Nicolas Joseph AVELINE et Louise GANGLOFF

Leur émigration aux USA – Une mémoire retrouvée

Le départ de Nicolas Joseph AVELINE et de Louise GANGLOFF vers les États Unis est vraisemblablement dû à la guerre franco-prussienne. Les événements provoquent des oppositions à l’envahisseur et des divisions dans les familles. Nicolas est enregistré à Saint-Louis du Missouri le 10 novembre 1872. Son frère Jacques ne sera pas mobilisé, les autorités avaient décidé de laisser 10 % d’hommes parmi la population. Il y a eu tirage au sort et Jacques a tiré le numéro 865. Le petit billet a été encadré, conservé précieusement et perdu de vue récemment.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est aveline-nicholas-jos.-french-citiz.-1872.jpg


Les enfants de Louise GANGLOFF et de Nicolas Joseph

Eugène, né à Haguenau le 4 octobre 1869 décède le 2 novembre 1869 à Haguenau,
Joseph naît à Saint-Louis du Missouri, USA, le 23 janvier 1871. Son baptême a lieu le 12 février en la Basilique-Roi-de-France.
Les parrain et marraine sont Louis _ et Mary Loutan. Il décède le 9 avril 1878 à Haguenau. St Louis du Missouri est situé à 1525 km de
Ellis Island, le port d’arrivée supposé.
Anne Antoinette naît le le 2 janvier 1875 également à Saint-Louis du Missouri. Elle est bâtisé le 7 février dans la même église que son frère. Les parrain et marraine sont Antoine HEYD et Maria KREPT. Elle a épousé Conrad Gustave MAINZ, un soldat prussien le 12 janvier 1903 à Haguenau, tout comme sa sœur Marie Jeanne. Un beau complément pour notre arbre. Malheureusement les actes ne sont pas disponibles de janvier à fin septembre 1903 sur les Archives de Bas-Rhin, base Adeloch. Le site Généalogie à Haguenau, très succinct, donne la date de mariage et le nom des parents : Conrad MAINZ et Frédérique GRAEFE. Les enfants sont Willi Conrad Gustave 19/05/1905-31/07/1905 et Walter Conrad Gustave né le 27/12/1907.


La date de naissance de Louis à St Louis du Missouri : 23 janvier 1871. Les Archives départementales en ligne indiquent le décès à l’âge d’un an le 9 avril 1878 à Haguenau. Il y a une erreur sur l’âge.


La naissance de Anne Antoinette AVELINE le 2 janvier 1875 à St Louis du Missouri.
Nicolas Joseph AVELINE et de Louise GANGLOFF sont donc revenus à Haguenau avec deux enfants en vie en 1877.
Source : Mme Kelly VOGEL COOPER, 21/12/2019.


Louise Mathilde naît en 1879 et décède le 4 avril 1880 à l’âge d’un an,
Marie Jeanne est née le 9 janvier 1881, 3 rue de la Torture Foltergasse. C’est l’adresse de l’atelier du père, Nicolas Joseph.
Elle épouse Charles August BOENISCH, Sergent au Régiment n° 15 à Haguenau, né le 25 septembre 1883 à Mühlberg, Saxe. Fils de Charles BOENISCH, Cordonnier et de Henriette KIECKSCH.
Voilà une alliance avec « l’occupant » qui pourrait correspondre à une réconciliation après le séjour des parents aux États Unis. La bienveillance entre les populations est ancienne malgré la récente guerre franco-prussienne. Les nombreuses casernes ne manquent pas de jeunes hommes fringants.
L’oncle Jacques n’a-t-il pas épousé une Bavaroise de Schaidt en 1878 ?
Les noces ont lieu le 6 septembre 1909. La postérité va être plus nombreuse, enfin, pour le grand bonheur de Louise GANGLOFF et Nicolas Joseph.
Sophie Louise est née le 5 juillet 1885. Elle épousera
Joseph WEIBEL, Ouvrier de fabrique, originaire de
Brumath. Le couple aura deux enfants :
Marcel, qui sera tapissier décorateur, rue de la Ferme Falck et Marie Louise, épouse de Charles DEY, également rue de la Ferme Falck. Ils laissent une descendance fidèle à la ville de Haguenau avec les patronymes GRIMM, LANGENHORN, puis DEY et LUX.

—— oOo ——

Les enfants de Marie Jeanne AVELINE et Charles August BOENISCH
Charles Louis Nicolas naît le 4 octobre 1910 et décède le 8 février 1918, soit pendant la guerre,
Marthe Jeanne Anne, 14 janvier 1912,
Marthe Hélène, 27 mars 1913,
Anneliese naît le 9 décembre 1915, soit pendant la guerre .
Leur grand-père Nicolas Joseph est dédécé le 9 mai 1915 à quatre-vingt-quatre ans.
Le recensement de 1916 donne le domicile Place de la Torture, Caserne des Dragons. Caserne que nous connaîtrons comme celle des Gardes Mobiles lors de la Seconde Guerre Mondiale, dans le cahier Nos-Malgré-nous, à l’arrière du jardin de Louise et Louis AVELINE.
L’annexion au deuxième Reich promet un nouvel avenir. Nouveau pays, nouvelle ville, essor économique. Mais la Première Guerre Mondiale va arriver. Une ruine pour ces enfants, leur pays deviendra hostile.
Le roman historique Bourgeois et soldats du médecin militaire Alfred Döblin, en poste à Haguenau pendant la guerre, nous plonge dans les troubles de la ville avec force détails. Le gouvernement Français impose en décembre 1918 la division des Alsaciens-Lorrains en quatre catégories, chacune a sa carte d’identité.
Les enfants de Marie Jeanne AVELINE et Charles Auguste BOENISCH font partie de la seconde catégorie.
En outre « Les habitants allemands, ou ayant des origines allemandes, plus de 100 000 en tout, doivent quitter l’Alsace-Lorraine. Cet exil forcé se termine en septembre 1920. »

Sur la rive droite du Mississipi
Nicolas Joseph et Louise GANGLOFF habitaient 614 Spruce Street West, quelques rues au sud de la Cathédrale Saint-Louis-Roi-de-France (cercle rouge ci-dessous). Ils sont revenus à Haguenau avec deux enfants en vie en 1877.

Saint-Louis en 1920 – Source : blog de Mme Oma Otet https://www.rentcafe.com/blog/rental-market/real-estate-news/st-louis-then-and-now-in-photos/

Feuerwehrtag de 1899

25e anniversaire de la réorganisation du Corps de sapeurs-pompiers de Haguenau du 29, 30 et 31 juin 1899.

Au 116 Grand Rue actuel.

Les vétérans en juillet 1899. Jacques Aveline, dernier rang, troisième à partir de la droite (croix).
Une photo le montre sans barbichette en 1898 pour la communion de son fils Aloïse et a ainsi pu être identifié.

Marie AVELINE née SCHULER

75e anniversaire
Les préparatifs de la commémoration de la libération de Haguenau
du 22 février au 28 mars 2020 nous rappellent le tragique destin de Marie AVELINE.
À cette occasion l’Aéria – association pour des études sur la résistance intérieure des alsaciens – a porté à notre connaissance sa décoration à titre posthume.

Notre grande-tante Marie AVELINE née SCHULER, déportée le 19 janvier 1944 est décédée le 31 janvier 1945 au camp de Ravensbruck.
La médaille honore les déportés civils pour faits de résistances pendant la Seconde Guerre Mondiale.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles

Marie A

Fête de la Sainte-Barbe – 4 décembre 1898

Les festivités et assemblée générale sont relatées en détail dans le journal de Haguenau Haguenauer Zeitung, édition de Bischwiller, Haguenau et Niederbronn, du dimanche 10 décembre 1898. Nous y retrouvons Jacques AVELINE, Pompier chef de groupe vétéran, décoré de la médaille d’argent pour quinze années de service.

Le corps des Sapeurs-Pompiers de Haguenau est créé en 1820 et réorganisé dans le Reichsland Elsass-Lothringen. La journée des Sapeurs-Pompier Feuerwehrtreffen a été déplacée de Metz à Haguenau en 1885. Un programme de prestige a lieu dès 13 h : défilé en musique, démonstration publique, allocution du Chef de corps STOLL, remise de diplômes et médailles pour quinze et vingt-cinq années de service devant un publique nombreux puis pause pour les Sapeurs, animée par un intermède musical des trente-deux musiciens du Corps, sous la direction de Prosper Suiter. Ce dernier est l’auteur de l’hymne D’r Pompierstand d’après un texte de 1848 pour cœur d’homme à 4 voies. Rendez-vous à 17 h à l’Hôtel de Ville puis au foyer du Théâtre municipal pour l’assemblée générale. Banquet à 18 h : civet de lapin et rôti. M. le Maire créa la surprise en offrant un vin noble de 1895 avec le souhait de lever le verre à la santé du Chef de corps et de sa famille. Ce qui fût fait. L’orchestre entonna le guilleret Pompiers Marsch et l’assemblée repris le Pompierstand en cœur. Fin des festivités à 21 h. L’article se termine par la présentation de la sainte patronne des Pompiers.

fête ste barbe
fête Ste Barbe extrait
Jacques Aveline, médaille d’argent, 15 années de service, point 4.

Source
Jean-Marie Klipfel, copie aux Archives municipales de Haguenau.

Documentation
Feuerwehrchronik chapitre 8
https://docplayer.org/109088159-1-jahrgang-nr-1.html
http://fw-chronik.de/PDF-Rundbrief/FC-2014-01.pdf

Image

3e génération

Les petits-enfants de Marie Jeanne MORVANT, veuve de Pierre DUMONT, et de Louis DAMOREAU, Marchand bourrelier.

le couple

Pierre Marie Rose DUVAL et Marie PERRIER, mariés en 1783

Arbre

arbre DUVAL

 

Source
Photos de madame Christine Ripaux
Arbre d’après Fond privé Andriveau sur les mariages, 24 mai 1871,
et Les familles parisiennes-Tutelles AN 5167A, tution des enfants DUVAL.
En attendant un complément de madame Christine Ripaux.