante-huit livres douze sols sept deniers attendu que le dit Jean DUMONT a reçu de ladite veuve MORVANT deux cent quatre-vingt-dix-huit livres dix sept sols six deniers d’une part à lui payé par le dit acte du dix-huit juillet mille sept cent vingt-six et cent une livres d’autre suivant les quittances énoncées au septième article du chapitre de dépense, lesdites deux sommes composant ensemble celle de trois cent quatre-vingt-dix-neuf livres dix-sept sols six deniers, il est débiteur envers la succession de ladite veuve MORVANT de la somme de quarante-huit livres dix sols un denier, sur laquelle il convient déduire onze livres d’intérêts qu’il a reçu par le dit acte du dix-huit juillet mille sept cent vingt-six reste trente-sept livres dix sols un denier ;
Comme aussi attendu que ladite Louise DUMONT a reçu de ladite veuve MORVANT trois cent vingt-trois livres douze sols six deniers par son…
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contrat de mariage énoncé en l’article huit du chapitre de dépense, il ne lui reste plus dû par la succession de ladite veuve MORVANT vingt-sept livres quatorze sols onze deniers de principal auxquels il convient joindre vingt-six livres dix sols d’intérêts ces sommes font ensemble celle de cinquante-quatre livres quatorze sols onze deniers ;
à l’égard de ladite Pétronille DUMONT ladite veuve MORVANT a payé pour elle la somme de vingt livres suivant la quittance énoncée en l’article dix du chapitre de dépense reste trois cent trente et une livres sept sols cinq deniers a elle due par la succession de ladite veuve MORVANT sans intérêts qui demeure compensés avec les nourritures à elle fournis par ladite veuve MORVANT attendu qu’il a été payé par le dite veuve MORVANT la somme de cinquante livres pour ladite Marie Françoise DUMONT pour la cause énoncée en l’article neuf du chapitre de dépense reste trois cent une livres sept sols cinq deniers a elle due par la succession de ladite veuve MORVANT sans intérêts qui demeure compensé avec les nourritures a elle fournies par la veuve MORVANT à l’égard de ladite Jeanne DUMONT il a été payé par ladite veuve MORVANT pour les frais de _ d’apprentissage avec le dit FLEURY, Grainier, et de l’enregistrement de celui-ci au bureau de la communauté des grainiers la somme de trente-neuf livres restent trois cent douze livres sept sols cinq deniers auxquels il faut joindre vingt trois livres dix sols pour intérêts les sommes font ensemble celle de trois cent trente-cinq livres dix-sept sols cinq deniers quant à ladite Élisabeth DUMONT il a été payé pour elle par ladite veuve MORVANT la somme de cent cinquante livres suivant qu’il est dit en l’article onze du chapitre de dépense, reste cent cinquante et une livres sept sols cinq deniers ; à laquelle il faut joindre vingt-six livres pour intérêts ces sommes font ensemble cent soixante-dix-sept livres sept sols cinq deniers.
Desquels sommes énoncées sera fait raison avec ceux qui en ont droit par le partage des biens de la succession de ladite…
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veuve MORVANT.
Le présent compte dressé sur les pièces justificatives de recette et dépense dont les parties ont prises respectivement communication sauf erreur de calcul, omission de recette, faux ou double emploi, (I)
Élisant les parties pour l’exécution des présentes leurs domiciles irrévocables en leurs demeures susdésignées auxquels lieux nonobstant promettant obligeance renonçant ; fait et passé à Paris en l’étude ; l’an mille sept cent vingt-huit le sept novembre avant midi et ont signé.
I. : Et pour réformation de l’erreur qui s’est glissé dans le septième article du chapitre dépense par lequel il est dit que le dit Jean DUMONT a reçu cent et une livres de ladite veuve MORVANT les parties reconnaissent qu’il n’a reçu que soixante et une livres et ce qui a causé le double emploi est une lettre missive du vingt juin énoncée dans le dit septième article de dépense pourquoi le dit article demeurera réformé pour soixante et une livres ; conséquemment au lieu que le dit Jean DUMONT se trouvait débiteur envers la succession de ladite veuve MORVANT de la somme de trente-sept livres dix sols un denier, il se trouve créancier de la même succession de deux livres neuf sols onze deniers ;
signatures : Louis DAMOREAU (1), MJ MORVANT, MM DUMONT, F FLEURY, Louise DUMONT, Pétronille DUMONT, MF DUMONT
R THURBET
Courand (2)
les notaires : Deshayes (3), Laucommier
1. Louis DAMOREAU, Bourrelier, nouvel époux de Marie Jeanne MORVANT
2. Claude Louis Courand, Procureur général et spécial, bourgeois de Paris
3. Forme autorisée du nom : Deshayes, André-Guillaume
Type de producteur : Personne
Dates d’existence : 26 février 1728 – 9 janvier 1764
Les dates d’existence de la personne ne sont pas connues et sont évaluées d’après les dates d’exercice en tant que notaire
Histoire : Né le 20 janvier 1700 à Paris, marié à Elisabeth Angot (voir ET/LXXXIX/386, 3 juin 1728, contrat de mariage), fille de Germain Angot, notaire dans la même étude
de ce mariage sont issues deux filles qui toutes les deux épousent des notaires :
Angélique qui épouse Nicolas Frémyn, notaire de l’étude XVII
Élisabeth qui épouse François Le Jay, notaire de l’étude XXVIII
décédé le 17 décembre 1772 à Turin
Lieux : Saint-Louis-en-l’Île (paroisse)
Cité (quartier) Deux-Ponts (rue des Orléans (quai d’)
rue des Deux-Ponts, Île Notre-Dame (de 1728 à 1741), quai d’Orléans, près le pont de la Tournelle (de 1742 à 1764)
Fonctions : notaire à paris de 26 février 1728 à 9 janvier 1764
Et le seize avril mille sept cent vingt-neuf est
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Pardevant les notaires à Paris soussignés ; furent présent Jean DUMONT, Soldat dans la compagnie de LeNoir du régiment de Monsieur le Comte de SAILLANS actuellement en garnison à Gravelines (1) étant de présent logé Aile du Pont Marie paroisse Saint Louis ; héritier pour un quatorzième de défunte Louise LANISIEN, veuve de Claude MORVANT, Voiturier par terre, son aïeule maternelle par représentation de défunte Jeanne MORVANT sa mère à son décès femme de Pierre DUMONT, Officier déchargeur de bois sur les ports de cette ville ; lequel a fait et consigné son procureur général et spécial Claude Louis COURAND bourgeois de Paris
auquel il donne pouvoir de pour lui et en son nom recevoir ce qui pour lui reste _ par la succession de ladite veuve MORVANT pour raison de la tutelle qu’elle a géré de sa personne et de ses biens après le décès de son père ; procéder au partage des biens de ladite succession ; recevoir sa part et portion dans les mobiliers, du reste du tout donnera quittance ; recetter les sommes qu’il recevra en vertu de la présente procuration es mains du François Louis DAMOREAU, Marchand bourrelier, son oncle maternel _ faisant le dit procureur en demeurera chargé ; prêter tous consensus, signer tous actes que besoin fera et généralement promettant obligeance ; fait et passé à Paris en l’étude le dix-huit septembre mil sept cent vingt-huit, et a signé, DUMONT
les notaires : Laucommier, Deshayes
1. Jean aura connu les fortifications Vauban ainsi que leurs chantiers.
http://www.ville-gravelines.fr/Decouvrir-Gravelines/Histoire-de-Gravelines
« La cité conserve son importance stratégique et, en 1680, lors de son passage à Gravelines, Louis XIV charge Vauban de dresser un nouveau plan définitif dont la mise en œuvre va s’échelonner sur plusieurs décennies. Nommé gouverneur en 1706, Vauban complétera la défense extérieure de la ville au sein de son « Pré Carré » par un ensemble de demi-lunes, contrescarpes et glacis, ainsi que par une écluse sur l’Aa. »
page 26 ( Sentence de septembre )
À tous ceux qui ces présentes lettres verront Gabriel Jérôme de Bullion, Chevalier Comte d’Esclimont, Maître de camp du régiment de Provence infanterie, Conseillé du roi en ses conseils, Prévot de la ville prévôté et vicomté de Paris salut savoir
faisons que l’an mille sept cent vingt-huit le dix huitième jour de septembre pardevant nous Jérôme Dargouzes, Chevalier seigneur de Fleury, Conseillé du roi en ses conseils, Maître des requêtes honoraire de son hôtel, Lieutenant civil de la ville prévôté et vicomté de paris sont comparus les parents et amis de Louise DUMONT, femme de François FLEURY, Marchand grainier à Paris, Pétronille et Marie Françoise DUMONT émancipées d’âge par lettres obtenues en chancellerie le vingt-huit août dernier insinuées le trente du même mois et entérinées par sentence du Châtelet du deux septembre présent mois, Jeanne et Élisabeth DUMONT toutes mineures filles de défunt Pierre DUMONT, Officier déchargeur de bois sur les ports de cette ville et Marie Jeanne MORVANT sa femme, à savoir Jean DUMONT soldat au régiment de Saillant, frère, Louis DAMOREAU, Marchand bourrelier à Paris, oncle maternel à cause de Marie Jeanne MORVANT sa femme, Pierre LANISIEN Compagnon charron, Jean LANISIEN Compagnon maçon, cousin ayant le germain
page 27
sur lesdits mineurs, Nicolas BORNILIO, Compagnon charron, cousin issu de germain maternel à cause d’Élisabeth GUICHON sa femme, Jean Baptiste DAMOREAU, Marchand bourrelier et Louis ADAM, Marchand cordonnier amis tous par maître Jullien Vaultier, Procureur en cette cour, fondé de leur procuration annexée à la minute des présentes, lequel après serment par lui fait pour _ constituant nous a dit par ce qui leur a été représenté que défunt Louise LANISIEN à son décès veuve de Claude MORVANT, Voiturier par terre, a été tutrice des dites mineures après le décès de leur père, que la succession doit rendre compte de ladite tutelle et que lesdites mineures sont héritières chacune pour un quatorzième au total de ladite veuve MORVANT leur aïeule maternelle par représentation de le dite Marie Jeanne MORVANT leur mère, de la succession de laquelle veuve MORVANT il s’agit de faire partage, pourquoi lesdits constituants sont d’avis que le dit FLEURY soit élu comme ils le nomment tuteur de ladite Louise DUMONT sa femme à l’effet d’entendre le dit compte de tutelle, le clore et l’arrêter, en recevoir le reliquat et de procéder au partage des biens de la succession de ladite veuve
page 28
MORVANT, comme aussi qu’il soit élu tuteur aux dites mineurs à l’effet d’entendre, clore et arrêter le dit compte et en recevoir le reliquat et à l’égard du partage, attendu que ledit FLEURY s’y trouve intéressé en stipulant les droits de ladite Louise DUMONT sa femme, lesdits constituants nomment la personne de Robert TURBET (1), Voiturier par eau et par terre pour tuteur aux dites Pétronille, Marie Françoise, Jeanne et Élisabeth DUMONT à l’effet de procéder au dit partage. Surquoi nous ordonnons que le dit FLEURY est et demeurera tuteur de ladite Louise DUMONT sa femme mineure à l’effet d’entendre, débattre et arrêter le susdit compte de tutelle et d’en recevoir le reliquat, de procéder au sus dit partage des biens de la succession de ladite veuve MORVANT comme aussi que le dit FLEURY est et demeurera tuteur aux dites Pétronille, Maris Françoise, Jeanne et Élisabeth DUMONT à l’effet d’entendre, débattre, clore et arrêter le dit compte de tutelle et en recevoir le reliquat et que le dit Robert TURBET est et demeurera aussi tuteur des dites Pétronille, Marie Françoise, Jeanne et Élisabeth DUMONT à l’effet seulement de procéder au sus dit partage…
1. Robert TURBET, demeurant Quai des Ormes paroisse Saint Paul cf. AN Y4444
page 29
et au sujet de ce que dessus, lesdits tuteurs _ noms seront tout ce qui sera nécessaire pour le bien et avantage des dits mineures et ce suivant l’avis et consentement des parents et amis ci-dessus que nous avons homologués lesquels FLEURY et TURBET comparaîtront par devant nous pour accepter lesdites charges et faire le serment accoutumé en témoin de ce nous avons fait sceller ces présentes ce fut fait et donné par nous juges sus dits les jour et an que dessus
les notaires : Cad_, _
Faite le vingt quatre septembre 1728
cent trente sols
Boyard
Et le vingt septième jour des dits mois et an, sont comparus les dite FLEURY et TURBET lesquels ont pris et accepté chacun à leur égard les sus dites charges après avoir fait le serment accoutumé et ont signé en la minute.
Caillet
en marge : Avis Dumont, Caillet GF, 626 livres 4 sols
hgre 44 sols
page 30
Comparu pardevant les notaires à Paris soussigné le dit François FLEURY nommé _ _ _ écrit en son nom _ _ Louise DUMONT sa femme, et encore et comme tuteur aux dites Jeanne et Élisabeth DUMONT mineures, laquelle reconnaît que le dit sieur DAMOREAU aussi nommé au dits actes des autres parties, _ , lui a présentement remis entre les mains la grosse de l’inventaire fait après le décès de ladite Marie Jeanne MORVANT femme du dit Pierre DUMONT par Angot et son confrère notaire à Paris le trois août mille sept cent dix-neuf, la grosse du procès-verbal de vente des meubles contenu au dit inventaire fait par Deon, Huissier priseur, daté au commencement du cinq du dit mois d’août au dit an ibi cent dix-neuf, l’original en parchemin de la sentence du Châtelet de Paris du vingt-six juillet mille sept cent dix-neuf qui nomme le dit DUMONT tuteur de ses enfants mineurs, la grosse de l’inventaire fait après le décès du dit Pierre DUMONT par Hargenvilliers et son confrère notaires à Paris le deux octobre mille sept cent vingt-cinq, la grosse du procès-verbal de vente des meubles du dit DUMONT faite par le dit Déon, Huissier priseur, daté au commencement du six du mois d’octobre audit an mille sept cent vingt-cinq, l’expédition en papier du contrat de mariage des dits défunts Pierre DUMONT et Marie Jeanne MORVANT sa femme passé devant Monnerai et son confrère notaires à Paris le douze juillet mille sept cent, délivré par le dit Angot notaire le trois juillet mille sept cent dix-neuf , la grosse d’un contrat de constitution de soixante-dix-huit livres neuf sols six deniers de rente sur les aides et gabelles au principal de trois mille cent vingt-trois livres passé devant Déon et son confrère notaires à Paris le trente mai mille sept cent vingt et un au profit de Louise LANISIEN, la grosse d’un autre contrat de constitution de onze livres de rente sur les aides et gabelles au principal de quatre cent quarante livres passé devant défunt Georges et son confrère notaires à Paris le trente trois août mille sept cent vingt-trois au profit du dit DUMONT, l’original en parchemin d’une quittance de finance de Maître Paris, Garde du trésor royal du trente septembre mille sept cent vingt-trois contrôlé le vingt-six janvier mil sept cent vingt-quatre, de la somme de trois mille six cent cinq livres pour le principal de soixante-douze livres deux sols de rente sur les tailles expédié au nom du dit Pierre DUMONT tant en son nom que comme tuteur de ses enfants mineurs, l’original en parchemin d’une autre quittance de finance de Maître Deturnumis de Rointel, Garde du trésor royal du vingt-huit juin mil sept cent vingt-six contrôlée le trente août suivant, de la somme de deux mille sept cent soixante-cinq livres pour le principal de cinquante-cinq livres six sols de rente…
page 31
au denier cinquante sur les tailles, expédiée aux noms des dits Jean MARLANT et sa femme, et de ladite veuve MORVANT comme tutrice des autres enfants mineurs des dits défunts Pierre DUMONT et sa femme, est double d’un bail sous signature privée fait entre le dit Monsieur le président DE LEUDEVILLE et le dit DUMONT le dix huit juin mil sept cent vingt deux, d’une maison sur l’Aile du Pont Marie appartenant au sieur DE LEUDEVILLE ; et toutes lesquelles pièces le dit FLEURY _ lesdits DAMOREAU et la succession et ladite veuve MORVANT _ charge envers ses cohéritiers en la succession des dits DUMONT et sa femme, pour obligeance fait et passé à Paris en l’étude les dits jours et ont consigné
François FLEURY, Louis DAMOREAU
les notaires : Laucommier, Deshayes

1728 – 7 novembre – Partage Claude MORVANT et Louise LANIZIEN

Résumé
Claude MORVANT, Voiturier par terre, env. 1644-1708,  et Louise LANIZIEN, décédée le 23 août 1728 sont les parents de Marie Jeanne MORVANT, héritière de son époux feu Pierre DUMONT, décédé en 1725.
Cet acte détaille le partage : la moitié à Marie Jeanne, à présent épouse de son cousin Louis DAMOREAU, Marchand bourrelier. L’autre moitié à ses enfants Jean, Louise, Pétronille, Marie Françoise, Jeanne, Élisabeth et Marie Madeleine, veuve de Jean MARLANT, chacun pour un septième.
Acte complété :
Ajout du 19 juillet 1729, page 9, suite à la comparution de Jean DUMONT, de présence à Paris.
Ajout du six janvier 1730, page 19, en marge, suite au contrat de mariage de François et Pétronille du 11 décembre 1729,
Ajout du 2 juillet 1730, page 20. Nouvelles situations familiales, décès de Jeanne DUMONT le 30 mai.

Faits marquants
Cet acte nous révèle la situation des enfants DUMONT dont la grand-mère Louise était tutrice. Dans l’ordre des naissances et avec quelques compléments :
– Jean, 1701, Soldat
– Jean Baptiste, 1707-10/10/1727
– Marie Louise, 1705 déc. env. 1752, épouse François FLEURY, Md grainier, en octobre 1727
– Marie Madeleine, Marchande de de poisson ( 5 magasins ), † 1752, épousera Janvier NAVET, Marchand layetier, 1692-1740, le 31/01/1730. Elle est veuve de Jean MARLANT avant 1725.
Pétronille, 1710-après 1772 à Saverne, notre aïeule.
– Marie Françoise, 1712, épouse de Pierre BLANDIN, Marchand Mercier le 19/08/1737
– Marie Jeanne, 1715-30/05/1730. Elle était apprentie chez François FLEURY-Marie Louise DUMONT, hospitalisée à Saint Esprit
– Élisabeth, 1716. Son tuteur est François FLEURY. Elle épousera Maurice LEFÈVRE, Grainier, le 20/06/1745. Elle sera d’abord veuve de Maurice LESUEUR le 09/11/1739.

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Transcription
Furent présents Louis DAMOREAU, Marchand bourrelier à Paris et Marie Jeanne MORVANT sa femme qu’il autorise à l’effet des présentes demeurant rue de la Tournelle paroisse Saint Nicolas du Chardonnet ;
Claude Louis GOURAND bourgeois de Paris y demeurant rue des Deux Ponts Île Notre Dame paroisse Saint Louis ; au nom et comme procureur de Jean DUMONT, majeur, Soldat dans la Compagnie Le Noir du régiment de Monsieur le Comte de Saillans actuellement en garnison à Gravelines fondé de sa procuration spéciale entre toutes choses à l’effet des présentes passée devant Deshayes l’un des notaires soussignés et son confrère sans minute le dix-huit septembre dernier dont l’original est demeuré joint à la minute d’un compte de tutelle rendu par la succession de Louise LANISIEN à son décès de veuve de Claude MORVANT, Voiturier par terre, devant les notaires soussignés cejourd’hui ; Marie Madeleine DUMONT, majeure, veuve de Jean MARLANT, Compagnon maçon, demeurant Aile du Pont Marie susdite paroisse Saint Louis ;
François FLEURY, Marchand grainier, et Louise DUMONT sa femme mineure qu’il autorise à l’effet des présentes, demeurant rue de la Fromagerie paroisse Saint Eustache ;
Pétronille et Marie Françoise DUMONT demeurantes susdite Aile du Pont Marie paroisse Saint Louis, filles émancipées d’âge par lettres obtenues en Chancellerie le vingt-huit août dernier signées sur le repli par le Conseil Huez insinuées le trente du dit mois d’août et entérinées par sentence du Châtelet du deux septembre dernier ; et encore ledit FLEURY au nom et comme tuteur à l’effet des présentes de ladite Louise DUMONT sa femme, Robert TURBET, Voiturier [par eau], demeurant à Paris Quai des Ormes paroisse Saint Paul au nom et comme tuteur des dites Pétronille et Marie Françoise DUMONT, et de Jeanne et Élisabeth DUMONT, filles mineures de défunt Pierre DUMONT, Officier déchargeur de bois…
suivent les paraphes, systématiques en bas de page : LD, MJM, MMD, FF; LD, PD, MFD, et RT
En marge, 15 jours plus tard : Et le vingt-deux du dit mois de novembre au ibi (1) cent vingt huit sont comparus par devant les notaires à Paris soussignés lesdits DAMOREAU et sa femme de lui autorisé, ledit COURAND en qualité de fondé de la procuration du dit Jean DUMONT énoncé au partage ci endroit ladite veuve MARLANT, lesdits FLEURY et sa femme elle de lui autorisé, lesdites Pétronille et Marie Françoise DUMONT, filles émancipées d’âge et ledit TURBET tuteur des dites Pétronille, Marie Françoise DUMONT, Jeanne et Élisabeth DUMONT sont dénommés au dit partage ci endroit ; lesquels, attendu le refus du payeur d’immatricules lesdits Jean DUMONT, veuve MARLANT, FLEURY et sa femme, Pétronille, Marie Françoise, Jeanne et Élisabeth DUMONT chacun séparément pour leur payer les arrérages (2) des portions à eux distribués par le partage ci endroit dans les trente-trois livres six sols huit deniers réduction des quarante livres de rente viagère constitués par contrat passé devant Angot et son confrère notaires à Paris le vingt février mille sept cent vingt-quatre au profit de ladite veuve MORVANT sur la tête de ladite Marie Françoise DUMONT ; sont convenus que lesdits arrérages échus du jour du décès de ladite veuve MORVANT et qui échoiront à l’année seront touchés par ladite Marie Françoise DUMONT sous ses simples quittances (suite en marge de la page 2) à condition par elles qu’elles s’y obligent et que son tuteur l’y oblige de faire raison à susdits frères et sœurs _ qui leur revient dans lesdits arrérages suivant la distribution opérée par ledit partage concernant les parties que la grosse (3) du dit contrat demeurée jointe à la minute du dit _ soit détachée _ es mains de ladite Marie Françoise DUMONT, remise et de laquelle grosse a été présentement faite à ladite Marie Françoise DUMONT qui le reconnaît ainsi ; sans déroger par les parties au surplus de l’exécution dudit partage, promettant obligeance renoncement ; fait et passé à Paris en l’_, et ont signé ces présentes où il y a quatre mots rayés comme nuls ; signatures : Louis DAMOREAU, Marie Jeanne MORVANT, Marie Madeleine DUMONT, François FLEURY, Marie Françoise DUMONT, Marie Louise DUMONT, R. THURBET, Pétronille DUMONT, COURAND, les notaires : Deshayes, Laucommier
1. Ibidem est une locution latine signifiant « même endroit », fréquemment abrégée en ibid.[1] ou parfois ib. C’est le terme utilisé dans les références d’un document, pour éviter la répétition lorsque la même source a été citée dans la référence précédente.
2. Ce qui est dû, échu, d’un revenu, d’une rente, d’un loyer, d’une ferme; spécialement, produits périodiques (d’une rente)
– le débirentier est tenu de servir au crédirentier les arrérages promis. (…) 13. Les arrérages se comptent jour par jour (C. civ., art. 584, 586) mais ne sont exigibles qu’après une année révolue, à moins de stipulation de termes plus courts. (…) 17. À la différence des intérêts échus des capitaux, les arrérages de rente produisent intérêt du jour de la sommation de payer ou de la date fixée par la convention. Nouv. rép. de dr., Paris, Dalloz, t. 4, 1965, s.v. rente constituée. –
Littré fait la rem. suiv. : ,,Ménage signale comme mauvais arriérages que plusieurs disaient, trompés par arrière; arrérage, qui seul est adopté par le bon usage, vient d’arrère qui s’est dit autrefois. C’est une inconséquence de la langue de n’avoir pas, en bannissant arrère, banni aussi arrérage« . Cf. supra rem.
3. La «grosse» était naguère le nom donné à la copie d’une décision de justice ou d’un acte notarié comportant la formule exécutoire. Dans le Code des procédures civiles d’exécution cette appellation a été remplacée par celle de Titre exécutoire. (Chapitre Ier du Code des procédures civiles d’exécution : Le créancier et le titre exécutoire, Article L111-3).
https://www.dictionnaire-juridique.com/definition/grosse.php
page 2
sur les ports de cette ville et Marie Jeanne MORVANT sa femme élue en ladite qualité ainsi que ledit FLEURY en celle de tuteur de ladite Louise DUMONT de l’avis des parents et amis des dites mineures homologué par sentence du Châtelet du dit jour dix-huit septembre dernier étante au registre de Caillet, Greffier de la chambre civile dont l’original est demeuré attaché à la minute du dit compte de tutelle.
Ladite Marie Jeanne MORVANT de son chef héritière pour moitié de ladite veuve MORVANT et lesdits Jean DUMONT, Marie Madeleine, Louise, Pétronille, Marie Françoise, Jeanne et Élisabeth DUMONT, frère et sœurs héritiers conjointement et ensemblement pour l’autre moitié de ladite veuve MORVANT leur mère à son décès veuve du dit Pierre DUMONT ; et encore lesdits enfants Pierre DUMONT créancier de la succession de ladite veuve MORVANT pour raison du dit compte de tutelle du nombre desquels créanciers ne sont pas lesdits Jean DUMONT et veuve MARLANT.
Lesquelles parties ont dit que ledit DUMONT père étant décédé ladite veuve MORVANT a été élue tutrice de ses enfants mineurs ci-dessus nommés du nombre desquels était Jean Baptiste DUMONT par sentence du Châtelet du vingt-six septembre mille sept cent vingt-cinq ; que ledit Jean Baptiste DUMONT est décédé le dix octobre mille sept cent vingt-sept et sa succession quant au mobilier a été dévolue à ladite veuve MORVANT ; laquelle a rendu compte au dit Jean DUMONT lors parvenuement majorité de l’administration qu’elle a eu de sa personne et de ses biens par acte passé devant Hargenvilliers le Jeune et son confrère notaires à Paris le dix-huit juillet mille sept cent vingt-six ; que par l’acte de cejourd’hui il adressé le compte de la tutelle que ladite veuve MORVANT a géré des autres enfants du défunt Pierre DUMONT…
Rayé quatre mots nuls en la présente page
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qui sont Louise, Pétronille, Marie Françoise, Jeanne et Élisabeth DUMONT, et par l’_ du dit compte il se trouve que ladite veuve MARLANT est redevable envers ses frères et sœurs de la somme de quarante-huit livres douze sols sept deniers ;
Ledit Jean DUMONT est créancier de la succession de ladite veuve MORVANT de la somme de deux livres neuf sols onze deniers.
Ladite Louise DUMONT est créancière de la somme de cinquante-quatre livres quatre sols onze deniers ; il est d_ à ladite Pétronille DUMONT trois-cent-trente et une livres sept sols cinq deniers.
À ladite Marie Françoise DUMONT trois-cent une livres sept sols cinq deniers.
À ladite Jeanne DUMONT trois-cent-trente-cinq livres dix sept sols cinq deniers.
Et à ladite Élisabeth DUMONT cent-soixante-dix-sept livres sept sols cinq deniers.
Le décès de ladite veuve MORVANT étant arrivé le vingt-trois août dernier, inventaire des biens de sa succession acté fait par Deshayes l’un des notaires soussignés et son confrère le neuf septembre dernier et jours suivant à la requête du dit DAMOREAU à cause de ladite Marie Jeanne MORVANT sa femme ; comme aussi à la requête du dit Jean DUMONT ; du dit défunt Jean MARLANT à cause de ladite Marie Madeleine DUMONT sa femme à présent sa veuve, dudit FLEURY à cause de ladite Louise DUMONT sa femme et encore ledit FLEURY au nom et comme tuteur desdites Jeanne et Élisabeth DUMONT, filles mineures desdits défunte Pierre DUMONT et Marie Jeanne MORVANT sa femme élue en ladite qualité de l’avis des parents et amis des dites mineurs homologué par sentence du Châtelet du deux…
Rayé une ligne et sept mots nuls en la présente page
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dudit mois de septembre comme aussi à la requête des dites Pétronille et Marie Françoise DUMONT émancipées d’âge assistées dudit Marlant leur curateur aux causes lesdites parties habiles à se porter héritière de ladite veuve MORVANT savoir ladite femme DAMOREAU de son chef pour moitié, et les autres conjointement et ensemblement pour l’autre moitié.
Les meubles contenus au dit inventaire ont été vendus par François Delalot, Huissier commissaire présent ( en marge : suivant son procès verbal daté au commencement du treize dudit mois de septembre dernier, paraphes). La vaisselle d’argent acté retenue par ledit DAMOREAU et la crois d’or par ledit Jean DUMONT suivant la faculté accordée aux héritiers par lesdits et déclaration de sa Majesté.
Ladite femme DAMOREAU a été dotée par ladite veuve MORVANT sa mère en adouement de sa succession future de la somme de mille livres par le contrat de son mariage avec ledit DAMOREAU passé devant Le Berche et son confrère notaires à Paris le quinze juillet mille sept cent huit _ du quel contrat est la quittance de la dot du vingt-six novembre suivant ;
Ladite Marie Jeanne MORVANT a son décès femme du dit Pierre DUMONT a été doté par ladite veuve MORVANT sa mère par le contrat de son mariage avec ledit DUMONT passé devant Monnerat notaire à Paris le douze juillet mille sept cent de la somme de six-cent-dix-sept livres quittancées par le contrat.
Ladite Marie Madeleine DUMONT veuve MARLANT a été dotée par ladite veuve MORVANT son aïeule maternelle par son contrat de mariage passé devant Angot et son confrère notaires à paris le onze novembre mille sept cent vingt-trois de la somme de cinquante livres en adouement de la succession et pour son huitième dans celle de quatre cents livres qu’il convenait fournir par ladite veuve MORVANT en augmentation à la dot constituée à la mère…
Rayé deux mots nuls en la présente page.
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de ladite veuve MARLANT pour opérer l’également de la dot aux sommes fournies par ladite veuve MORVANT à la femme DAMOREAU laquelle somme de cinquante livres est quittancée par ledit contrat.
Ladite Louise a été pareillement dotée par la veuve MORVANT par son contrat de mariage avec ledit FLEURY passé devant Hargenvilliers Le Jeune et son confrères notaires à Paris le dix-neuf octobre mille sept cent vingt-sept en adouement de la succession future de pareille somme de cinquante livres pour laquelle par représentation de sa mère à ladite femme DAMOREAU laquelle somme de cinquante livres a été quittancée par le contrat.

Il convient maintenant de former la masse des biens de la succession de ladite veuve MORVANT,
Masse
Premièrement le prix de la vente des dits meubles contenus au dit inventaire et vendus par le procès verbal susénoncé du treize du mois de septembre dernier monte déduction faite des frais de prisée et vente à la somme de deux-mille-sept-cent-quatorze livres neuf sols qui a été remise es mains du dit DAMOREAU par le procès verbal ci : 2714 L – 9 s
Plus ledit DAMOREAU et (en marge : ladite veuve MARLANT ) sont débiteurs envers la succession de ladite veuve MORVANT chacun pour moitié de la somme de soixante-dix livres treize sols quatre deniers à laquelle acté prisé à juste valeur et sans…
Rayé deux mots nuls en la présente page.
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criée le tiers appartenant à ladite succession dans cinq magasins à poissons étants au port de l’Arche beau fils ; la prisée desquels magasins a été faite de l’avis de Nicolas Potonnier et Jacques Lourdet fabricants et déchireurs de bâteaux par le cinquante-septième article dudit inventaire ; et lesdits DAMOREAU et défunt MARLANT ont pris ledit tiers et se sont chargés du prix de celui-ci par ledit procès verbal de vente ci : 70 L – 13 s – 4 d
Plus lesdits DAMOREAU et veuve MARLANT sont débiteurs envers la succession de la somme de trente livres à laquelle ont été prisées à juste valeur et sans criée par l’article cinquante-huit dudit inventaire plusieurs cordes et cordages de bateaux de différentes grandeurs et grosseurs desquels cordes et cordages les dits DAMOREAU et défunt MARLANT se sont chargés par ledit procès verbal de vente et les ont pris et retenus à leur profit ci : 30 d
Plus ledit DAMOREAU se trouve débiteur envers ladite succession de la somme de sept-cent-vingt-quatre livres seize sols trois denier pour le prix de la vaisselle d’argent prisée à juste valeur et sans criée par l’article cinquante-neuf du dit inventaire ; laquelle vaisselle d’argent il a retenu à son usage ainsi qu’il était dessus dit ci : 724 L – 16 s – 3 d
Plus ledit DAMOREAU se trouve encore…
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débiteur envers ladite succession de la somme de quatre-cent-cinquante-deux livres cinq sols sept deniers pour la prix de la vaisselle d’argent prisée à juste valeur et sans criée par l’article soixante du dit inventaire laquelle vaisselle d’argent il a retenu à son usage ainsi qu’il est ci-dessus dit ci : 453 L – 5 s – 7 d
Plus ledit Jean DUMONT est débiteur envers ladite succession de la somme de (en marge : six livres cinq sols ) pour le prix d’une petite croix d’or prisée avec son anneau la somme de cinq livres par l’article soixante et un du dit inventaire ; laquelle croix ledit DUMONT a pris, et s’est chargé par ledit procès verbal de vente de ladite somme de six livres cinq sols ci : 6 L – 5 s
Plus s’est trouvé en espèces sonnantes au cours de ce jour la somme de six-mille-deux-cent soixante-quatre livres qui a été remise es mains du dit DAMOREAU ci : 6264 L
Sous la cote première du dit inventaire sont inventoriées deux pièces attachées ensemble qui sont grosses de contrat de rente viagère sur les tailles passés devant Angot et son confrère notaires à Paris le onze février mille sept cent vingt quatre tous deux de quarante livres de rentes viagères qui n’ont plus cours que pour trente trois livres six sols huit deniers de rente chacun constitué au profit de ladite veuve MORVANT l’un sur la tête et pendant la vie de Marie Louise DAMOREAU fille du dit…
Rayé trois mots nuls en la présente page.
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DAMOREAU et sa femme et l’autre sur la tête et pendant la vie de ladite Marie Françoise DUMONT comparante, les arrérages desquels contrats dus et échus depuis le premier janvier dernier jusque et compris le vingt-trois août dernier jour du décès de ladite veuve MORVANT montent la somme de quarante livres quinze sols six deniers ci : 40 L – 15 s – 6 d
Sous la cote deux est inventorié le brevet d’avec obligation passé devant Berruyes et son confrère notaires à Paris le vingt et un octobre mille sept cent dix-sept faite au profit de la veuve MORVANT par Étienne LE PROUST, dit La Troche, Marchand voiturier par eau, et Marie BAUBEUT sa femme de lui autorisée solidairement de la somme de la somme de six cents livres stipulée payable à la volonté de ladite veuve MORVANT ; lequel effet est d’un recouvrement douteux ci : 600 L
Sous la cote trois est inventorié l’original du billet signé en la fin de renaison daté à Paris du quinze avril mille sept cent vingt-deux par lui fait au profit de ladite veuve MORVANT de la somme de quarante trois livres stipulée payable dans trois semaines du jour dudit billet ; lequel effet est d’un recouvrement douteux ci : 43 L
Sous la cote quatre est inventorié un billet signé GUISANTET par lui fait au profit de ladite…
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veuve MORVANT le trente mai dernier de la somme de trente-deux livres stipulée payable à sa volonté ci : 32
Sous la cote cinq sont inventoriées sept pièces attachées ensemble dont la deuxième est une sentence rendue au bureau de la ville le six février mille sept cent vingt-six qui condamne la demoiselle DAVID et autres associées, Marchandes revenderesses publiques de poisson de payer au sieur Antoine SANLIS, Marchand de poisson, es mains et en la personne de ladite veuve MORVANT la somme de neuf cents livres restante de plus grande somme de principal ensemble les intérêts et frais liquides à six livres quinze sols ; la dernière est une autre sentence rendue aussi au bureau de la ville le treize mars mille sept cent vingt-six qui accorde pour le paiement de ladite somme un délai de seize mois en payant le seizième de mois en mois les autres pièces sont procédure concernant ladite créance dont le recouvrement est douteux ci pour le principal : 900 L
Sous la cote six sont inventoriées dix pièces attachées ensemble qui sont expédition du bail de la maison que tenait ladite veuve MORVANT quittances et autres pièces à la décharge de sa succession ; desquelles pièces il ne résulte rien d’actif partant le présent article sera tiré pour mémoire ci : mémoire
Il en sera de même des pièces inventoriées sous la cote sept qui sont pièces justificatives de partie de la dépense faite par ladite veuve MORVANT dans la tutelle qu’elle a géré des dits enfants
Ajout du 19 juillet 1729 en marge de gauche :
Et le dix-neuf juillet mille sept cent vingt-neuf est comparu pardevant le notaire à Paris soussigné G_ ledit Jean DUMONT soldat au régiment de Saillans demeurant actuellement à Paris sur l’Aile du Pont Marie paroisse Saint Louis. Lequel après avoir pris communication et que _ lui a été faite par l’un des dits notaires soussignés _ présence du partage ci en droit déclare avoir ledit partage _ en droit pour agréable l’a ratifié conforme et approuvé en tout son contenu consentant qu’il ai son entière exécution, reconnaissant que ledit sieur DAMOREAU nommé au même partage ci en endroit lui a remis lesdits six cent trente et une livres dix-huit sols neuf deniers et lui r_ dans la somme mobiliaire _ au dit partage, de laquelle somme ledit Damoreau s’était _ envers ledit DUMONT par ledit partage _ endroit (insert haut de page : plus que ledit lui a aussi remis la somme de seize livres quinze sols pour son septième en celles de cent dix-sept livres six sols dont il fait mention par l’acte passé ensuite_ au du dit partage _ endroit, ) dont il est contenu en quittance et par charge ledit DAMOREAU promet _ _ Fait et passé à Paris ledit jour et a signe Jean DUMONT. les notaires : Dehayes, Laucommier
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Pierre DUMONT ci : mémoire
Montant de la masse de la succession de ladite veuve MORVANT onze mille huit cent cinquante-huit livres quatre sols huit deniers ci : 11858 L – 4 s – 8 d
de laquelle somme il y a quarante livres quinze sols six deniers d’arrérage des deux contrats de rente viagère qui seront reçus en commun et partagés savoir moitié au profits des dits DAMOREAU et sa femme et l’autre moitié au profit des dits Jean DUMONT, Louise, Pétronille, Marie Françoise, Jeanne, Élisabeth DUMONT et veuve MARLANT chacun pour un septième.
Plus il convient déduire sur ladite somme celle de quinze cent quarante trois livres d’effets douteux dont le recouvrement sera fait à frais communs ces sommes déductibles montent à celle de quinze cent quatre-vingt-trois livres quinze sols six deniers ci : 1583 L – 15 s – 6 d
Laquelle déduction faite il reste la somme de dix mille deux cent soixante-quatorze livres neuf sols deux deniers ci : 10274 L – 9 s – 2 d
à laquelle somme il convient à ajouter celles reçues par lesdites femmes DAMOREAU et DUMONT, veuve MARLANT et femme FLEURY montantes la somme de dix sept cent dix-sept livres par leurs contrats de mariage susénoncé en adouement de la succession de ladite veuve MORVANT ; dont il y a mille livres reçues par ladite femme DAMOREAU six cent dix-sept livres par la femme DUMONT, cinquante livres par ladite veuve MARLANT, et pareil cinquante livres par ladite femme FLEURY ci : 1717 L
Total des sommes mobiliaires à partager onze mille neuf cent quatre-vingt-onze livres neufs sols deux deniers ci : 11991 L – 9 s – 2d
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Sur laquelle somme il convient encore de déduire cent quarante livres neuf sols pour les frais de l’enterrement de ladite veuve MORVANT payés par ledit DAMOREAU suivant les quittances du même jour vingt trois septembre mille sept cent vingt huit ;
Plus la somme de deux cent cinquante livres dus à la domestique qui s’est trouvé au service de ladite veuve MORVANT au jour de son décès ;
Plus ledit DAMOREAU retiendre par ses mains la somme de cent cinquante livres demandé par le bureau du poisson à la succession ; pour être payée si le droit de ladite demande est justifiée sinon être distribuée entre les parties à proportion de leur intérêt dans la succession.
Lesdites sommes déductibles montent à cinq cent quarante-cinq livres neuf sols ce qui réduit ladite masse mobiliaire à onze mille quatre cent quarante-six livres deux deniers ci : 1144 L – 0 s – 2d
Il convient de prélever sur ladite somme d’onze mille quatre cent quarante-six livres deux deniers les sommes dues par la succession pour raison du dit compte de tutelle ; savoir au profit du dit Jean DUMONT deux livres neuf sols onze deniers ci : 2 L – 9 s – 11 d,
au profit de ladite Louise DUMONT cinquante-quatre livres quatre sols onze deniers ci : 54 L – 4 s – 11 d,
au profit de ladite Pétronille DUMONT trois cent trente et une livres sept sols cinq deniers ci : 331 L – 7 s – 5d,
au profit de ladite Marie Françoise DUMONT trois cent une livres sept sols cinq deniers ci : 301 L – 7 s – 5 d,
au profit de ladite Élisabeth DUMONT cent soixante dix-sept livres…
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sept sols cinq deniers ci : 177 L – 7 s – 5d
Total des prélèvements à faire douze cent deux livres douze sols six deniers ci : 1202 L – 12 s – 6 d
ce qui réduit ladite masse à la somme de dix mille deux cent quarante-trois livres espt sols huit deniers ci : 10243 L – 7 s – 8 d
dont il revient moitié aux dits DAMOREAU et sa femme du chef d’elle montant à la somme de cinq mille cent vingt et une livres treize sols six deniers ci : 5121 L – 13 s – 10 d
Et l’autre moitié aux dits veuve MARLANT, Jean DUMONT, Pétronille, Marie Françoise, Louise, Jeanne et Élisabeth DUMONT ensemblement ce qui est pour chacun un septième à sept cent trente et une livres treize sols quatre deniers. Le tout compose ensemble pareille somme de cinq mille cent vingt et une livres treize sols dix deniers ci : 5121 L – 13 s – 10 d
À laquelle première somme de dix mille deux cent quarante-trois livres sept sols huit deniers il convient ajouter la somme de quatre-vingt-treize livres seize sols d’une part reçus par ledit DAMOREAU des sieurs MASSUE RABOT et MACON pour loyers dus à la succession et quarante livres d’autre part dus à la veuve MARLANT à la succession aussi pour loyers échus à la Saint Rémy (1). Le tout compose la somme de dix mille trois cent trente-sept livres trois sols huit deniers sur laquelle il sera déduit la somme de deux cent trois livres six sols pour le dernier loyer de part la succession échu à la Saint Rémy ( 1er rajout en marge : qui sera acquitté par ledit DAMOREAU à l’effet de quoi il a retenu la somme entre ses mains ) restent dix mille cent trente-trois livres treize sols huit deniers, dont moitié monte à cinq mille soixante-six livres… ( 2e rajout à la suite : revenantes aux dits DAMOREAU et sa femme )
1. 15 janvier?
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seize sols dix deniers ci : 5066 L – 16 s – 10 d
et l’autre moitié revenant aux autres parties chacun pour un septième à raison de sept cent vingt-trois livres seize sols huit deniers chaque septième, monte en totalité à pareille somme de cinq mille soixante-six livres seize sols dix deniers ci : 5066 L 16 s – 10 d
Il convient maintenant ajouter les prélèvements chacun pour ce qui le concerne ; en sorte qu’il revient au dit Jean DUMONT sept cent vingt-six livres six sols sept deniers dont il y a deux livres neuf sols onze deniers de prélèvement ci 726 L – 6 s – 7 d
Il revient aux dite FLEURY et à sa femme du chef d’elle la somme de sept cent soixante-dix huit livres un sol sept deniers ( ajout en marge : dont il y a cinquante-quatre livres quatre sols onze deniers de prélèvement ) ci : 778 l – 1 s – 7 d
Il revient à ladite Pétronille DUMONT mille cinquante-cinq livres quatre sols un denier dont il y a trois cent trente et une livres sept sols cinq deniers de prélèvement ci : 1055 L – 4 s – 1d
Il revient à ladite Jeanne DUMONT mille cinquante-neuf livres quatorze sols un denier dont il y a trois cent cinquante-cinq livres dix sept sols cinq deniers de prélèvement ci : 1059 L – 14 s – 1 d
Et à ladite Élisabeth DUMONT neuf cent et une livres quatorze sols un denier dont il y a cent soixante-dix-sept livres sept sols cinq deniers de prélèvement ci : 901 L – 4 s – 1 d
Pour fournir aux dits DAMOREAU et sa femme lesdits cinq mille soixante-six livres seize sols dix deniers ils auront et leur appartiendra à titre de partage les mille livres fournis en dot à ladite femme DAMOREAU par son contrat de mariage susénoncé, plus trente-cinq livres six sols huit deniers faisant la moitié des soixante-dix livres treize sols quatre deniers moyennant laquelle somme ils ont pris avec ladite veuve MARLANT le tiers dans cinq…
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magasins de poisson énoncé au cinquante septième article du dit inventaire ; plus les quinze livres dont ils sont débiteurs pour moitié des trente livres énoncés en l’article cinquante-huit du dit inventaire ; plus sept-cent-vingt-quatre livres seize sols trois deniers pour le prix de la vaisselle d’argent qu’ils ont retenu énoncé en l’article cinquante neuf du dit inventaire ; plus quatre cent cinquante-deux livres cinq sols sept deniers pour la vaisselle d’argent qu’ils ont retenu énoncé en l’article soixante du dit inventaire ; plus il leur appartiendra dans les sommes mobiliaires deux mille huit cent trente-neuf livres huit sols quatre deniers ;
Plus il leur appartiendra les trente-trois livres six sols huit deniers de rente viagère constituée sur la tête de Marie Louise DAMOREAU leur fille pour en commencer la jouissance du jour du décès de ladite veuve MORVANT au moyen de quoi ladite femme DAMOREAU se trouve remplie de ses droits dans la succession de sa mère ;
Pour fournir à ladite veuve MARLANT son septième dans la succession de ladite veuve MORVANT son aïeule maternelle elle aura et lui appartiendra les cinquante livres à elle fournis en dot par la mère MORVANT ; plus elle confond en sa personne quatre-vingt-huit livres deux sols dix deniers pour son septième personnel des six cent dix-sept livres fournis en dot à ladite veuve DUMONT sa mère ; plus les trente-cinq livres six sols huit deniers d’une part et quinze livres d’autre doit à la succession pour sa moitié du prix des articles cinquante-sept et cinquante-huit du dit inventaire ; plus quarante livres qu’elle doit pour loyers échus le premier octobre dernier ; plus elle aura et lui appartiendra quatre cent quatre-vingt-quinze livres sept sols deux deniers dans les sommes mobiliaires ; laquelle somme elle reconnaît avoir présentement reçue du dit DAMOREAU dont elle de quitte ; plus elle aura et lui appartiendra le septième dans les trente-trois livres six sols huit deniers de rente viagère constituée par le contrat susénoncé sur la tête de ladite Marie Françoise DUMONT pour en commencer la jouissance du jour du décès de ladite veuve MORVANT ; au moyen de quoi ladite veuve MARLANT se trouve remplie de ses droits dans la succession ( ajout en marge : de ladite veuve MORVANT ), et attendu que ladite veuve MARLANT se trouve débitrice envers ses frères et sœurs de la somme de quarante-huit livres douze…
Rayé six mots en la présente page
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sols sept deniers ainsi qu’il est dit au commencement du présent partage elle leur a présentement fait raison chacun de leur sixième dans ladite somms ainsi que ledit FLEURY, COURAND et TURBET es dits noms le reconnaissent,
Pour fournir au dit Jean DUMONT sa part dans la succession et prélèvement il aura et lui appartiendra à titre de partage la somme de six livres cinq sols prix de la croix d’or d’où il s’est rendu adjudicataire énoncé en l’article soixante du dit inventaire ( rectificatif en marge : plus il confond en sa personne quatre-vingt-huit livres deux sols dix deniers pour son septième de la somme de six cent dix-sept livres fournie en dot à sa mère, plus il aura six cent trente et une livres dix-huit sols neuf deniers dans les sommes mobiliaires ) laquelle somme ledit sieur COURAND en ladite qualité a laissé en conséquence de ladite procuration es mains dudit DAMOREAU qui s’en charge envers ledit Jean DUMONT ; plus il aura pareil septième dans les trente-trois livres six sols huit deniers de rente viagère constituée sur la tête de ladite Marie Françoise DUMONT avec pareille jouissance que dessus, au moyen de quoi ledit Jean DUMONT se trouve rempli de ses droits dans la succession de ladite veuve MORVANT.
Pour fournir aux dits FLEURY et sa femme leur part dans la succession et prélèvement ils auront et leur appartiendra les cinquante livres de dot fournis au dit FLEURY et sa femme par ladite veuve MORVANT. Plus ils confondent en leur personne que quatre-vingt-huit livres deux sols six deniers pour le septième de la dot fournie à la mère de ladite Louise DUMONT. Plus ils auront et leur appartiendra six cent trente-neuf livres dix-huit sols neuf deniers dans les sommes mobiliaires. Lesquels six cent trente-neuf livres dix-huit sols neuf deniers ils reconnaissent avoir présentement reçu dudit DAMOREAU d’où ils le quittent. Plus il appartiendra à ladite Louise DUMONT pareil septième dans ledit contrat de rente viagère constituée sur la tête de ladite Marie Françoise DUMONT avec pareille jouissance que dessus au moyen de quoi lesdits FLEURY et sa femme se trouvent remplis de leur droits dans la succession de ladite veuve MORVANT. Ledit COURAND et TURBET reconnaissent que ledit FLEURY leur a présentement payé la part revenante aux personnes pour lesquelles ils stipulent au présent acte dans dix-huit livres par lui reçus (insert noté en bas de page : du sieur GAGNERY ) pour loyers au profit de la succession… (ajout en marge : ladite veuve MARLANT )
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dudit Pierre DUMONT ce qui fait un septième pour chacun des autres enfants, l’autre septième demeurant à ladite femme FLEURY.
Pour fournir à ladite Pétronille DUMONT son septième dans ladite succession elle confond en sa personne quatre-vingt-huit livres deux sols dix deniers pour son septième du rapport de la dot de sa mère. Plus elle aura et lui appartiendra à titre de partage la somme de neuf cent soixante-sept livres un sol trois deniers dans les sommes mobiliaires que ( insert noté en marge : ladite Pétronille DUMONT ) reconnaît avoir présentement reçu du dit DAMOREAU dont (insert noté en marge : elle et ledit TURBET le quittent ), plus elle aura septième dans les arrérages de la rente viagère constituée sur la tête de Marie Françoise DUMONT avec pareille jouissance que dessus, au moyen de quoi elle se trouve remplie des droits dans la succession de ladite veuve MORVANT.
Pour fournir à ladite Marie Françoise DUMONT sa part dans ladite succession elle confond en sa personne quatre-vingt-huit livres deux sols dix deniers pour son septième du rapport de la dot de sa mère.
Plus elle aura et lui appartiendra à titre de partage neuf cent trente-sept livres dix deniers dans les sommes mobiliaires, les quelles neuf cent trente-sept livres dix deniers ladite Marie Françoise DUMONT reconnaît avoir présentement reçu du dit DAMOREAU dont elle et ledit TURBET le quittent. Plus elle aura pareil septième dans les arrérages de la rente viagère constituée sur sa tête avec pareille jouissance que dessus, au moyen de quoi elle se trouve remplie de ses droits dans la succession de ladite veuve MORVANT.
Pour fournir à ladite Jeanne DUMONT sa part dans ladite succession elle confond en sa personne quatre-vingt-huit livres deux sols dix deniers pour son septième du report de la dot de sa mère, plus elle aura et lui appartiendra à titre de partage neuf cent soixante et une livres onze sols trois deniers…
Rayé neuf mots nuls en la présente page.
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dans les sommes mobiliaires. Lesquels neuf cent soixante et onze livres onze sols trois deniers ledit TURBET reconnaît avoir présentement reçu du dit DAMOREAU dont il le quitte. Plus elle aura et lui appartiendra pareil septième dans le contrat de rente viagère constitué sur la tête de ladite Marie Françoise DUMONT avec pareille jouissance que dessus, au moyen de quoi elle se trouve remplie de ses droits dans la succession de ladite veuve MORVANT.
Et pour fournir à ladite Élisabeth DUMONT sa part elle confond en sa personne quatre-vingt-huit livres deux sols dix deniers pour son septième du rapport de la dot de sa mère. Plus elle aura et lui appartiendra à titre de partage huit cent treize livres un sol trois deniers dans les sommes mobiliaires lesquels huit cent treize livres un sol trois deniers ledit TURBET au dit nom reconnaît avoir reçu du dit DAMOREAU dont il le quitte. Plus elle aura pareil septième dans les arrérages du contrat de rente viagère constituée sur la tête de Marie Françoise DUMONT sa sœur aura pareille jouissance que dessus. Au moyen de quoi elle se trouve remplie de ses droits dans la succession de ladite veuve MORVANT.
La grosse du contrat de rente viagère constituée sur la tête de ladite Marie Françoise DUMONT est demeurée attachée à la présente minute pour la sureté commune des parties ( insert du _ en marge : pour être ladite grosse rendue au roi après le décès de ladite Marie Françoise DUMONT, puisque les parties donnent tout consentement nécessaire à cet effet ), à l’égard des autres titres ( insert du _ en marge : de l’inventaire de ladite veuve MORVANT et des pièces justificatives du dit compte de tutelle en recette et de _ ).
Élisant les parties pour l’exécution des présentes leurs domiciles irrévocables en leurs demeures susdésignés. Auxquels lieux…
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nonobstant promettent obligeance renonçant. Fait et passé à Paris en l’étude le septième novembre mille sept cent vingt-huit avant midi et ont signé : Louis DAMOREAU, Marie Jeanne MORVANT, Marie Madeleine DUMONT, François FLEURY, Louise DUMONT, Pétronille DUMONT, Marie Françoise DUMONT, Robert THURBET, COURAND. Les notaires Laucommier, Deshayes.
Et à l’instant les parties ont reconnu qu’il s’est glissé une erreur dans l’article deux du chapitre de dépense du compte de tutelle susénoncé en ce qu’il est fait mention que ladite veuve a payé au dit DE HEUDEVILLE six cent quatorze livres pour deux années de loyer échues le premier avril mille sept cent vingt-sept pendant que _ qu’il paraît par le registre des quittances du dit sieur DE HEUDEVILLE ledit Pierre DUMONT lui avoir fourni pour deux-cent-vingt-quatre livres douze sols de marchandises de bois à compte sur les loyers de ladite année mille sept cent vingt-six, ainsi ladite veuve MORVANT n’a payé sur les trois cent sept livres que soixante-douze livres huit sols faisant le surplus desdites deux cent trente-quatre livres douze sols.
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Au moyen de quoi la succession de ladite veuve MORVANT doit faire raison aux dits enfants Pierre DUMONT de ladite somme de deux cent trente-quatre livres douze sols ; dont ils confondent la moitié en leur personne en la qualité d’héritiers de ladite veuve MORVANT et l’autre moitié montante à cent dix-sept livres six sols actés présentement payée par ledit DAMOREAU et sa femme chacun pour son septième aux dites veuve MARLANT, FLEURY et sa femme, Pétronille, Marie Françoise DUMONT qui le reconnaissent ainsi et au dit R. TURBET au dit nom qui le reconnaît ainsi dont ils quittent et déchargent lesdits DAMOREAU et sa femme, à l’égard du septième du dit Jean DUMONT il est demeuré en la possession du dits DAMOREAU en conséquence de ladite procuration.
Plus il s’est glissé une autre erreur en ce que la succession de ladite veuve MORVANT a omis de faire dépense pour le compte particulier de ladite Jeanne DUMONT de la somme de quatorze livres qui a été retenue à l’hôpital du Saint Esprit sur les cent cinquante livres qui avaient été fournis lors de l’entrée de ladite Jeanne DUMONT au dit hôpital, lesquels cent cinquante livres ont été rendus à la déduction des dits quatorze livres, pourquoi il est du par ladite Jeanne DUMONT une indemnité au profit de la succession de ladite veuve MORVANT dont moitié revient aux dits DAMOREAU et sa femme et leur a été payée par ledit TURBET en ladite qualité et les six septièmes de l’autre moitié ont été aussi payé par ledit TURBET à la veuve MARLANT, au dit DAMOREAU pour ledit Jean DUMONT, et au dit FLEURY.
Lesdits FLEURY et sa femme reconnaissent que les sommes recevantes aux dites Jeanne et Élisabeth DUMONT dans le partage des autres parts _ leur ont été remises pourquoi ils s’en chargent solidairement envers lesdites mineures. Plus lesdits DAMOREAU et sa femme…
Ajout du six janvier 1730, en marge, suite au contrat de mariage de François et Pétronille du 11 décembre 1729.
Par quittance passé devant mon confrère et moi cejourd’hui six janvier mille sept cent trente en suite de la minute du contrat de mariage d’entre François AVELINE, Marchand cordonnier à Paris, et ladite Pétronille DUMONT son accordé nommé et acté ci en droit ledit contrat de mariage passé devant mon confrère et moi le onze décembre mille sept cent vingt-neuf, lesdits AVELINE et Pétronille DUMONT ont reconnu que ledit sieur DAMOREAU et sa femme leur ont remis la somme de neuf cent vingt-six livres et une quittance de Deshayes notaire soussigné de la somme de cinquante-huit livres cela pour la part des frais mentionnés en ladite _ dont ladite Pétronille DUMONT était tenue, lesdites deux sommes faisant ensemble celle de neuf cent quatre-vingt-quatre livres, de laquelle ledit DAMOREAU et sa femme étaient chargés envers ladite Pétronille DUMONT par acte ci en droit, dont ils ont quitté et déchargé ledit DAMOREAU et sa femme, au-dessus de laquelle quittance j’ai fait cette mention et autant de celle-ci sur l’expédition du dit acte ci en droit… Deshayes
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reconnaissent que ladite Pétronille DUMONT leur a remise la somme à elle revenante dans ledit partage, dont ils se chargent solidairement envers elle. Déclare ladite Marie Françoise DUMONT qu’elle a en sa possession la somme à elle revenante dans ledit partage. Promettant obligeance renonçant. Fait et passé à Paris en l’étude lesdits jours et en étant signé, le présent acte où il y a quinze mots rayés comme nuls. Louis DAMOREAU, Marie Jeanne MORVANT, Marie Madeleine DUMONT, François FLEURY, Pétronille DUMONT, Marie Françoise DUMONT, Louise DUMONT, Robert THURBET, COURAND. Les notaires Laucommier, Deshayes
Ajout du 2 juillet 1730, sur les 3 pages suivantes et dernières
Et le deux juillet mille sept cent trente sont comparus devant leur notaire Suddez, ledit François FLEURY, Marchand grainier, et Louise DUMONT sa femme qu’il autorise à l’effet des présentes demeurant rue de la Fromagerie paroisse Saint Eustache sont en leur nom que comme ledit FLEURY, tuteur de ladite Élisabeth DUMONT élu par ladite sentence du deux septembre mille sept cent vingt-huit.
Et encore ledit FLEURY et sa femme se faisant _ _ _ du dit Jean DUMONT soldat, par lequel ils promettent et s’obligent faire ratifier ces présentes incessement.
Pétronille DUMONT à présent femme de François AVELINE, Marchand cordonnier à Paris, de lui par la présente autorisée deumeurant rue Saint Antoine paroisse Saint Gervais.
Ladite Marie Madeleine DUMONT, veuve du dit Jean MARLANT, et à présent femme de Janvier NAVET, Marchand layetier à Paris, ( insert noté en marge : de lui par ces présentes autorisé demeurant rue de l’Aile du Pont Marie paroisse Saint Louis ).
Et ladite Marie Françoise DUMONT émancipée d’âge _ avec ledit FLEURY et sa femme.
Lesquels ont dit que ladite Jeanne DUMONT, leur sœur et belle sœur, mineure, est décédée le trente mai dernier. Que le peu d’effet qui composent sa succession n’a pas mérité…
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que loi _ _ faire l’inventaire, lesquelles _ parties ont partagé entre-elles également _ sixième comme seules héritières chacun pour un sixième de ladite Jeanne DUMONT.
Au moyen de quoi il ne reste plus de la succession de ladite Jeanne DUMONT que la somme de neuf cent cinquante livres dix sols neuf deniers faisante avec celle de treize livres six deniers dont ladite défunte Jeanne DUMONT était tenue pour sa part du _ du partage des autres parts et du compte de tutelle rendu le même jour que celui de la somme de neuf cent soixante et onze livres onze sols trois deniers qui en revenue à ladite Jeanne DUMONT par ledit partage des autres parts, et laquelle somme ledit FLEURY et sa femme ont par _ _ en suite de la minute du dit partage reconnu leur avoir été mise entre leur mains partie de Jeanne DUMONT ci : 958 L – 10 s – 9 d
Plus de la somme de ( insert noté en marge : soixante-sept ) livres dix sols à laquelle les parties ont évalué les intérêts et leur _ passé jusqu’à ce jour de la somme de neuf cent cinquante-huit livres six sols neuf deniers attendu que ce sont deniers pupillaires (1) ci : 67 L – 10 s
Plus la somme de onze livres quatorze sols pour sa part dans _ recouvrement qui ont été faits et qui lui ont été remis par ledit DAMOREAU ci : 12 l – 14 s
Plus _ de celles de dix-sept livres neuf sols pour le reste de sa part des rentes sur la ville et sur les meubles _ ci : 17 L – 9 s
Revenante ladite somme à celle de mille cinquante-six livres trois sols neuf deniers ci : 1056 L – 3 s – 9 d
Sur laquelle somme il convient déduire celle de deux cent vingt-six…
1. Deniers pupillaires, sont les sommes d’argent qui appartiennent à des pupilles. On comprend aussi ordinairement sous ce nom ceux qui appartiennent à des mineurs. Le tuteur ne doit point laisser les deniers pupillaires oisifs; il doit en faire emploi au bout de six mois dès qu’il a entre ses mains une somme suffisante, autrement il en doit personnellement les intérêts. Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers.
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livres huit sols trois deniers pour la dépense que ledit FLEURY et sa femme ont faite pour ladite Jeanne DUMONT depuis qu’elle est entrée chez eux jusqu’à son décès ainsi que les autres parties le reconnaissent ci : 226 L – 8 s – 3 d
Laquelle _ _ de _ sur celle _ de mille cinquante-six livres cent-huit sols trois deniers, reste celle de huit cent vingt-neuf livres quinze sols six deniers ci : 829 L – 15 s – 6 d
Laquelle est à partager par sixième parties ce qui fait pour chaque sixième la somme de cent trente-huit livres cinq sols onze deniers.
Pour fournir aux dits FLEURY et sa femme pareille somme de cent trente-huit livres cinq sols onze deniers ils demeureront d’autant quitter et décharger sur celles _ de huit cent vingt-neuf livres quinze sols six deniers restée en leurs mains.
À l’égard de la part revenant à ladite Élisabeth DUMONT montant à pareille somme elle est restée entre les mains des dits FLEURY et sa femme qui s’en chargent, ainsi que des pareils cent trente-huit livres cinq sols et onze deniers revenant au dit Jean DUMONT soldat, auquel ils promettent obligeance solidaire, remettre et payer ladite somme à sa volonté étant _ qu’il aura ratifié ces présentes comme aussi de laquelle servir lorsque de sa _ _ d’effet _ _ parlé.
Et pour ce qui en droit parties et portions revenantes aux Pétronille DUMONT femme AVELINE, Marie Madeleine DUMONT, et Marie Françoise DUMONT émancipée, lesdits FLEURY et sa femme leur ont payé à chacune, ainsi qu’elles le reconaissent les femmes AVELINE ( insert noté en marge : et NAVET de leurs dits maris ) comme dessus autorisées les cent trente-huit livres cinq sols onze deniers à chacune d’elles
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revenant dans _ de huit cent vingt-neuf livres quinze sols six deniers dont elles se contenteront et les quitteront et de _ choses généralement quelconque par rapport à la succession de ladite Jeanne DUMONT promettent obligeance renoncent. Fait et passé à Paris en l’étude l’an mille sept cent trente ledit jour deux juillet. Et ont signé ces présentes où il y a douze mots rayés comme nuls. François FLEURY, Janvier NAVET, François AVELINE, Marie Madeleine DUMONT, Marie Françoise DUMONT, Marie Louise DUMONT, Pétronille DUMONT. Les notaires Suddez, Deshayes

Source
Christine Ripaux, copie aux Archives nationales.

1710 – 11 juillet – Tutelle des six enfants NAVET

Résumé
La famille NAVET a sa place ici car elle va entrer dans le cercle de famille. Une fille DUMONT, Marie Madeleine, épousera Janvier Navet, un des six enfants orphelins de leur père Nicolas NAVET. Leur mère, Geneviève JANVIER, demeure tutrice, décèdera en avril 1729. Jean NAVET, oncle paternel est subrogé tuteur.
Faits marquants
Des six, Pierre, né en 1686, sera matelot à Marseille. Janvier, né en 1692, époux de Marie Madeleine DUMONT au 29 janvier 1730, sœur de Pétronille DUMONT notre aïeule. Jean Hubert, 1697, sera Seigneur de Pommeraye.
Les Navet sont tous layetiers, c’est à dire menuisiers de menus ouvrages : boites, coffres et cercueils. Le fort développement de la ville au XIIIe siècle les a sans doute enrichi.

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Transcription
L’an mil sept cent dix le onzième jour de juillet pardevant nous Jean Lecamus notaire sont comparus les parents et amis de Pierre âgé de 24 ans et demi ou environ, Michel âgé de 23 ans et demi, Nicolas âgé de 21 ans, Janvier âgé de 18 ans, Hubert âgé de 13 ans, et de Louis NAVET âgé de 10 ans _ ou environ enfants mineurs de Nicolas NAVET marchand layetier à Paris et de Geneviève JANVIER sa veuve son épouse et mère, _ Nicolas LANCELOT, Blanchisseur, cousin paternel (rue de la Mortellerie paroisse Saint Paul), Pierre JANVIER marchand layetier à Paris oncle maternel, Georges MAILLET, maître émailleur à Paris (rue de la Lanterne paroisse Sainte Croix-de-la-Cité) cousin maternel, Louis MANCEAU me Tourneur à Paris, Etienne DUFOUR aubergiste à Paris, Etienne LEMAIRE marchand chapelier, le Gratien CHARTON marchand pâtissier à Paris environ, tous par Me Claude Caillet procureur en cette cour d’eux fondé de procuration annexé à ces présentes lequel après serment par lui fait au cas requis nous a dit pour les constituants qu’ils sont d’avis que ladite Geneviève JANVIER mère desdits mineurs soit élue leur tutrice, à l’effet de régir et gouverner les personnes et biens, et que Jean NAVET marchand de vin à Paris oncle paternel des mineurs soit élue le subrogé tuteur.
Sur quoi nous disons que ladite Geneviève JANVIER veuve NAVET demeurera tutrice de ses enfants mineurs pour régir et gouverner les personnes et biens et pour subrogé tutrice la personne ledit Jean NAVET ledit oncle paternel lesquels comparaitront pardevant nous pour accepter  les dites charges et faire le serment accoutumée.
signé : Lecamus
Et le quatorzième jour de ce mois _ _ dessus sont comparus pardevant nous ladite JANVIER et Jean NAVET lesquels ont accepté les charges de tutrice et subrogé tutrice ci-dessus fait le serment accoutumé ledit Navet a signé et ladite Janvier a déclaré _suivant _
signé : Jean NAVET

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Domiciles futurs des enfants Navet
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À gauche, rue de la Lanterne paroisse Sainte Croix-de-la-Cité ; en haut rue de la Tisserandrie paroisse Saint-Jean en Grève ; à droite rue de la Mortellerie paroisse saint Paul et le Pont Marie.

domiciles_Navet 2
Rue de Condé paroisse Saint Sulpice

Les Layetiers, menuisiers de menus ouvrages
http://encyclopédie.eu/index.php/arts-metiers/716687945-ouvrier/870132860-LAYETIER
https://anonyme-paris.fr/aux-origines-malletiers-francais-metier-layetier-malletier/

Source
Les familles parisiennes-Tutelles http://www.famillesparisiennes.org/v6e/
Cette série du châtelet de Paris correspond aux actes faits en l’hôtel du lieutenant civil.
AN Y4203 du 11 juillet 1710, page 408 – Tutelle des enfants Navet
http://www.geneanet.org/archives/registres/view/8443/408

1700 – 12 juillet – Contrat de mariage Pierre DUMONT et Marie Jeanne MORVANT

Résumé
Le plus ancien document trouvé, reproduit ci-dessous, nous donne les parents de Pétronille DUMONT, notre aïeule par François AVELINE. Pierre DUMONT, Gagnedenier, épouse Marie Jeanne MORVANT. Pierre sera officier déchargeur de bois sur les ports de Paris. La mère de Marie Jeanne, Louise LANIZIEN, est veuve de Claude MORVANT, décédé en 1708.
Faits marquants
Nos aïeux auront deux garçons et six filles dont notre Pétronille, née en 1710.
Le nom des grands-parents ajouté ici est provient d’une autre source.

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Transcription
Pardevant les conseillés du roi _ _ _ _ _ furent présents Pierre DUMONT, Gagnedenier, fils de défunt Étienne DUMONT et Catherine BOUCHER sa femme lesquels _ _ demeurent sur le Quai des Ormes, paroisse Saint Gervais d’une part, et Louise LALIZIER LANIZIEN, veuve de Claude MORVANT, Voiturier par terre et eau _ _ pour Marie Jeanne MORVANT _ _ _ et d’eux et ci _ de son consentement _ sur la dite _ et parr_ sus dite d’autre part.
Lesquelles _ pour _ du futur mariage entre eux et Pierre DUMONT et la dite Marie Jeanne MORVANT _ _ promesses faire faire la célébration en face de notre mère sainte église le plutôt y faire se pourra au _ épousailles _ _ entre eux le traité et convention de mariage qui en suivent en la présence des dits parents et amis ci après nommés savoir de la part du futur époux Jacques VALLOIS, Gagnedenier et Michel BONNEFOY aussi gagnedenier, beaux-frères, et Pierre BOURGUILLIOT, Officier garde-bateaux, cousin, et de la part de la dite épouse Louise MARÉCHAL, épouse de Jean MOIRAL, Officier garde-bateaux, grande-tante, Jean GUECHON, Voiturier par terre et Élisabeth LANISIEN sa femme, tante.
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Cause à savoir que les dits futurs époux seront _, communs en tout biens, meubles et conquets, immeubles suivant la coutume de Paris au dessus de laquelle la dite future communauté sera régie et gouvernée encore que il la fasse et que il la demande ou de l’acquisition en paye _ contrainte auxquelles ils ont en la présente a _ égard renoncé, sans être tenu d’aucun _. crire avant la célébration du dit futur mariage et _ _ qu’elles seront payées et acquittées par qui ils seront faits…
La dite veuve MORVANT constitue en dot à la dite future épouse sa fille six cent dix-sept livres pour les droits succession qu’elle a et pour avoir…MORVANT son époux… aucunement
Laquelle dot les futures époux _ lui avoir été fournie par la dite veuve MORVANT tant en meubles immeubles que _ linge et hardes du tout il se tient C_ et _ des charges la dite veuve MORVANT _ de laquelle dot moitié en _ chez la dite future convention et l’autre moitié sera et demeurera propre a la dite future épouse et aux _ de son côté et lègue _ tout ce que pendant le dit mariage lui
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adviendra _ _ par _ _ ou autrement en meubles et immeubles, le dit futur époux a doué et doue la dite future épouse de la somme de deux cent livres de douaire… par elle suivant la coutume de Paris, le survivant des dits futurs époux aura et prendra par préciput et _ part des biens meubles de la dite communauté _ lequel voudra choisir suivant la prisée de l’inventaire qui en sera faite et sans crié jusqu’à la somme de cent livres ou la dite somme de denier comptant au choix du dit survivant, sera promis à la dite épouse et aux enfants qui naîtront du dit future mariage d’accepter ou renoncer à la dite future communauté et en cas de renonciation reprendre tout ce qu’elle avait apporté au dit future mariage et ce qui pendant celui-ci lui sera échu et advenu _ _ meubles et immeubles, elle se prendra ses douaire et préciputs telle que dessus _ être par elle _ _ _ _ _ _dette de ladite communauté _ la dite future épouse _ parlé _ obligée ou être condamnée dont ils seront acquittés par les héritiers et sur les
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biens du dit futur époux sur lesquelles ils seront hypothèques du jour et date du présent contrat. Car ainsi _ _ est commun _ entre les dites parties.
Pour obligation fait et passé à Paris en la demeure de la dite veuve MORVANT _ _ le douze juillet avant midi _les Jean VALLOIS et Michel BONNEFOY beaux-frères du dit futur époux.
Ont déclaré conforme au serment
et les autre sont signé
Pierre DUMONT Louise LANIZIEN
Marie Jeanne MORVANT
Pierre BOURGUILLIOT G. GUILLOBIX Jean GUECHON Élisabeth LATIZIÉ
Louise MARECHAL
Les notaires Lirges, Monnerae

Arbre

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Le nom des grands-parents est fourni par Mme Christine Ripaux.

Domicile
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Les époux Dumont habitent Quai des Ormes, paroisse Saint Gervais, en orange. Ce sont les maison à partir de la rue Geoffroy l’Asnier, actuellement Square de l’Hôtel de Ville ou le petit îlot à droite vers la rue de l’École. Extrait du plan de 1786 dressé… par J. Junié, Ingén. Géogr. de Monseigneur l’Archevêque et géomètre des Eaux et forêts de France

plan du centre Turgot_blog
Sur le plan Turgot de 1739 ci-dessus il s’agirait du premier groupe de maisons face au quai des Ormes.

La Communauté des déchargeurs de bois
navigation
Flottage de bois sur la Seine. À droite l’île Saint Louis.
« Déclaration du 10 avril 1703 registrée le 18 du même mois, portant règlement pour les droits des cinquante Déchargeurs de bois neuf, cotterets, fagots, bois à bâtir, etc. arrivant dans la ville de Paris, créés par l’édit du mois de juillet 1702. »
Dictionnaire des Arrêts ou jurisprudence universelle des parlements de France, tome troisième, 1727, page 388.
Les ports
Les bois arrivaient par les longs trains de flottaison des forêts de Bourgogne. Ce fut un des usages les plus importants de l’île Louviers. Cet îlot était situé légèrement en amont de l’île Saint Louis, en face de l’Arsenal et du couvent des Célestins.
L’île Louvier doit son nom à Nicolas de Louviers, prévôt des marchands et qui en avait la jouissance au XVe siècle, avant d’être rachetée par la ville en 1700. Couverte de pâturage, elle fut confiée aux marchands de bois. Sur le plan Turgot de 1739 on peut voir l’île recouverte de stocks de bois. Les bois au Port Saint Paul étaient acheminés par le pont de Grammont. Il en était de même sur la rive gauche de la Seine avec le Port Saint Bernard. Le stockage y était plus important.
Stéphane BLOND, « Le plan Turgot », Histoire par l’image [en ligne], consulté le 14 Juin 2018. URL : http://www.histoire-image.org/fr/etudes/plan-turgot
Le Quai des Ormes est l’actuel quai de l’Hôtel de Ville, entre la rue des Nonnains d’Hyères et Geoffroy l’Asnier. Peint par Jean-Baptiste Nicolas Raguenet en 1757 ( musée Carnavalet ).

Pont Marie
Le tableau représente le port avec les bateaux et les détails qui nous intéresseront par la suite à savoir le Pont Marie avec, à gauche, ses maisons en L ( Aile du Pont Marie ) qui subsistent après la débâcle de 1658, et l’île Saint Louis à droite.
https://www.histoires-de-paris.fr/flottage-de-bois/
Le flottage du bois de Morvan vers Paris
http://lemorvandiaupat.free.fr/flotteurs.html
https://burgondiart.wordpress.com/2015/04/25/quand-les-parisiens-se-chauffaient-au-bois-du-morvan-la-tradition-du-flottage-du-bois/
http://www.canal-du-nivernais.com/feuilleton-fottage-du-bois_52.htm#EP2
L’habitat parisien
En 1715 la ville comptait 500 000 h. Les maisons, que nous appelons aujourd’hui immeuble, ont couramment quatre étages et sont construites en pans de bois, à bois courts. Les éléments sont interchangeables. Cela facilite les réparations car les étages sont indépendants. Les murs sont moins épais que ceux en moellons et donnent un peu plus d’espace intérieure. Les façades sont enduites de plâtre, ce qui ne manque pas à Paris. Les toits sont rouge, la couverture se fait par tuiles, moins couteuse que les ardoises. Voir la vidéo de Youri Carbonnier : « L’habitat parisien au XVIIIe siècle : les maisons sur les ponts de la capitale.»

Le logement à Paris au XVIe et XVIIe siècles
http://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1962_num_17_3_420850
La cuisine équipée (un évier/pierre à laver et une cheminée/potager) est la seule pièce spécialisée. Traditionnellement installée au rez-de-chaussée, elle tend à monter dans les étages et à se multiplier.
http://lettres.sorbonne-universite.fr/article/maisons-ordinaires-a-paris-1650
Les crues à Paris
https://fr.anecdotrip.com/anecdote/1658-peril-sur-la-seine-le-pont-marie-et-la-crue-du-siecle-par-vinaigrette
https://www.shf-lhb.org/articles/lhb/pdf/1981/04/lhb1981040.pdf page 395
https://www.histoires-de-paris.fr/crue-1658/amp/
Histoire du Pont Marie
http://www.isl-paris.com/ile-saint-louis/FR/produit_id_1569/Pont-Marie.html
Source
Christine Ripaux, copie aux Archives nationales, indication des parents et grands-parents de Marie Jeanne Morvant sur son arbre.

Introduction

APRÈS L’ABDICATION DE NAPOLÉON III les communards se révoltent contre le pouvoir et incendient les Tuileries, le palais de Justice et l’Hôtel de Ville. Les registres civils et paroissiaux antérieurs à 1860 partent en fumée : l’état civil a brûlé lors de la Commune en 1871.
Cependant la généalogie en ligne nous permet aujourd’hui de recueillir des données que l’état civil n’aurait pas fourni.
En effet les actes notariés du Châtelet de Paris ainsi que du cabinet notarial n° 12 de l’île Saint Louis nous détaillent les tutelles – dans le cas où l’un des parents mourraient avec des enfants mineurs il y avait la nomination d’un tuteur avec la réunion d’un conseil de famille – les contrats de mariage, le partage des biens, les parents et amis.
Ci-après nous allons connaître Jean AVELINE et Claude CHABRAND, leur fils François AVELINE, veuf de Jeanne Denise COIN, et avec Pétronille DUMONT sa seconde épouse, la famille DUMONT. Le mariage des parents fourni le document le plus ancien. Nous sommes au 12 juillet 1700.
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Scène de la vie parisienne par Nicolas Jean-Baptiste Nicolas Raguenet (1715-1793)
Tout se passe au centre de Paris sous l’ancien régime. Le cercle des parents et amis se dévoile, leurs métiers, leurs biens et leurs domiciles. Toutes les rues ne sont pas conservées et les lieux disparus sont documentés. Les connaissances et études historiques approfondies sur l’habitat, les métiers en notre capitale, en plein développement à l’époque, nous permettent aujourd’hui de saisir de façon captivante la vie de nos aïeux au fil de ces articles.
Nous disposons aussi du fond privé Andriveau sur les mariages. Les archives Andriveau ont été écrits en 1830 pour aider les notaires dans les recherches d’héritiers. Un petite équipe de scribes parcourait la capitale afin de créer des fiches résumant de manière très précise l’état civil de Paris.
De surcroit, une généalogiste de Paris nous a fait parvenir cette année quatre documents, reproduits et commentés ici également. Un grand merci à Mme Christine Ripaux pour ces soixante-quatre pages supplémentaires qu’elle a photographié pour nous aux Archives nationales. Osons espérer d’autres rebondissements.
Notre arbre généalogique se complète à chaque document.

 

—oOo—

1725 – 26 septembre – Tutelle des enfants DUMONT

Résumé
Décès de Pierre DUMONT, Officier déchargeur de bois sur les ports de Paris, et tutelle des enfants DUMONT. Ici nous découvrons le nom et l’âge des enfants DUMONT, dont Perrette, qui ne saurait-être que notre aïeule Pétronille. Louise LANISIEN, la grand-mère maternelle, sera élue tutrice.

Faits marquants
Une des filles, Marie Madeleine DUMONT, ne figure pas ici. Elle est déjà mariée depuis le 11 novembre 1723 avec Jean MARLANT, Compagnon maçon (qui lui est présent ). Ils demeurent sur l’Aile du Pont Marie paroisse Saint Louis. Elle est marchande de poisson et sœur de Pétronille. Après le décès de Jean MARLANT en 1728 elle épousera Janvier NAVET ( vu au document précédant ) en 1730.
Sur ce document apparaît Louis DAMOREAU, cousin de Marie Jeanne MORVANT, la mère. Il sera son nouvel époux.

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Transciption
L’an mil sept cent vingt cinq le vingt six septembre par devant nous Gérôme Dargouges _ sont comparus les parents et amis de Jean âgé de 24 ans, Marie Louise âgée de 20 ans, Jean Baptiste âgé de 18 ans, Pierrette âgée de 15 ans, Marie Françoise âgée de 13 ans, Marie Jeanne âgée de 10 ans, Élisabeth DUMONT âgée de neuf ans le tout en environ, enfants du défunt Pierre DUMONT Déchargeur de bois et Marie Jeanne MORVANT sa femme comparants par François Michel BONNEFOY, Voiturier par terre, oncle paternel, Jean BRETON, Taillandier, cousin paternel, Louis DAMOREAU, Marchand bourrelier, à Paris cousin maternel, Jean LANISIEN, Gagnedeniers, cousin maternel, Jean MARLANT, Maçon, beau-frère, Nicolas BORNILIO, Charron à Paris, cousin maternel et Georges MASCON, Marchand arquebusier amis sont par Me Pierre Becher _ en cette cour d’eux fondé de procuration annexé à les personnes lesquelles après serment par lui fait pour les constituants en cas requis nous a dit qu’ils sont d’avis que Louise LANISIEN, veuve de Claude MORVANT, Voiturier par terre, aïeule maternelle des mineurs leurs soit élue comme ils la nomment et élisent tutrice à l’effet de régir et gouverner leurs personnes et biens.
Surquoi nous disons que la dite Louise LANISIEN veuve MORVANT sera et demeurera tutrice des mineurs pour régir et gouverner leurs personnes et biens laquelle comparaîtra par devant nous pour accepter la dite charge et faire le serment accoutumé.
signé : Dargouges
page 808
et à l’instant est comparue ladite Louise LANISIEN veuve MORVANT laquelle accepte ladite charge de justice fait le serment accoutumé et a signé Louise LANISIEN
page 809 25 septembre 1725
Pardevant les notaires à Paris soussignés, furent présents les parents et amis de Jean DUMONT âgé de vingt quatre ans ou environ, Marie Louise DUMONT âgée de vingt ans, Jean Baptiste DUMONT âgé de dix huit ans, Pierrette DUMONT âgée de quinze ans, Marie Françoise DUMONT âgée de treize ans, Marie Jeanne DUMONT âgée de dix ans, Elisabeth DUMONT âgée de neuf ans _ ou environ enfants mineurs de défunt Pierre DUMONT ci devant Déchargeur de bois, et Marie Jeanne MORVANT sa femme ; comparant par Michel BONNEFOY Voiturier par terre demeurant rue des Jardins paroisse Saint Paul, oncle paternel, Jean BRETON, Taillandier, demeurant la dite rue des Jardins paroisse Saint Paul cousin paternel, Louis DAMOREAU, Marchand bourrelier à Paris, y demeurant, quai de la Tournelle paroisse Saint Nicolas du Chardonnet oncle maternel, Jean LANISIEN, Gagnedenier, demeurant sur le Pont Marie paroisse Saint Louis cousin maternel, Jean MARLANT, Maçon, beau-frère à cause de Marie Madeleine DUMONT sa femme demeurant sur l’Aile du Pont Marie susdite paroisse Saint Louis, Nicolas BARDIN, Charron à Paris, y demeurant rue de Charenton faubourg Saint Antoine paroisse Sainte Marguerite cousin maternel et Georges MASCON, Marchand arquebusier, demeurant susdite Aile du Pont Marie paroisse Saint Louis ami.
Lesquels ont fait et constitué leur procureur général et
page 810
spécial Me (blanc) procureur au Châtelet auxquels ils donnent pouvoir de procureur pour eux et en leurs noms comparait en l’hôtel et pardevant Monsieur le lieutenant civil au Châtelet de Paris en l’assemblée qui doit être convoquée des parents et amis des dits mineurs, et le dire et déclarer qu’ils sont d’avis que Louise LANISIEN veuve de Claude MORVANT, Voiturier par terre, aïeule maternelle des dits mineurs leur soit lue comme ils la nomment et élisent tutrice à l’effet de régir et gouverner les personnes et biens des dits mineurs requis l’homologation du présent avis, faire le serment accoutumé, et généralement promettant obligeant fait et passé à Paris en l’étude, le vingt cinq septembre mil sept cent vingt cinq et étant signé ( insert noté en marge : excepté lesdits BONNEFOY et LANISIEN qui ont déclaré ne le savoir de _ interpellés suivant l’ordonnance ). La présente procuration où il y a trois mots rayés _,
signé : Nicolas BORNILIO, Georges MASCON, Louis DAMOREAU, MFB ( François Michel BONNEFOY ), Jean BRETON, Jean MARLANT
les notaires : _, Hargenvilliers

Scellé lesdits jours et _ _ .
Signatures
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Source
Les familles parisiennes-Tutelles AN Y4399

1729 – 31 octobre – François AVELINE perd son épouse Denise Jeanne COIN

Résumé
François Aveline, 24 ans, perd sa jeune épouse Denise Jeanne COIN, un mois après la naissance de leur fils Jean François. Les grand-pères Jean AVELINE et Jacques COIN sont nommés tuteurs. Marchands cordonnier tous deux, ils habitent rue Saint-Antoine, paroisse Saint Paul.

Faits marquants
François a aussi une sœur, dont le prénom n’est pas connu. Elle est mariée à Louis MAUCOURT, Marchand sellier. Celui-ci sera tuteur des enfants de Jacques François COIN en 1768.
François va se remarier avec Pétronille DUMONT, ce que donnera l’acte du 31 janvier 1730. Ils habiterons toujours rue Saint Antoine mais paroisse Saint Gervais. Pétronille a ainsi élevé Jean François AVELINE. Nicolas François Xavier, notre aïeul, naîtra en 1747. C’est lui qui ira en Alsace avec ses parents.

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Transcription
Le trente et un octobre 1729
L’an mil sept cent vingt neuf le trente et un octobre par devant nous Jérôme d’Argouges Chevalier sont comparus les parents et amis de François AVELINE marchand Cordonnier à Paris âgé de vingt-trois ans cinq mois veuf de Denise Jeanne COIN sa femme, et aussi de Jean François AVELINE âgé d’un mois fils dudit François AVELINE, et de la défunte Jeanne COIN sa femme, savoir (1) Jean Aveline père dudit François AVELINE et aïeul dudit Jean François AVELINE, Jacques COIN aïeul maternel dudit Jean François AVELINE, Jean LABOUR cousin maternel, Jacques DAMÉCOURT, Vaze VELON , Étienne PONCHET et Jean DAUPHIN amis, fait par maître Louis Marie Frichot procureur en cette cour d’eux fondé de procuration annexée à ces présentes, lequel au dit nom après serment par lui fait au cas requis nous a dit pour les constituants qu’ils sont d’avis que ledit Jean AVELINE soit élu tuteur tant au dit François AVELINE qu’au dit Jean François AVELINE son petit fils, à l’effet de régir et gouverner leurs personnes, et biens, jusqu’à la majorité dudit François AVELINE, après laquelle il sera tuteur du dit Jean François AVELINE son fils aussi pour régir, et gouverner les personnes, et biens, et pour subrogé tuteur audit Jean François AVELINE son petit fils ledit Jacques COIN, lequel lui demeurera aussi pour tuteur à l’effet d’accepter pour son dit petit fils la communauté de biens d’entre sa dite défunte mère, et son père, ou y renoncer, dans l’un ou l’autre cas réglet et liquider les droits dudit mineur son petit fils avec son père fait à l’amiable ou autrement ; Surquoi
page 972
nous disons que Jean AVELINE est et demeurera tuteur tant au dit François AVELINE, qu’au dit Jean François AVELINE son petit fils pour régir, et gouverner leurs personnes, et biens jusqu’à la majorité dudit François AVELINE après laquelle il sera et demeurera tuteur dudit Jean François AVELINE son fils, pour aussi régir et gouverner les personnes, et biens, et Jacques COIN est, et demeurera subrogé tuteur audit Jean François son petit fils et tuteur à l’effet d’accepter pour son dit petit fils la communauté de biens d’entre ladite défunte mère, et son dit père ou y renoncer, et dans l’un ou l’autre cas régler et liquider les droits dudit mineur son petit fils avec son père _ suivant l’avis des dits parents et amis ci-dessus que nous avons homologué, et comparaîtront après devant nous les dits Jean AVELINE, et Jacques COIN pour accepter lesdites charges et faire le serment accoutumé.
signé : d’Argouges
bas de page :
et les dits jour et an que dessus sont comparus lesdits Jean AVELINE et Jacques COIN lesquels ont chacun a leur égare accepté les dites charges ont fait le serment accoutumé, et ont signé Jean Aveline Jacques COIN
page 973 ( du 27 octobre 1729 )
Pardevant le conseillé du roi notaire Châtelet de Paris soussigné furent présents les parents et amis de François AVELINE maître Cordonnier à paris âge de vingt-trois ans cinq mois veuf de Denise Jeanne COIN sa femme, les amis de Jean François AVELINE âge d’un mois fils dudit François AVELINE et de défunte Denise Jeanne Coin sa femme ; Savoir Jean AVELINE bourgeois de Paris demeurant rue Saint Antoine paroisse Saint-Paul, père dudit François AVELINE, et aïeul de Jean François AVELINE, Jacques COIN md Cordonnier à Paris y demeurant rue des Prêtres ? (2) paroisse Louis et Saint-Paul aïeul maternel de Jean François AVELINE ; Jean BONDIS, Marchand cordonnier à Paris, y demeurant _ rue des Sept-Voies (3) bisaïeul dudit AVELINE fils Louis Maucourt, Marchand sellier, demeurant Grande rue du Faubourg Saint Antoine paroisse Sainte Marguerite beau-frère dudit AVELINE Fils oncle dudit Jean François AVELINE _ maternel. Jean LABOUR, Marchand vinaigrier, demeurant rue du Roi de Sicile paroisse Saint-Paul cousin maternel. Jacques DAMÉCOURT, Marchand bourrelier demeurant rue Beautreillis paroisse Saint-Paul, Marc VELON, Marchand cordonnier, demeurant rue Saint-Avoye (4) paroisse Saint Nicolas des Champs, Etienne PONCHET, Bourgeois de Paris, demeurant rue du Figuier paroisse Saint Paul et Jean DAUPHIN _ demeurant rue Saint Antoine paroisse saint Gervais, tous amis et lesquels ont fait et constitué leur procureur général et spécial Me      procureur au Châtelet, auquel ils donnent pouvoir et pour lui et en leur nom comparaître en l’hôtel et pardevant monsieur le Lieutenant civil audit Châtelet en l’assemblée desdits parents et amis des mineurs convoquée, à l’effet de nommer un tuteur au dit François AVELINE pour régir et gouverner sa personne et biens et comme subrogé tuteur audit AVELINE son fils, et le dire le déclarer pour
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lesdits comparants savoir à l’égard desdits Jean AVELINE et Jacques COIN qu’ils se ra portent chacun à leur égard pour ladite nomination et justice et audits parents et amis, co[mme] pour les autres comparants, qu’ils sont d’avis que ledit Jean Aveline soit nommé et élu tuteur _ audit François AVELINE son petit fils pour régir et gouverner leurs personnes et biens jusqu’à la majorité dudit François AVELINE, après laquelle il sera et demeurera tuteur dudit Jean François AVELINE son fils et aussi pour régir et gouverner sa personne et biens, lequel Jacques COIN aïeul maternel soit nommé et élu pour subrogé tuteur audit Jean François AVELINE son petit fils, lequel demeurera aussi pour tuteur à l’effet d’accepter pour son petit fils la communauté de biens d’entre sa défunte mère et son dit père ou y renoncer et en l’un et l’autre cas régler et liquider les droits des mineurs son petit fils avec son père soit à l’amiable ou en justice ; faire au sujet de ce que dessus le serment en ce cas requis et accoutumé, requérir l’homologation des amis et _ _. Fait et passé à Paris le vingt sept octobre mil sept cent vingt neuf ont signé Jean AVELINE, COIN, Jean BONDIS, PONCHET, VELON, DAUPHIN, MAUCOURT, Jacques DAMÉCOURT, LABOUR, deux avocats _ _ »

Signatures de Jean AVELINE et Jacques COIN, les tuteurs :
signatures

1. sçavoir : Pendant très longtemps, du moyen français jusqu’au XVIIIe siècle, le mot s’écrivait sçavoir par fausse régression au latin classique scire (« savoir »). Il faut attendre 1740 pour que l’Académie française enregistre, dans la troisième édition de son dictionnaire, le mot sous sa graphie actuelle. Dans le sens de posséder quelque science, quelque art, être instruit, habile en quelque profession, en quelque exercice.
2. Dans ce cas plutôt paroisse Saint-Gervais
3. Paroisse Saint-Étienne-du-Mont comme Élisabeth Emblouy épouse de Nicolas Navet, Secrétaire. ( actuellement rue Valette )
4. Le quartier Sainte-Avoye est le douzième quartier administratif de Paris situé dans le sud-ouest du 3 arrondissement. Il est nommé en l’honneur d’Avoye de Sicile, martyre du III siècle. Une partie de l’actuelle rue du Temple, qui traverse le quartier du sud vers le nord, s’appelait autrefois rue Sainte-Avoie. La rue du Temple est une des plus vieilles rues de Paris.

Arbre

arbre 4448

Source
AN Y4448 du 31 octobre 1729, page 971
http://www.geneanet.org/archives/registres/view/5798/971

1730 – 29 janvier – Mariage de Janvier NAVET et Marie Madeleine DUMONT

 

Résumé
Cet acte nous détaille le douaire préfix obtenue par Marie Madeleine DUMONT, veuve MARLANT, Marchande de poisson, qui entre dans la famille NAVET par son remariage avec Janvier NAVET. La mère de celui-ci, Geneviève JANVIER, est décédée en avril 1729.

Faits marquants
Marie Madeleine a un fils mineur de son premier mariage en 1723, Jean MARLANT. Les effets de Marie Madeleine, détaillés sur trois feuillets insérés, se montent à 1505 livres. Nous y retrouvons François Aveline, cette fois avec Pétronille DUMONT. À noter aussi Maître Louis Jacques BAUDRY, Contrôleur du Roi Trésorier receveur général et payeur des rentes de l’Hôtel de Ville. Et une belle page de signatures des parents et amis.

page 1page 2effets 1effets 2effets 3

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Transciption

Furent présent Janvier NAVET marchand Layetier à Paris majeur, fils de défunt Nicolas NAVET aussi marchand Layetier à Paris et Geneviève F. JANVIER sa femme ses père et mère demeurant à Paris sur l’Aile du Pont Marie paroisse Saint Louis, pour lui et en son nom d’une part et Marie Madeleine DUMONT veuve de Jean MARLANT Compagnon maçon à Paris (croix) y demeurant aussi rue de l’Aile du Pont Marie paroisse Saint Louis _, pour elle et en son nom d’autre part.
Lesquels _ en la présence et du consentement de leurs parents et amis ci après nommés savoir de la part du dit future époux, de Michel Jacques NAVET – en marge : elle factrice et marchande de poisson, parafes : mmd, jn – md Layetier à Paris, frère, Nicolas NAVET aussi marchand Layetier à Paris, frère, et Marie MAGDELAINE sa femme, Jean Hubert NAVET aussi marchand Layetier à Paris, frère et Jeanne DELAISTRE sa femme, Maître Louis Jacques BAUDRY Contrôleur du Roi Trésorier receveur général et payeur des rentes de l’Hôtel de cette ville, Jacques Marie CHARTRAIN bourgeois de Paris, et Thomas Ambroise BARDIN marchand épicier, ami, et de la part de la dite future épouse de François FLEURY md Grainier à Paris et Marie Louise DUMONT sa femme, sœur, François AVELINE md Cordonnier à Paris et Pétronille DUMONT sa femme, sœur, Marie Françoise DUMONT fille, sœur , Michel BONNEFOY voiturier et Edmée DUMONT sa femme, tante, et Louis DAMOREAU md Bourrelier à Paris et Marie Jeanne MORVANT sa femme, tante,
ont fait _ accorder et convention de mariage qui suivent ceci à savoir que les dits Janvier NAVET et Marie Madeleine DUMONT ont promis de prendre l’un l’autre par _ _ mariage de lui faire solennités en face de notre sainte église _. Seront les dits futurs époux tout en communauté en biens, meubles et conquêts jurent _ suivant la coutume de Paris au dessin de laquelle leur future communauté sera régie et gouvernée encore que ci après ils fassent leur demeures et des acquisitions de biens en paye le contenu et loyer contrainte auxquelles est expressément dérogé et renouée.
Ne feront néanmoins tenus des dettes et hypothèque l’un de l’autre faites et créées avant la célébration du dit mariage et si _ y a elles seront payées et acquittées par qui d’eux les aura faites et créées sur son bien particulier sans que l’autre _ bien en soit aucunement touché.
Les biens de la dite future épouse consistant en la moitié du contenu
jnmmd (Jean NAVET-Marie Madeleine DUMONT)

page 3
d’inventaire fait après décès du dit MARLANT par Dehayes Louis le dit notaire soussigné et son confrère le treize décembre mil sept cent vingt huit clos en justice le vingt quatre du dit mois _ à l’égard de l’autre moitié du contenu au dit inventaire la dite future épouse déclare qu’il appartient à Jean MARLANT son fils mineur et du dit défunt.
Plus et en la somme de quinze cent cinq livres, dix sols, trois deniers tout en deniers comptants, vaisselle d’argent et meubles, linge et hardes, le tout contenu ou nu état qui a été fait entre les dits futurs époux lequel est demeuré joint à ces présentes après avoir été paraphé des dits futurs époux, tout le contenu auquel inventaire ledit état la dite future épouse promet souscrire au dit futur époux la veille de leur épousailles.
Desquels biens de la future épouse il _ la communauté jusqu’à la somme de mille livres et le surplus sera et demeurera propre à la dite future épouse et aux fins de son côté _ avec tout ce qui pendant le dit mariage lui reviendra et échoira tant en meuble qu’immeuble par succession donation lègue ou autrement.
Ledit futur époux a doué la dite future épouse de la somme de mil livre de douaire préfix (1) une fois payé pour en jouir par la dite future épouse à la caution juratoire aussitôt qu’il aura lieu suivant la coutume de Paris.
Le survivant des dits futurs époux aura et prendra par préciput (2) et avant partage fait des biens de la dite communauté tels meubles d’iceux qu’il voudra choisir suivant la prisée de l’inventaire qui en sera faite et sans criée jusqu’à la somme de quatre cent livre de la dite somme en denier comptant au choix du dit survivant réciproquement.
S’il est vendu ou aliéné aucun bien ou racheté rentes propres au dits futurs époux remploi en sera _ ou acquisition de biens immeubles pour porter pareille nature _ propres à celui des dits futurs époux de qui les aliénés avaient appartenu et _ devra de chacun côté _ et _ la dissolution du dit mariage le dit remploi _ fait _ _ _ pour le faire seront acquis _ biens de ladite communauté _ _ ce qui sera _ car à l’égard de ladite future épouse sera requis _ biens des propres du dit future époux et ha_ du dit remploi sortira immobiliaire _ nature de propre aux dits futurs époux et annulera de chaque côté ce lègue.
Sera permis à la dite future épouse et aux enfants qui naîtrons du dit mariage _ Jean MARLANT mineur de renoncer à la dite communauté le faisant de reprendre _ et quittance tout ce que ladite future épouse avait apporté au dit mariage avec tout ce que pendant le dit mariage lui sera advenu et échu tant en meuble qu’immeuble par succession donation lègue ou autrement _ la dite futur épouse le douaire et préciput _ que de_ le tout sera par elle y _ en sera tenu d’aucune dette et hypothèque de la dite communauté encore qu’elle y lui s’y sera obligée ou y lui est condamnée dont elle et le dit enfant seront acquittés et indemnisés par leur héritière _ bien du dit futur époux.
Pour toutes les clauses et commentaires du présent contrat il y aura hypothèque des biens du dit futur époux de ce jour d’hui.
Est convenu que le dit Jean MARLANT mineur nourri et _ jusqu’à l’âge

1. Le douaire, soit coutumier soit préfix (ou conventionnel), est un terme de droit ancien désignant la portion de biens que le mari réserve à son épouse dans le cas où celle-ci lui survivrait. La bénéficiaire est dite douairière. Le douaire est un élément fondamental du droit des gens mariés sous l’Ancien Régime.
2. par préciput : privilège conféré soit par contrat, soit par la Loi, qui permet, à celui qui bénéficie d’un droit qui se trouve en concurrence avec une ou plusieurs personnes, de pouvoir l’exercer avant tous les autres.

___

État des effets que possède la veuve MARLANT depuis son inventaire savoire :
– Six marc (3) six onces trois gros d’argent (4) à 51 livres le marc ci : 325 livres 10 sols 3 deniers
– plus _ _ _ cent cinq livres dont la dits _ plus que la valeur en vaisselle d’argent, d’étain, le cuivre ci : 105 livres
– plus en espèce sonnante la somme de quatre cent livres ci : 400 livres
– plus une courtepointe (5) toute neuve de taille des _ double d’une taille rouge avec un morceau d’une aune (6) de la même étoffe y compris un devant de cheminée prisée ensemble ci : 50 livres
– une garniture à dentelle avec une estinquète (7) qui sont neuves prisées : 17 livres
total en partie la somme de : 899 livres 10 sols 3 denier

3. Le marc était un poids de huit onces, servant à peser l’or et l’argent. Une monnaie contenant une quantité équivalente de ces métaux fut donc également appelée « marc »
4. Le gros, appelé en allemand Groschen et en italien Grosso, désigne dès la fin du Moyen Âge et durant les temps modernes un ensemble très divers de pièces d’argent dont le poids et la valeur différaient sur l’ensemble du continent européen.
5. Édredon
6. Aune : ancienne mesure de longueur française, utilisée surtout pour mesurer les étoffes, et qui valait, selon les régions, de 0,676 m à 1,118 m.
7. Estinquète : mouchoir de cou, cravate.

page 4 – Effets suite
de l’autre par la somme de 899 livres 10 sols 3 deniers
suite des effets savoire :
– deux garnitures complètes une a dentelle et l’autre à bride la rehausse comprise une autre garniture à rehausse avec un mouchoir à dentelle et une coiffe de gaffe à fleur prisée ci : 60 livres
– plus deux jupons et un quadraquin de badien à grain d’orge tout neufs prisé ci : 12 livres
– huit chemises de taille d’Alençon neuves prisées ci : 32 livres
– un jupon de cretonne (6) piquée neuf prisée ci : 10 livres
– un habit de dais (8) _ à fond vert et cramoisis (9) toute complète prisée 70 livres
– une robe de satin raisin cannelle et blanche prisée 40 livres
– plus un jupon de damas neuf prisé ci : 45 livres
total en partie la somme de 1168 livres 10 sols 3 deniers

de l’autre par la somme de 1168 livres 10 sols 3 derniers
suite des effets savoire :
– une croix de diamant prisée 45 livres
– plus un autre croix d’or avec une _ de _ deux bagues d’or et une paire de _ de soulier prisée toutes ensemble ci : 15 livres
– un fauteuil et deux tabourets de point à la turque prisée ci : 40 livres
– plus un trumeau de cheminée avec son cache d’orne prisée ci : 9 livres
– plus deux boutique un magasin à poisson prisé ci : 200 livres
– six tabliers de toile blanche et huit napperons neufs prisé ci : 18 livres
totale la somme de quinze cent cinq livres dix sols trois deniers
Paraphé _ du contrat de mariage
Passé devant Notaires soussignés ce jour d’hui vingt-neuf janvier mil sept cent trente
signés : Janvier NAVET
Marie Madeleine DUMONT
les notaires : Laucommier, Deshayes

8. La cretonne est une toile de coton permettant de réaliser des vêtements : jupes, robes, pantalons.
9. tenture en forme de ciel de lit

page 5, suite de la page 3

de quinze ans au dépend de la communauté _ le mineur de son bien sans amener diminution du fond _ _,
Les biens du dit futur époux montera à la somme de sept mil deux cent quatre vingt quinze livres, savoir trois mil quatre cent livres en dernière comptance _ _ er meubles et marchandises desquels biens il en _ en communauté pareille somme de mil livres _ plus _ tout ce qui lui adviendra _ pendant le dit mariage tout en meubles qu’immeubles par succession donation lègue ou autrement lui sera ad_ a propre aux _ de son côté _
Le dit futur époux déclare que par acte passé devant Dionis leg. et son confrère notaires à Paris le dix septembre mil sept cent vingt _ il a transigé aux la personne _ héritière et défunte Catherine MARTIN sa première femme ? par lequel acte il a été déchargé de toutes les choses a ce jugement.
Car ainsi _ fait _ _ cham_ à son égard ren_ fait et passé à Paris en la demeure de la dite veuve MARLANT susditte l’an mil sept cent trente le vingt neuf janvier après midi et consigné excepté le sieur BONNEFOY et sa femme qui ont déclaré _ _ _ y figurer
de _

signatures :
Janvier NAVET
Marie Madeleine DUMONT
Louis Jacques BAUDRY
François FLEURY
François AVELINE
Louis DAMOREAU
Michel Jacques NAVET
Jean Hubert NAVET
Marie Madeleine DUMONT
Marie Jeanne MORVANT
Marie DELAISTRE
Louise DUMONT
Pétronille DUMONT
Jacques Marie CHARTRAIN
Thomas Ambroise BARDIN
Marie Françoise DUMONT
( les notaires ) Laucomier, Deshayes

Ledit Janvier NAVET futur époux reconnait que ladite…

page 6
veuve MARLANT la future épouse, tous deux à _, lui a remis tous les effets contenus en l’inventaire daté ci _ au contrat de mariage ci devant lui, ensembles la grosse dudit inventaire, plus les quinze cent cinq livres dix sols trois deniers de deniers comptants meubles et effets mentionnés _ l’état joint audit contrat de mariage ci devant lui, dont du tout il quitte et décharge ladite future épouse et s’en charge tant envers elle qu’envers dedit Jean MARLANT son fils mineur, promet obligeance _. Fait et passé à Paris en l’étude le cinq février mille sept cent trente après midi et ont signé. Janvier NAVET, Marie Madeleine DUMONT
les notaires : Laucomier, Deshayes

 

 ___

Arbre
arbre 409

 

Source
AN ET XII 409 du 29 janvier 1730 pages 2 à 6

 

 

1740 – 7 décembre – Tutelle de Nicolas NAVET

Résumé
Après dix ans de mariage Marie Madeleine DUMONT perd son époux Janvier NAVET.
Michel Jacques NAVET, oncle paternel, est élu tuteur de Nicolas NAVET.
Celui-ci, né en 1731, deviendra Secrétaire du Procureur général aux requêtes de l’hôtel du roi et greffier au même tribunal. Il épousera Élisabeth EMBLOUY, paroisse Saint Étienne du Mont. On les retrouve à Saint-Germain-en-Laye à la naissance de leur petit Janvier le 25 avril 1762. Nicolas a un demi-frère : Jean MARLANT, fils.

Faits marquants
Ce Conseil de famille de 1740, au Châtelet à Paris, nous fait retrouver les quatre sœurs de Pétronille notre aïeule, leurs époux et les trois frères de ceux-ci et leurs domiciles ( voir plan à l’article Demeures ) :

(1) Marie Madeleine Dumont, veuve de feu Janvier Navet, Nicolas Navet 9 ans
dom. rue de la Tisserandrie paroisse Saint-Jean-en-Grève (dont chapelle, à l’arrière de l’Hôtel de ville, supprimée en 1790 et vendue en 1800 et démolie peu après, https://www.tombes-sepultures.com/crbst_890.html ),
(2) Marie Louise Dumont, épouse de François Fleury, marchand grainier et maître tapissier, dom. rue de la Fromagerie, ( La rue de la Fromagerie est une ancienne rue de Paris, qui a disparu lors de la construction des Halles centrales en 1857. Actuellement Châtelet-Les Halles, https://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_de_la_Fromagerie ),
(3) Françoise Dumont, épouse de Pierre Blandin, marchand mercier (a), dom. rue Aubry le Boucher, paroisse Saint Jacques de la Boucherie,
(4) Pétronille Dumont, épouse de François Aveline, Cordonnier
dom. rue Saint-Louis en l’île,
(5) Élisabeth Dumont, épouse de Maurice Lefèvre, Grainier,
dom. rue au Deux Ponts Île Saint-Louis,
(6) Pierre Navet Layetier, dom. Pont Marie, Île Saint-Louis, paroisse Saint Louis en l’île,
(7) Jean Hubert Navet, dom. paroisse Saint-Sulpice
Michel Jacques Navet.
a. Mercier : Personne tenant une mercerie et vendant du matériel relatif à la couture : serge, taffetas, rubans, fils, etc… Les merciers étaient «marchands de tout, faiseurs de rien», en d’autres mots, ils ne fabriquaient jamais et pouvaient vendre toutes sortes de marchandises telles que, au Moyen-Âge, métaux précieux, parfums, épices, armes …

Paris a également été envahie par les eaux en 1740. Cet événement a débuté le jeudi 1er décembre 1740 et s’est terminé le dimanche 15 janvier 1741.

795796

Transcription
« Pardevant les notaires au Châtelet de Paris soussignés furent présents les parents et amis de Nicolas NAVET fils mineur de défunt Janvier NAVET me Layetier à Paris et Marie Madeleine DUMONT sa femme.
Ledit mineur âgé de neuf années ou environ comparant par Pierre NAVET md Layetier (1) demeurant île du Pont Marie paroisse Saint Louis en l’île oncle paternel Nicolas NAVET md Layetier à Paris y demeurant rue de la Tisserandrie (2) paroisse Saint-Jean en grève oncle paternel Jean Hubert NAVET me Layetier à Paris y demeurant à cause paroisse Saint-Sulpice oncle paternel, sieur François FLEURY me Tapissier à Paris y demeurant rue de la Fromagerie ( rajout en marge : paroisse Saint Eustache)(3) oncle à cause de Marie Louise DUMONT sa femme, François AVELINE me Cordonnier à Paris y demeurant Île Notre-Dame rue _ Saint Louis oncle maternel à cause de Pétronille DUMONT sa femme, Pierre BLANDIN  md Grainier à Paris y demeurant rue Aubry le Boucher paroisse Saint Jacques de la Boucherie oncle maternel à cause de Marie Françoise DUMONT sa femme sieur Maurice LEFÈVRE md Grainier à Paris y demeurant rue au Deux Ponts Île Notre-Dame paroisse Saint Louis oncle maternel à cause de Élisabeth DUMONT sa femme.
Lesquels ont fait et constitué leur procureur général et spécial
Me                       procureur au Châtelet
auquel ils donnent pouvoir _ _ et _ pour comparaître en l’Hôtel et pardevant Monsieur le Lieutenant civil audit Châtelet en l’assemblée _ qui doit y être convoquée les parents et amis dudit mineur et le dire et déclarer pour lesdites constituantes qu’ils ont d’avis que le sieur Michel Jacques NAVET oncle paternel dudit mineur soit nommé et élu comme ils le nomment et élisent dudit mineur à l’effet de régir et gouverner la personne et ses biens, requière l’homologation du présent avis fait le serment _ par requis et accoutumé et généralement promettant obligeance fait et passé en l’étude le sept décembre mille sept cent quarante et soussigné P. NAVET, N. NAVET, J.H. NAVET, F. FLEURY, F. AVELINE, P. BLANDIN

M. le Sieur
signé : Bellanger (4), Deshayes (5) »

1. md = marchand, me = maître.
Layetier ou Layeteur : Fabricant de layettes (petites boites), boites, coffres, caisses et divers emballages en bois mais aussi cercueils.
2. Rue de la Tisserandrie, à l’arrière de l’Hôtel de ville, aujourd’hui disparue. Entourée d’une enceinte qu’on nommait le cloître Saint-Jean, l’église fut restaurée en 1724 et, sur une partie de son cimetière, qui devint plus tard la place du marché Saint-Jean, on construisit, en 1733/1734, la chapelle dite de la Communion (par François Blondel). Elle fut supprimée en 1790 et vendue en 1800 et démolie peu après. Les sépultures furent vidées de leurs ossements transportés aux Catacombes en janvier 1804., https://www.tombes-sepultures.com/crbst_890.html par Marie-Christine Pénin )
3. La rue de la Fromagerie est une ancienne rue de Paris, qui a disparu lors de la construction des Halles centrales en 1857. Actuellement Châtelet-Les Halles. https://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_de_la_Fromagerie
4. notaire Bellanger, Jacques-Nicolas : 1735 – 1746
5. notaire Deshayes, 26 février 1728 – 9 janvier 1764

Du même jour, page 793

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Transcription
« L’an mille sept cent quarante le sept décembre pardevant nous Jérôme Dargouges Chevalier (1) _ sont comparus les parents et amis de Nicolas NAVET fils mineur du défunt Janvier NAVET md Layetier à Paris et Marie Madeleine DUMONT son fils ledit mineur âgé de neuf ans ou environ _ Pierre NAVET md Layetier à Paris oncle paternel Nicolas NAVET md Layetier à Paris oncle paternel François FLEURY md Tapissier à Paris oncle à cause de Marie Louise DUMONT sa femme ; Jean Hubert NAVET md layetier à paris oncle paternel François Aveline md Cordonnier à Paris oncle maternel à cause de Pétronille DUMONT sa femme ; Pierre BLANDIN md Grainier à Paris oncle maternel à cause de Marie Françoise DUMONT sa femme Maurice LEFÈVRE md Grainier à Paris oncle maternel à cause de Élisabeth DUMONT sa femme tous parents. Charles Pierre DOINVILLE (2) _ en cette cour comme fondé de leur procurations _ _ _ lequel a prêter serment par lui fait au cas requis nous a dit pour les constituantes qu’ils sont d’avis que Michel Jacques NAVET oncle paternel dudit mineur soit soit élu et nommé son tuteur.
Sur quoi nous ordonnons le dit Michel Jacques Navet est et demeurera tuteur audit mineur son neveu à l’effet de régir et gouverner sa personne et ses biens lequel comparaîtra pardevant nous pour accepter ladite charge et faire le serment accoutumé.
signé : Dargouges »

Et le neuf desdits mois et an est comparu ledit Michel Jacques NAVET lequel a accepté ladite charge a fait le serment accoutumé et a signé. Michel Jacques NAVET.

1. Jérôme d’Argouges
Lieutenant civil de Paris en 1710 jusqu’en 1762, né le 27 octobre 1682, décédé le 8 février 1767 à Paris, à l’âge de 84 ans
Inhumé en la Chapelle de l’église de Fleury
http://brunodumes.pagesperso-orange.fr/jerome-d-argouges.html
2. Pierre Doinville, Marchand épicier, St Laurent – Paris
Notes : ami de Guillaume Sabot ( père). Réside Grande rue du faubourg St Martin.

Sources
AN Y4582 du 7 décembre 1740, pages 795 et 796 puis 793
http://www.geneanet.org/archives/registres/view/8362/795
http://geneanet.org/archives/registres/view/?idcollection=8362&page=793