Introduction

Par les actes notariés du Châtelet de Paris nous prenons connaissance, de façon inespérée, de Jean Aveline, François Aveline et Pétronille Dumont, nos aïeux, qui vécurent au centre de Paris au XVIIIe siècle.

Le premier acte parle de la famille Navet en 1710. C’est par elle que nous arrivons à Marie Madeleine Dumont et à sa sœur Pétronille, notre aïeule. C’est tout le cercle des parents et amis qui se dévoile, leurs métiers et de leurs domiciles ( voir article Demeures ). Tout cela au travers de leurs joies et de leurs deuils par les tutelles. Un arbre généalogique se complète à la découverte de chaque document.
Source : http://www.famillesparisiennes.org/tutelles/

Contexte de recherche des actes notariés conservés au Centre historique des Archives nationales à Paris.
« La recherche généalogique à Paris exige de consulter des sources bien plus complexes que dans n’importe quelle autre ville de France, en raison des destructions énormes subies par l’état-civil (au sens large du mot) lors des incendies du 24 mai 1871. Force est pour les chercheurs d’avoir recours à des documents ordinairement peu  (trop peu devrais-je dire)  exploités par le généalogiste, tels le notariat, l’enregistrement, les insinuations, pour n’en citer que trois parmi beaucoup d’autres.» http://www.famillesparisiennes.org/v6e/
« Cette série du châtelet de Paris correspond aux actes faits en l’hôtel du lieutenant civil. La série va de 1584 à 1791 (Y3879 à Y5198). Il comprend des élections de tuteurs. Dans le cas où l’un des parents mourraient avec des enfants mineurs il y avait la nomination d’un tuteur avec la réunion d’un conseil de famille. De même un avis des parents était sollicité lors d’événements importants concernant les mineurs. Le conseil de famille permet de reconstituer une grande partie de la parenté de la famille. La procuration faite devant le notaire permet aussi souvent de retrouver le notaire ayant fait l’inventaire après décès. La série comprend aussi d’autres actes comme les bénéfices d’inventaire ou des réceptions d’office. Pour en savoir plus sur les cotes (dont celles qui sont numérisés), merci de consulter GeneaWiki. Vous pouvez consulter une liste alphabétique des patronymes dépouillés dans ces registres ainsi que les autres registres numérisés. »

En complément nous disposons du fond privé Andriveau sur les mariages : « Après l’abdication de Napoléon III les communards se révoltent contre le pouvoir et incendient les Tuileries, le palais de Justice et l’Hôtel de Ville. Les registres civils et paroissiaux antérieurs à 1860 partent en fumée. Les archives Andriveau ont été écrits en 1830 pour aider les notaires dans les recherches d’héritiers. Un petite équipe de scribes parcourait la capitale afin de créer des fiches résumant de manière très précise l’état civil de Paris. »

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1710 – Tutelle des enfants Navet

Janvier Navet, né en 1692, sera l’époux de Marie Madeleine Dumont, sœur de Pétronille Dumont. Mariage le 29 janvier 1730.

AN Y4203 du 11 juillet 1710, page 408 – Tutelle des enfants Navet
http://www.geneanet.org/archives/registres/view/8443/408
« L’an mil sept cent dix le onzième jour de juillet pardevant nous Jean Lecamus notaire sont comparus les parents et amis de Pierre âgé de 24 ans et demi ou environ, Michel âgé de 23 ans et demi, Nicolas âgé de 21 ans, Janvier âgé de 18 ans, Hubert âgé de 13 ans, et de Louis Navet âgé de 10 ans _ ou environ enfants mineurs de Nicolas Navet md Layetier à Paris et de Geneviève Janvier sa veuve son épouse et mère, _ Nicolas Lancelot Blanchisseur cousin paternel (rue de la Mortellerie Psse St Paul), Pierre Janvier md Layetier à Paris oncle maternel, Georges Maillet, Maître émailleur à Paris (rue de la Lanterne Psse Ste Croix-de-la-Cité) cousin maternel, Louis Manceau me Tourneur à Paris, Etienne Dufour aubergiste à Paris, Etienne Lemaire md Chapelier, le Gratien Charton me Patissier à Paris environ, tous par Me Claude Caillet procureur en cette cour d’eux fondé de procuration annexé à ces présentes lequel après serment par lui fait au cas requis nous a dit pour les constituants qu’ils sont d’avis que ladite Geneviève Janvier mère desdits mineurs soit élue leur tutrice, à l’effet  de régir et gouverner les personnes et biens, et que Jean Navet md de vin à Paris oncle paternel des mineurs soit élue le subrogé tuteur.
Sur quoi nous disons que ladite Geneviève Janvier veuve Navet demeurera tutrice de ses enfants mineurs pour régir et gouverner les personnes et biens et pour subrogé tutrice la personne ledit Jean Navet ledit oncle paternel lesquels comparaitront pardevant nous pour accepter  les dites charges et faire le serment accoutumée.
signé : Lecamus
Et le quatorzième jour de ce mois _ _ dessus sont comparus pardevant nous ladite Janvier et Jean Navet lesquels ont accepté les charges de tutrice et subrogé tutrice ci-dessus fait le serment accoutumé ledit Navet a signé et ladite Janvier a déclaré _suivant _
signé : Jean Navet »

1710

1725 – Tutelle des enfants Dumont

Ici nous découvrons les enfants Dumont, leurs parents, les grand-parents Louise Lanisien et Claude Morvant. Les arrières grand-parents sont fournis par Mme Christine Ripaux sur Généanet.
Marie Madeleine Dumont, sœur de Pétronille, épouse de Jean Marlant qui décèdera en 1728, épousera Janvier Navet en 1730.

Y4399 du 26 septembre 1725 – Pierre Dumont et Marie Jeanne Morvant
page 807

L’an mil sept cent vingt cinq le vingt septembre par devant nous Gérôme Dargouzes _ sont comparus les parents et amis de Jean âgé de 24 ans, Marie Louise âgée de 20 ans, Jean Baptiste âgé de 18 ans, Pierrette âgée de 15 ans, Marie Françoise âgée de 13 ans, Marie Jeanne âgée de 10 ans, Elisabeth _ âgée de neuf ans le tout en environ, enfants du défunt Pierre Dumont Déchargeur de bois et Marie Jeanne Morvant sa femme _ _ _, François Michel Bonnefoy Voiturier par terre oncle paternel, Jean Breton Taillandier cousin paternel, Louis Damoreau md Bourrelier à Paris cousin maternel, Jean Lanisien Gagnedeniers cousin maternel, Jean Marlant Maçon beau-frère, Nicolas Bornilio Charon à Paris cousin maternel et Georges Mascon md Arquebusier amis sont par Me Pierre Becher _ en cette cour d’eux fondé de procuration annexé à les personnes lesquelles après serment par lui fait pour les constituants en cas requis nous a dit qu’ils sont d’avis que Louise Lanisien, veuve de Claude Morvant Voiturier par terre _ nouvelle des mineurs leurs soit élue comme ils le nomment _ tutrice à l’effet de régir et gouverner leurs personnes et biens.
Surquoi nous disons que la dite Louise Lanisien veuve Morvant sera et demeurera tutrice des mineurs pour régir et gouverner leurs personnes et biens laquelle comparaîtra par devant nous pour accepter la dite charge et faire le serment accoutumé.
signé : Dargouzes

page 808

et à _ est comparue la dite Louise Lanisien veuve Morvant laquelle accepte la dite charge de justice fait le serment accoutumé et a signé Louise Lanisien

page 809 25 septembre 1725

Pardevant les notaires à Paris soussignés, furent présents les parents et amis de Jean Dumont âgé de vingt quatre ans ou environ, Marie Louise Dumont âgée de vingt ans, Jean Baptiste Dumont âgé de dix huit ans, Pierrette Dumont âgée de quinze ans, Marie Françoise Dumont âgée de treize ans, Marie Jeanne Dumont âgée de dix ans, Elisabeth Dumont âgée de neuf ans _ ou environ enfants mineurs de défunt Pierre Dumont ci devant Déchargeur de bois, et Marie Jeanne Morvant sa femme ; comparant par Michel Bonnefoy Voiturier par terre demeurant rue des Jardins paroisse Saint Paul, oncle paternel, Jean Breton Taillandier demeurant la dite rue des Jardins paroisse Saint Paul cousin paternel, Louis Damoreau md Bourrelier à Paris y demeurant quai de la Tournelle paroisse Saint Nicolas du Chardonnet oncle maternel, Jean Lanisien Gagnedenier demeurant sur le Pont Marie paroisse Saint Louis cousin maternel, Jean Marlant Maçon, beau-frère à cause de Marie Madeleine Dumont sa femme demeurant sur l’aile du Pont Marie susdite paroisse Saint Louis, Nicolas Bardin Charron à Paris, y demeurant rue de Charenton faubourg Saint Antoine paroisse Sainte Marguerite cousin maternel et Georges Mascon md Arquebusier demeurant susdite aile du Pont Marie paroisse Saint Louis ami.
Lesquels ont fait et constitué leur procureur général et

page 810

spécial Me (blanc) procureur au Châtelet auxquels ils donnent pouvoir de procureur pour eux et en leurs  noms comparait en l’hôtel et pardevant Monsieur le lieutenant civil au Châtelet de Paris en l’assemblée qui doit être convoquée des parents et amis des dits mineurs, et le dire _ qu’ils sont d’avis que Louise Lanisien veuve de Claude Morvant Voiturier par terre aïeule maternelle des dits mineurs leur soit lue comme ils la nomment et élisent tutrice à l’effet de régir et gouverner les personnes et biens des dits mineurs requis l’homologation du présent avis, faire le serment accoutumé, et généralement promettant obligeant fait et passé à Paris en l’étude, le vingt cinq septembre mil sept cent vingt cinq et étant signé (croix), la présente procuration où il y a trois mots rayés _,
signé : Nicolas Bornilio, Georges Mascon, Louis Damoreau, MFB ( François Michel Bonnefoy ), Jean Breton, Jean Marlant
les notaires : _, Hargenmullies

1725

1729 – François Aveline perd son épouse Denise Jeanne Coin

François Aveline, 24 ans, perd sa jeune épouse Denise Jeanne Coin, un mois après la naissance de leur fils Jean François. Les grand-pères Jean Aveline et Jacques Coin sont nommés tuteurs. Marchands cordonnier tous deux, ils habitent rue Saint-Antoine, paroisse Saint Paul.
François a aussi une sœur, dont le prénom n’est pas mentionné. Il s’est remarié avec Pétronille Dumont, ce que donne l’acte du 31 janvier 1730. Pétronille a ainsi élevé Jean François. Nicolas François Xavier, notre aïeul, naîtra en 1747. C’est lui qui ira en Alsace avec ses parents.

AN Y4448 du 31 octobre 1729, page 971 – Tutelle de François et Jean François Aveline
http://www.geneanet.org/archives/registres/view/5798/971
« Le trente et un octobre 1729
L’an mil sept cent vingt neuf le trente et un octobre par devant nous Jérôme d’Argouges Chevalier sont comparus les parents et amis de François Aveline marchand Cordonnier à Paris âgé de vingt-trois ans cinq mois veuf de Denise Jeanne Coin sa femme, et aussi de Jean François Aveline âgé d’un mois fils dudit François Aveline, et de la défunte Jeanne Coin sa femme, savoir (1) Jean Aveline père dudit François Aveline et aïeul dudit Jean François Aveline, Jacques Coin aïeul maternel dudit Jean François Aveline, Jean Labour cousin maternel, Jacques Damécourt, _ , Étienne Ponchet et Jean Dauphin amis, fait par maître Louis Marie Frichot procureur en cette cour d’eux fondé de procuration annexée à ces présentes, lequel au dit nom après serment par lui fait au cas requis nous a dit pour les constituants qu’ils sont d’avis que ledit Jean Aveline soit élu tuteur tant au dit François Aveline qu’au dit Jean François Aveline son petit fils, à l’effet de régir et gouverner leurs personnes, et biens, jusqu’à la majorité dudit François Aveline, après laquelle il sera tuteur du dit Jean François Aveline son fils aussi pour régir, et gouverner les personnes, et biens, et pour subrogé tuteur audit Jean François Aveline son petit fils ledit Jacques Coin, lequel lui demeurera aussi pour tuteur à l’effet d’accepter pour son dit petit fils la communauté de biens d’entre sa dite défunte mère, et son père, ou y renoncer, dans l’un ou l’autre cas réglet et liquider les droits dudit mineur son petit fils avec son père fait à l’amiable ou autrement ; Surquoi
page 972
nous disons que Jean Aveline est et demeurera tuteur tant au dit François Aveline, qu’au dit Jean François Aveline son petit fils pour régir, et gouverner leurs personnes, et biens jusqu’à la majorité dudit François Aveline après laquelle il sera et demeurera tuteur dudit Jean François Aveline son fils, pour aussi régir et gouverner les personnes, et biens, et Jacques Coin est, et demeurera subrogé tuteur audit Jean François son petit fils et tuteur à l’effet d’accepter pour son dit petit fils la communauté de biens d’entre ladite défunte mère, et son dit père ou y renoncer, et dans l’un ou l’autre cas régler et liquider les droits dudit mineur son petit fils avec son père _ suivant l’avis des dits parents et amis ci-dessus que nous avons homologué, et comparaîtront après devant nous les dits Jean Aveline, et Jacques Coin pour accepter lesdites charges et faire le serment accoutumé.
signé : d’Argouges
bas de page :
et les dits jour, et _ que dessus sont comparus lesdits Jean Aveline et Jacques Coin lesquels ont chacun a leur égare accepté les dites charges ont fait le serment accoutumé, et ont signé Jean Aveline Jacques Coin
page 973
Pardevant le conseillé du roi notaire Châtelet de Paris soussigné furent présents les parents et amis de François Aveline maître Cordonnier à paris âge de vingt-trois ans cinq mois veuf de Denise Jeanne Coin sa femme, les amis de Jean François Aveline âge d’un mois fils dudit François Aveline et de défunte Denise Jeanne Coin sa femme ; Savoir Jean Aveline bourgeois de Paris demeurant rue Saint Antoine paroisse Saint-Paul, père dudit François Aveline, et aïeul de Jean François Aveline, Jacques Coin md Cordonnier à Paris y demeurant rue des Prêtres ? (2) paroisse Louis et Saint-Paul aïeul maternel de Jean François Aveline ; Jean Bondis md Cordonnier à Paris y demeurant _ rue des Sept-Voies (3) bisaïeul dudit Aveline fils Louis Maucourt me Sellier demeurant Grande rue du Faubourg Saint Antoine paroisse Sainte Marguerite beau-frère dudit Aveline Fils oncle dudit Jean François Aveline _ maternel. Jean Labour md Vinaigrier demeurant rue du Roi de Sicile paroisse Saint-Paul cousin maternel. Jacques Damécourt me Bourrelier demeurant rue Beautreillis paroisse Saint-Paul, Marc Veron me Cordonnier demeurant rue Saint-Avoye (4) paroisse Saint Nicolas des Champs, Etienne Ponchet bourgeois de Paris demeurant rue du Figuier paroisse Saint Paul et Jean Dauphin _ demeurant rue Saint Antoine paroisse saint Gervais, tous amis et lesquels ont fait et constitué leur procureur général et spécial Me      procureur au Châtelet, auquel ils donnent pouvoir et pour lui et en leur nom comparaître en l’hôtel et pardevant monsieur le Lieutenant civil audit Châtelet en l’assemblée desdits parents et amis des mineurs convoquée, à l’effet de nommer un tuteur au dit François Aveline pour régir et gouverner sa personne et biens et comme subrogé tuteur audit Aveline son fils, et le dire le déclarer pour
page 974
lesdits comparants savoir à l’égard desdits Jean Aveline et Jacques Coin qu’ils sera porté chacun à leur égard pour la _ nomination à justice et audits parents et amis, _ les autres comparants qu’ils sont d’avis que ledit Jean Aveline soit nommé et élu tuteur _ audit François Aveline son petit fils pour régir et gouverner leurs personnes et biens jusqu’à la majorité dudit François Aveline, après laquelle il sera et demeurera tuteur dudit Jean François Aveline son fils et aussi pour régir et gouverner sa personne et biens, lequel Jacques Coin aïeul maternel soit nommé et élu pour subrogé tuteur audit Jean François Aveline son petit fils, lequel demeurera aussi pour tuteur à l’effet d’accepter pour son petit fils la communauté de biens d’entre sa défunte mère et son dit père ou y renoncer et en l’un et l’autre cas régler et liquider les droits des mineurs son petit fils avec son père soit à l’amiable ; faire au sujet délégué dessus le serment et les cas requis et accoutumé, requérir l’homologation des amis et _ _ passé à Paris le vingt-sept octobre mil sept cent vingt neuf ont signé Jean Aveline, Coin, Jean Bondis, Ponchet, Veron, Dauphin, Maucourt, Jacques Damécourt, Labour, deux avocats _ _ »

Signature de Jean Aveline et Jacques Coin, les tuteurs :
signatures

1. sçavoir : Pendant très longtemps, du moyen français jusqu’au XVIIIe siècle, le mot s’écrivait sçavoir par fausse régression au latin classique scire (« savoir »). Il faut attendre 1740 pour que l’Académie française enregistre, dans la troisième édition de son dictionnaire, le mot sous sa graphie actuelle. Dans le sens de posséder quelque science, quelque art, être instruit, habile en quelque profession, en quelque exercice.
2. Dans ce cas plutôt paroisse Saint-Gervais
3. Paroisse Saint-Étienne-du-Mont comme Élisabeth Emblouy épouse de Nicolas Navet, Secrétaire. ( actuellement rue Valette )
4. Le quartier Sainte-Avoye est le douzième quartier administratif de Paris situé dans le sud-ouest du 3 arrondissement. Il est nommé en l’honneur d’Avoye de Sicile, martyre du III siècle. Une partie de l’actuelle rue du Temple, qui traverse le quartier du sud vers le nord, s’appelait autrefois rue Sainte-Avoie. La rue du Temple est une des plus vieilles rues de Paris.

1729

1730 – Mariage de Janvier Navet et Marie Madeleine Dumont

 

Cet acte nous détaille le douaire préfix de Marie Madeleine Dumont, Marchande de poisson, qui entre dans la famille Navet par son remariage avec Janvier Navet. La mère de celui-ci, Geneviève, est décédée en avril 1729.
Les effets de Marie Madeleine, détaillés sur trois feuillets insérés, se montent à 1505 livres. Nous y retrouvons François Aveline, cette fois avec Pétronille Dumont. À noter aussi Maître Louis Jacques Baudry, Contrôleur du Roi Trésorier receveur général et payeur des rentes de l’Hôtel de Ville. Et une belle page de signatures des parents et amis.

AN ET XII 409 du 29 janvier 1730 pages 2 à 6 – Mariage de Janvier Navet et Marie Madeleine Dumont

Furent présent Janvier Navet md Layetier à Paris majeur, fils de défunt Nicolas Navet aussi md Layetier à Paris et Geneviève F. Janvier sa femme ses père et mère demeurant à Paris sur l’aile du Pont Marie paroisse Saint Louis, pour lui et en son nom d’une part et Marie Madeleine Dumont veuve de Jean Marlant Compagnon maçon à Paris (croix) y demeurant aussi rue de l’Aile du Pont Marie paroisse Saint Louis _, pour elle et en son nom d’autre part.
Lesquels _ en la présence et du consentement de leurs parents et amis ci après nommés savoir de la part du dit future époux, de Michel Jacques Navet – en marge : elle factrice et marchande de poisson, parafes : mmd, jn – md Layetier à Paris, frère, Nicolas Navet aussi md Layetier à Paris, frère, et Marie Madeleine sa femme, Jean Hubert Navet aussi md Layetier à Paris, frère et Jeanne Delaistre sa femme, Maître Louis Jacques Baudry Contrôleur du Roi Trésorier receveur général et payeur des rentes de l’Hôtel de cette ville, Jacques Marie Chartrain bourgeois de Paris, et Thomas Ambroise Bardin marchand épicier, ami, et de la part de la dite future épouse de François Fleury md Grainier à Paris et Marie Louise Dumont sa femme, sœur, François AVELINE md Cordonnier à Paris et Pétronille Dumont sa femme, sœur, Marie Françoise Dumont fille, sœur , Michel Bonnefoy voiturier et Edmée Dumont sa femme, tante, et Louis Damoreau md Bourrelier à Paris et Marie Jeanne Morvant sa femme, tante,
ont fait _ accorder et convention de mariage qui suivent ceci à savoir que les dits Janvier Navet et Marie Madeleine Dumont ont promis de prendre l’un l’autre par _ _ mariage de lui faire solennités en face de notre sainte église _. Seront les dits futurs époux tout en communauté en biens, meubles et conquets jurent _ suivant la coutume de Paris au dessin de laquelle leur future communauté sera régie et gouvernée encore que ci après ils fassent leur demeures et des acquisitions de biens en paye le contenu et loyer contrainte auxquelles est expressément dérogé et renouée.
Ne feront néanmoins tenus des dettes et hypothèque l’un de l’autre faites et créées avant la célébration du dit mariage et si _ y a elles seront payées et acquittées par qui d’eux les aura faites et créées sur son bien particulier sans que l’autre _ bien en soit aucunement touché.
Les biens de la dite future épouse consistant en la moitié du contenu
jnmmd (Jean NAVET-Marie Madeleine Dumont)

page 3
d’inventaire fait après décès du dit Marlant par Dehayes Louis le dit notaire soussigné et son confrère le treize décembre mil sept cent vingt huit clos en justice le vingt quatre du dit mois _ à l’égard de l’autre moitié du contenu au dit inventaire la dite future épouse déclare qu’il appartient à Jean Marlant son fils mineur et du dit défunt.
Plus et en la somme de quinze cent cinq livres, dix sols, trois deniers tout en deniers comptants, vaisselle d’argent et meubles, linge et hardes, le tout contenu ou nu état qui a été fait entre les dits futurs époux lequel est demeuré joint à ces présentes après avoir été paraphé des dits futurs époux, tout le contenu auquel inventaire ledit état la dite future épouse promet souscrire au dit futur époux la veille de leur épousailles.
Desquels biens de la future épouse il _ la communauté jusqu’à la somme de mille livres et le surplus sera et demeurera propre à la dite future épouse et aux fins de son côté _ avec tout ce qui pendant le dit mariage lui reviendra et échoira tant en meuble qu’immeuble par succession donation lègue ou autrement.
Ledit futur époux a doué la dite future épouse de la somme de mil livre de douaire préfix (1) une fois payé pour en jouir par la dite future épouse à la caution juratoire aussitôt qu’il aura lieu suivant la coutume de Paris.
Le survivant des dits futurs époux aura et prendra par préciput (2) et avant partage fait des biens de la dite communauté tels meubles d’iceux qu’il voudra choisir suivant la prisée de l’inventaire qui en sera faite et sans criée jusqu’à la somme de quatre cent livre de la dite somme en denier comptant au choix du dit survivant réciproquement.
S’il est vendu ou alliéné aucun bien ou racheté rentes propres au dits futurs époux remploy en sera _ ou acquisition de biens immeubles pour porter pareille nature _ propres à celui des dits futurs époux de qui les alliénés avaient appartenu et _ devra de chacun côté _ et _ la dissolution du dit mariage le dit remploy _ fait _ _ _ pour le faire seront acquis _ biens de ladite communauté _ _ ce qui sera _ car à l’égard de ladite future épouse sera requi _ biens des propres du dit future époux et ha_ du dit remploy sortira immobiliaire _ nature de propre aux dits futurs époux et annulera de chaque côté ce lègue.
Sera permis à la dite future épouse et aux enfants qui naîtrons du dit mariage _ Jean Marlant mineur de renoncer à la dite communauté le faisant de reprendre _ et quittance tout ce que ladite future épouse avait apporté au dit mariage avec tout ce que pendant le dit mariage lui sera advenu et échu tant en meuble qu’immeuble par succession donation lègue ou autrement _ la dite futur épouse le douaire et préciput _ que de_ le tout sera par elle y _ en sera tenu d’aucune dette et hypothèque de la dite communauté encore qu’elle y lui s’y sera obligée ou y lui est condamnée dont elle et le dit enfant seront acquittés et indemnisés par leur héritière _ bien du dit futur époux.
Pour toutes les clauses et commentaires du présent contrat il y aura hypothèque des biens du dit futur époux de ce jour d’hui.
Est convenu que le dit Jean Marlant mineur nourri et _ jusqu’à l’âge

1. Le douaire, soit coutumier soit préfix (ou conventionnel), est un terme de droit ancien désignant la portion de biens que le mari réserve à son épouse dans le cas où celle-ci lui survivrait. La bénéficiaire est dite douairière. Le douaire est un élément fondamental du droit des gens mariés sous l’Ancien Régime.
2. par préciput : privilège conféré soit par contrat, soit par la Loi, qui permet, à celui qui bénéficie d’un droit qui se trouve en concurrence avec une ou plusieurs personnes, de pouvoir l’exercer avant tous les autres.

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État des effets que possède la veuve Marlant depuis son inventaire savoire :
– Six marc (3) six onces trois gros d’argent (4) à 51 livres le marc ci : 325 livres 10 sols 3 deniers
– plus _ _ _ cent cinq livres dont la dits _ plus que la valeur en vaisselle d’argent, d’étain, le cuivre ci : 105 livres
– plus en espèce sonnante la somme de quatre cent livres ci : 400 livres
– plus une courtepointe (5) toute neuve de taille des _ double d’une taille rouge avec un morceau d’une aune (6) de la même étoffe y compris un devant de cheminée prisée ensemble ci : 50 livres
– une garniture à dentelle avec une estinquète (7) qui sont neuves prisées : 17 livres
total en partie la somme de : 899 livres 10 sols 3 denier

3. Le marc était un poids de huit onces, servant à peser l’or et l’argent. Une monnaie contenant une quantité équivalente de ces métaux fut donc également appelée « marc »
4. Le gros, appelé en allemand Groschen et en italien Grosso, désigne dès la fin du Moyen Âge et durant les temps modernes un ensemble très divers de pièces d’argent dont le poids et la valeur différaient sur l’ensemble du continent européen.
5. Édredon
6. Aune : ancienne mesure de longueur française, utilisée surtout pour mesurer les étoffes, et qui valait, selon les régions, de 0,676 m à 1,118 m.
7. Estinquète : mouchoir de cou, cravate.

page 4 – Effets suite
de l’autre par la somme de 899 livres 10 sols 3 deniers
suite des effets savoire :
– deux garnitures complètes une a dentelle et l’autre à bride la rehausse comprise une autre garniture à rehausse avec un mouchoir à dentelle et une coiffe de gaffe à fleur prisée ci : 60 livres
– plus deux jupons et un quadraquin de badien à grain d’orge tout neufs prisé ci : 12 livres
– huit chemises de taille d’Alençon neuves prisées ci : 32 livres
– un jupon de cretonne (6) piquée neuf prisée ci : 10 livres
– un habit de dais (8) _ à fond vert et cramoisis (9) toute complète prisée 70 livres
– une robe de satin raisin cannelle et blanche prisée 40 livres
– plus un jupon de damas neuf prisé ci : 45 livres
total en partie la somme de 1168 livres 10 sols 3 deniers

de l’autre par la somme de 1168 livres 10 sols 3 derniers
suite des effets savoire :
– une croix de diamant prisée 45 livres
– plus un autre croix d’or avec une _ de _ deux bagues d’or et une paire de _ de soulier prisée toutes ensemble ci : 15 livres
– un fauteuil et deux tabourets de point à la turque prisée ci : 40 livres
– plus un trumeau de cheminée avec son cache d’orne prisée ci : 9 livres
– plus deux boutique un magasin à poisson prisé ci : 200 livres
– six tabliers de toile blanche et huit napperons neufs prisé ci : 18 livres
totale la somme de quinze cent cinq livres dix sols trois deniers
Paraphé _ du contrat de mariage
Passé devant Notaires soussignés ce jour d’hui vingt neuf janvier mil sept cent trente
signés : Janvier Navet
Marie Madeleine Dumont
les notaires : Laumonier, Deshayes

8. La cretonne est une toile de coton permettant de réaliser des vêtements : jupes, robes, pantalons.
9. tenture en forme de ciel de lit

page 5, suite de la page 3

de quinze ans au dépend de la communauté _ le mineur de son bien sans amener diminution du fond _ _,
Les biens du dit futur époux montera à la somme de sept mil deux cent quatre vingt quinze livres, savoir trois mil quatre cent livres en dernière comptance _ _ er meubles et marchandises desquels biens il en _ en communauté pareille somme de mil livres _ plus _ tout ce qui lui adviendra _ pendant le dit mariage tout en meubles qu’immeubles par succession donation lègue ou autrement lui sera ad_ a propre aux _ de son côté _
Le dit futur époux déclare que par acte passé devant Dionis leg. et son confrère notaires à Paris le dix septembre mil sept cent vingt _ il a transigé aux la personne _ héritière et défunte Catherine MARTIN sa première femme ? par lequel acte il a été déchargé de toutes les choses a ce jugement.
Car ainsi _ fait _ _ cham_ à son égard ren_ fait et passé à Paris en la demeure de la dite veuve Marlant susditte l’an mil sept cent trente le vingt neuf janvier après midi et consigné excepté le Sieur Bonnefoy et sa femme qui ont déclaré _ _ _ y figurer
de _

signatures :
Janvier NAVET
Marie Madeleine DUMONT
Louis Jacques BAUDRY
François FLEURY
François AVELINE
Louis DAMOREAU
Michel Jacques NAVET
Jean Hubert NAVET
Marie Madeleine Dumont
Marie Jeanne MORVANT
Marie DELAISTRE
Louise DUMONT
Pétronille DUMONT
Jacques Marie CHARTRAIN
Thomas Ambroise BARDIN
Marie Françoise DUMONT
( les notaires ) Laucomier, Deshayes

Ledit Janvier Navet futur époux reconnait que la ditte –

page signatures

 ___

1730

 

 

1740 – Tutelle de Nicolas Navet

Après dix ans de mariage Marie Madeleine Dumont perd son époux. Le fils Nicolas Navet, né en 1731, deviendra Secrétaire du Procureur général aux requêtes de l’hôtel du roi et greffier au même tribunal. Il épousera Élisabeth Emblouy, paroisse Saint Étienne du Mont. On les retrouve à Saint-Germain-en-Laye à la naissance de leur petit Janvier le 25 avril 1762. Nicolas a un demi-frère : Jean Marlant, fils. Nous retrouvons aussi les époux des sœurs Dumont. François Aveline et Pétronille Dumont demeurent rue Saint Louis, île Saint-Louis.

AN Y4582 du 7 décembre 1740, pages 795 et 796 – Tutelle de Nicolas Navet fils de Janvier Navet
http://www.geneanet.org/archives/registres/view/8362/795
« Pardevant les notaires au Châtelet de Paris soussignés furent présents les parents et amis de Nicolas Navet fils mineur de défunt Janvier Navet me Layetier à Paris et Marie Madeleine Dumont sa femme.
Ledit mineur âgé de neuf années ou environ comparant par Pierre Navet md Layetier (1) demeurant île du Pont Marie paroisse Saint Louis en l’île oncle paternel Nicolas Navet md Layetier à Paris y demeurant rue de la Tisserandrie (2) paroisse Saint-Jean en grève oncle paternel Jean Hubert Navet me Layetier à Paris y demeurant à cause paroisse Saint-Sulpice oncle paternel, sieur François Fleury me Tapissier à Paris y demeurant rue de la Fromagerie (3) oncle à cause de Marie Louise Dumont sa femme, François Aveline me Cordonnier à Paris y demeurant Île Notre-Dame rue _ Saint Louis oncle maternel à cause de Pétronille Dumont sa femme, Pierre Blandin  pr_ Grainier à Paris y demeurant rue Aubry le Boucher paroisse Saint Jacques de la Boucherie oncle maternel à cause de Marie Françoise Dumont sa femme sieur Maurice Lefèvre md Grainier à Paris y demeurant rue au Deux Ponts Île Notre-Dame paroisse Saint Louis oncle maternel à cause de Élisabeth Dumont sa femme.
Lesquels ont fait et constitué leur procureur général et spécial
Me                       procureur au Châtelet
auquel ils donnent pouvoir _ _ et _ pour comparaître en l’Hôtel et pardevant Monsieur le Lieutenant civil audit Châtelet en l’assemblée _ qui doit y être convoquée les parents et amis dudit mineur et le dire et déclarer pour les _ constituante qu’ils ont d’avis que le sieur Michel Jacques Navet oncle paternel dudit mineur soit nommé et élu comme ils le nomment _ _ dudit mineur à l’effet de régir et gouverner la personne et ses biens, requière l’homologation du présent avis fait le serment _ par requis et accoutumé et généralement promettant obligeance fait et passé en l’étude le sept décembre mil sept cent quarante et soussigné P. Navet, N. Navet, J.H. Navet, F. Fleury, F. Aveline, P. Blandin

M. le Sieur
signé : Bellanger (4), Dehayes (5) »

1. md = marchand, me = maître, pr.. = profession ?
Layetier ou Layeteur : Fabricant de layettes (petites boites), boites, coffres, caisses et divers emballages en bois mais aussi cercueils
2. Rue de la Tisserandrie, à l’arrière de l’Hôtel de ville, aujourd’hui disparue. Entourée d’une enceinte qu’on nommait le cloître Saint-Jean, l’église fut restaurée en 1724 et, sur une partie de son cimetière, qui devint plus tard la place du marché Saint-Jean, on construisit, en 1733/1734, la chapelle dite de la Communion (par François Blondel). Elle fut supprimée en 1790 et vendue en 1800 et démolie peu après. Les sépultures furent vidées de leurs ossements transportés aux Catacombes en janvier 1804., https://www.tombes-sepultures.com/crbst_890.html par Marie-Christine Pénin )
3. La rue de la Fromagerie est une ancienne rue de Paris, qui a disparu lors de la construction des Halles centrales en 1857. Actuellement Châtelet-Les Halles. https://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_de_la_Fromagerie
4. notaire Bellanger, Jacques-Nicolas : 1735 – 1746
5. notaire Dehayes, 26 février 1728 – 9 janvier 1764

Paris a également été envahie par les eaux en 1740. Cet événement a débuté le jeudi 1er décembre 1740 et s’est terminé le dimanche 15 janvier 1741.
À remarquer les paraphes dans la marge et les signatures :
La signature de François Aveline en 1740, du document ci-dessus, comparée à la suivante figurant sur l’acte de mariage de son fils Nicolas François Xavier et de Madeleine Hirlé à Saverne en 1770 :

signature-f-a-1740-1772

Signature de Pétronille Dumont de l’acte de baptême de sa petite-fille Louise Pétronille à Saverne le 25 août 1772 :
signature P D 1772

En résumé
Ce Conseil de famille de 1740, au Châtelet à Paris, nous fait connaître les quatre sœurs de Pétronille, leurs époux et les trois frères de ceux-ci et leurs domiciles ( voir plan à l’article Demeures ) :

(1) Marie Madeleine Dumont, veuve de feu Janvier Navet, Nicolas Navet 9 ans
dom. rue de la Tisserandrie paroisse Saint-Jean-en-Grève (dont chapelle, à l’arrière de l’Hôtel de ville, supprimée en 1790 et vendue en 1800 et démolie peu après, https://www.tombes-sepultures.com/crbst_890.html ),
(2) Marie Louise Dumont, épouse de François Fleury, marchand grainier et maître tapissier, dom. rue de la Fromagerie, ( La rue de la Fromagerie est une ancienne rue de Paris, qui a disparu lors de la construction des Halles centrales en 1857. Actuellement Châtelet-Les Halles, https://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_de_la_Fromagerie ),
(3) Françoise Dumont, épouse de Pierre Blandin, marchand mercier (a), dom. rue Aubry le Boucher, paroisse Saint Jacques de la Boucherie,
(4) Pétronille Dumont, épouse de François Aveline, Cordonnier
dom. rue Saint-Louis en l’île,
(5) Élisabeth Dumont, épouse de Maurice Lefèvre, Grainier,
dom. rue au Deux Ponts Île Saint-Louis,
(6) Pierre Navet Layetier, dom. Pont Marie, Île Saint-Louis, paroisse Saint Louis en l’île,
(7) Jean Hubert Navet, dom. paroisse Saint-Sulpice
Michel Jacques Navet.

a. Mercier : Personne tenant une mercerie et vendant du matériel relatif à la couture : serge, taffetas, rubans, fils, etc… Les merciers étaient «marchands de tout, faiseurs de rien», en d’autres mots, ils ne fabriquaient jamais et pouvaient vendre toutes sortes de marchandises telles que, au Moyen-Âge, métaux précieux, parfums, épices, armes …

AN Y4582 du même jour, par le notaire D’Argouges, page 793 – Tutelle de Nicolas Navet fils de Janvier Navet
http://geneanet.org/archives/registres/view/?idcollection=8362&page=793
« L’an mil sept cent quarante le sept décembre pardevant nous Jérôme Dargouges Chevalier (1) _ sont comparus les parents et amis de Nicolas Navet fils mineur du défunt Janvier Navet md Layetier à Paris et Marie Madeleine Dumont son fils ledit mineur âgé de neuf ans ou environ _ Pierre Navet md Layetier à Paris oncle paternel Nicolas Navet md Layetier à Paris oncle paternel François Fleury md Tapissier à Paris oncle à cause de Marie Louise Dumont sa femme ; Jean Hubert Navet md layetier à paris oncle paternel François Aveline md Cordonnier à Paris oncle maternel à cause de Pétronille Dumont sa femme ; Pierre Blandin md Grainier à Paris oncle maternel à cause de Marie Françoise Dumont sa femme Maurice Lefèvre md Grainier à Paris oncle maternel à cause de Élisabeth Dumont sa femme tous parents. _ Pierre Doinville (2) _ _ comme fondé de leur procurations _ _ _ lequel _ serment par lui au cas requis nous a dit pour les constituantes qui le soudouir que Michel Jacques Navet oncle paternel dudit mineur soit soit élu et nommé son tuteur.
Sur quoi nous ordonnons le dit Michel Jacques Navet est et demeurera tuteur audit mineur son neveu à l’effet de régir et gouverner sa personne et ses biens lequel comparaîtra pardevant nous pour accepter ladite charge et faire le serment accoutumé.
signé : Dargouges »

1. Jérôme d’Argouges
Lieutenant civil de Paris en 1710 jusqu’en 1762, né le 27 octobre 1682, décédé le 8 février 1767 à Paris, à l’âge de 84 ans
Inhumé en la Chapelle de l’église de Fleury
http://brunodumes.pagesperso-orange.fr/jerome-d-argouges.html
2. Pierre Doinville, marchand épicier St Laurent – Paris
Notes : ami de Guillaume Sabot ( père). Réside Grande rue du faubourg St Martin.

1752 – Première tutelle de François Fleury fils

À son décès Marie Louise Dumont, née en 1705, laisse un seul fils. Pierre Blandin, époux de Marie Françoise Dumont née en 1712, est subrogé tuteur.

AN Y5327 du 17 octobre 1752, page 120 – Première tutelle de François Fleury fils
http://www.geneanet.org/archives/registres/view/104/120
« Du dernier jour est comparu François Fleury marchand grainier et maître tapissier à Paris lequel a affirmé véritable l’inventaire fait a sa requête par Mathis Mescuyer notaire à Paris le dix-neuf septembre dernier et jours suivants _ _ _ de défunte Marie Louise Dumont sa femme que co-tuteur de François Fleury leur seul héritier de sa mère présence de Pierre Blandin marchand mercier subrogé tuteur l’inventaire tenu pour clos. »

1761 – Seconde tutelle de François Fleury fils

François Fleury s’était remarié à Marie Marguerite Hareux le 16 octobre 1752 à Paris Saint Eustache ( fond Andriveau ). À son décès François est déclaré seul héritier de son père. Marie Marguerite s’est remariée le 7 juin 1761 avec Pierre Etienne GUILLET employé à la communauté des officiers mouleurs de bois, Paris, fils de Etienne GUILLET bourgeois

AN Y5327 du 04 juin 1761, page 482 – Seconde tutelle de François Fleury fils
http://geneanet.org/archives/registres/view/?idcollection=104&page=482
« Du quatre de ce mois était est comparu Marie Marguerite Hareux veuve de sieur François Fleury md grainier et me tapissier à Paris laquelle a affirmé véritable l’inventaire fait à sa requête par Demaraudel et Lescayer notaires à Paris le vingt-deux juillet_ _ _ tout comme commun en biens avec son mari sous la réserve de l’accepter ou y renoncer que comme donation _ en propriété du défunt mari par séparation d’enfant, requête de Pierre Blandin md mercier cotuteur de François Fleury fils du défunt
et de defunte Marie Louise Dumont sa première femme : le mineur seul héritier de son père l’inventaire tenu pour clos. »

1773 – Décès de l’épouse de Nicolas Navet

Décès d’Élisabeth Emblouy et tutelle des enfants Élisabeth Victoire et Nicolas François.
À cette date Nicolas François Xavier Aveline est à Saverne et a épousé Madeleine Hirlé le 16 octobre 1770. Son demi-frère Jean François Aveline est marié depuis le 1er juin 1748 à Michelle Gonfray, veuve de Jean Antoine Potier, paroisse Saint-Nicolas-des-Champs.

 

AN Y5328 du 16 mars 1773, pages 426-427
http://www.geneanet.org/archives/registres/view/103/426
« Du treize mars dernier _ est comparu Nicolas Navet Secrétaire de M. le Procureur général aux requêtes de l’hôtel du roi et greffier au même tribunal lequel a affirmé véritable l’inventaire fait à sa requête par Me de la Chaise et son confrère notaires à Paris le treize février dernier et jours suivants tant en son nom comme commun avec défunte dame Élisabeth Emblouy son épouse que comme tuteur Élisabeth Victoire et Nicolas François Navet les deux enfants mineurs héritiers chacun pour moitié de leur mère en présence de Me Hypolite David Charles Susserie ancien procureur au parlement subrogé tuteur, les inventaires tenus pour clos ./. »

1775 – Tutelle des enfants de Nicolas Navet

Héritage d’une maison de campagne et ses dépendances sise au village de Morsan sur Seine.

AN Y5005B du 26 juillet 1775, pages 603 à 609 – Tutelle d’Élisabeth Victoire Navet et de Nicolas François Navet
http://www.geneanet.org/archives/registres/view/12619/603
« L’an mil sept cent soixante quinze le 26 juillet par devant Nous Denis François Angran D’Alleray _ (1) sont comparus les parents et amis d’Élisabeth Victoire Navet âgée de dix sept ans et de Nicolas François Navet âgé de six ans onze mois enfant mineur de Nicolas Navet secrétaire de monsieur le procureur général de requêtes de l’hôtel et greffier au même le tribunal, et de défunte Emblouy sa femme Janvier ledit sieur Navet père, Nicolas Pierre Lefèvre, ancien contrôleur des bières, oncle à cause de son ép., Pierre Blandin md mercier, oncle paternel, Antoine Louis Blandin Pierre Louis Blandin md mercier, Pierre Henry Blandin md joaillier
Louis François Aveline md tapissier tous cousins germain paternels Jean François Fleury Bourgeois de Paris, et Louis Duval md Chapelier à Paris cousins germain et issu de germain paternel. Tous comparants par Me Prestre procureur fondé de leurs procurations annexée à ces présentes lequel après serment par lui au cas acquis nous a dit et déclaré pour les constituants que ledit sieur Navet ayant acquis conjointement avec ladite défunte sa femme. Et constant la communauté de biens qui à été entre eux, une maison de campagne et ses dépendances sise au village de Morsan sur Seine de la dite veuve et héritière ladite La Rivoire par contrat passé devant Arnoult et son confrère sieur notaire Adaril Le Vuige en janvier mil sept cent soixante seize moyennant une somme de treize mille livres sur laquelle il reste la dette de dix mille livres qu’au moyen du décès de sa femme lesdits mineurs ont des droits dans ladite maison, qu’il serait plus avantageux tant pour lui que pour les mineurs de vendre ladite maison pour ce prix et pouvant servir à payer les dettes privilégier sur icelle (2), et le surplus après l’acquis d’ycelle et pour ce qui leur reviendrait être placé à leur profit. Ils sont d’avis que ledit sieur Navet en sa qualité de tuteur desdits mineurs ses enfants nommé à ladite charge par notre sentence du neuf février mil sept cent soixante treize, soit
page 604
autorisé à l’effet de vendre en la manière accoutumée pour les biens de mineurs et ses trois publications ladite maison sise à Morsan moyennant le prix et aux charges clauses et conditions les plus avantageux. Visites prises et estimation préalablement faite d’ycelle par expert qui sera nommé d’office par le juge de Corbeil comme étant le plus prochain juge royal, recevoir le prix et l’adjudication qui sera faite de la maison en donner quittance remettre tous les titres et pièces, consentie toutes les mentions et subrogations sous garantie, payer et acquitter sur le prix de l’adjudication de la maison les dettes privilégiées sur icelle, faire emploi de ce qui reviendra aux mineurs après l’acquis des dettes, en acquisition de rentes sur sa Majesté ou sur tous états et corps et communauté et sur tous particulière de maison et privilège, même laisser entre les mains de l’acquérant la portion qui pourra revenir aux dits mineurs à la charge par lui d’en payer l’intérêt sur le prix du denier vingt (3).
Sur quoi nous disons que ledit Navet en sa qualité de tuteur desdits mineurs ses enfants est et demeurera autorisé, à l’effet de vendre en la manière accoutumée pour les biens des mineurs et sur trois publications ladite maison sise à Morsan moyennant les prix _ clauses et conditions les plus avantageux, visites prises et estimations préalablement faites d’ycelle par expert qui sera nommé d’office par le juge de Corbeil comme étant le plus prochain juge royal, auquel _
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présente sentence vaudra commission rogatoire à cet effet, comme aussi a recevoir le prix de l’adjudication qui sera faite de ladite maison, en donner quittances, et remettre tous les titres et pièces, consenties toutes les mentions et subrogations sans garantie, payer et acquitter sur le prix de l’adjudication de ladite maison les dettes privilégiées sur icelle, faire emploi de ce qui reviendra aux mineurs après l’acquit des dettes en acquisition de rentes sur sa majesté ou sur tous états corps communautés et sur tous particulière mais avec privilège, même laisser entre les mains de l’acquérant la portion qui pourra revenir aux dits mineurs à la charge par lui de payer l’intérêt sur la pièce du denier vingt. Le tout suivant et conformément à l’avis des parents et amis que nous avons homologués ./.
signé : Angran
page 606
Pardevant les conseillers du roi notaires au Châtelet de Paris soussigné furent présents les amis d’Élisabeth Victoire Navet âgée de dix-sept ans et de Nicolas François Navet âgé de dix ans onze mois enfants mineurs de M. Nicolas Navet secrétaire de monsieur le procureur général des requêtes de l’hôtel et huissier du même tribunal et de défunte dame Élisabeth Emblouy sa femme
1. comparants par le sieur Navet demeurant à Paris rue de Bièvre paroisse Saint Étienne Dumont
2. Sieur Nicolas Lefebure ancien contrôleur des bières demeurant quai de Bourbon paroisse Saint Louis en l’île Notre-Dame grand-oncle à cause de dame Élisabeth Dumont son épouse
3. Sieur Pierre Blandin md. Mercier à Paris u demeurant rue Aubry le Boucher paroisse Saint Jacques de la Boucherie oncle paternel
4. Antoine Louis Blandin md. Mercier demeurant _
5. Sieur Pierre Louis Blandin md. Mercier demeurant rue des _ paroisse Saint Merry
6. Sieur Pierre Henri Blandin Jouaillier demeurant _ rue Aubry le Boucher paroisse Saint Jacques de la Boucherie
7. Sieur Louis François Aveline md. tapissier demeurant _ tous cousins germain paternel
8. Sieur Jean François Fleury Bourgeois de Paris demeurant rue Aubry le Boucher paroisse St Leu St Gilles cousin germain
9. Le Sieur Louis Duval md. Chapellier à Paris y demeurant quai des _ paroisse Saint Paul cousin issu de germain paternel des mineurs Navet
Lesquels sur le qui_ acté représenté par _
signé :
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Navet qui a acquis conjointement avec ladite défunte sa femme le constant la communauté de biens qui a été entre eux une maison de campagne et ses dépendances sise au village de Morsan sur Seine de la dame veuve et héritière du sieur LaRivoire par contrat passé devant Arnoult et son confrère notaire à Paris Le Vuige en janvier mil sept cent soixante seize moyennant la somme de treize mille livres sur laquelle il reste _ la dette de dix mille livres qu’au moyen du décès de sa femme les mineurs ont des droits pour ladite maison, qu’il serait plus avantageux tant pour lui que pour les mineurs de vendre ladite maison pour le prix et pouvant servir à payer les dettes privilégiées sur ycelle et le surplus après l’acquit d’ycelle et pour ce qui leur en reviendrait doit être placé à leur profit sur sa majesté ou sur tout état de corps et communautés ou sur particuliers mais avec privilège même de laisser _ la portion revenant aux mineurs entre les mains de l’acquéreur de ladite maison à la charge pour lui d’en payer l’intérêt sur la pièce du denier vingt le _ _ conviendrait qu’en sa qualité de tuteur des mineurs ses enfants nommé à la qualité par son _ rendu au Châtelet de Paris le neuf février mil sept cent soixante seize
_ _ autorisé à l’effet de vendre la maison.
Ont fait et constitué leur procureur général _ _ la personne du notaire procureur au Châtelet auquel je donne pouvoir _ _ _
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leurs _ comparaitre en l’hôtel de pardevant monsieur le lieutenant civil au Châtelet de Paris de le dire et déclarer pour les constituants qui sont d’avis que ledit sieur Navet en qualité de tuteur des mineurs ses enfants soit autorisé à l’effet de vendre de la manière accoutumée pour les biens des mineurs et sur trois publications ladite maison sise à Morsan moyennant les prix _ charges clauses et conditions les plus avantageux visites prises et estimation préalablement faites d’ycelle par expert qui sera nommé d’office par le juge de Corbeil et comme étant le plus prochain juge royal recevoir le prix de l’adjudication qui sera faite de ladite maison de donner quittance remettre tous titres et pièces consentie toutes les mentions de subrogation sans garantie payer et acquitter sur le prix de l’adjudication de la maison les dettes privilégiées par ycelle faire emploi de ce qui reviendra aux dits mineurs après l’acquit des dites dettes en _ rentes sur sa majesté ou sur tous états corps communautés et sur _ particuliers mais avec privilège même laisser entre mains de l’acquéreur la portion qui pourra aux dits mineurs à la charge pour lui d’en payer l’intérêt sur le prix du denier vingt, dix pour cent _ constituant qu’ils soit rapporteur  _ justice _ autorisation faite pour eux le serment accoutumé requière l’homologation des _ et généralement promettant obligeance fait et passé à Paris le demandeur constituant et en l’étude de notaire Durand de l’un
paraphes :
page 609
Des notaires soussignés l’an mil sept cent soixante seize le vingt quatrième jour de juillet
et _ signé les présentes en deux mots _ _.
Signatures :»

1. Denis François Angran d’Alleray (1716-1794), comte de Mailly, seigneur d’Alleray, de Groslay et de Bazoche-Condé, Procureur général au Grand Conseil, Lieutenant civil du Châtelet de 1755 à 1789, dernier seigneur de Vaugirard. Condamné à mort, en 1794, pour avoir envoyé de l’argent à ses enfants émigrés, il répondit à l’un de ses juges qui lui demandait s’il ignorait la loi interdisant de financer l’émigration : « Non, mais j’en connais une plus sacrée : c’est celle qui ordonne aux pères de nourrir leurs enfants ».
2. Les anciens mots icelui et icelle, d’usage savant dans le jargon juridique, ont été remplacés le plus souvent par celui-ci et celle-ci.
3. 5%. Le denier signifie quelquefois le taux qu’il n’est pas permis d’excéder pour les rentes & intérêts. Denier quatre, denier cinq, denier dix, denier vingt, respectivement 25, 20, 10, et 5 %.

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Arbre récapitulatif des éléments précédents
arbre avril 2017 en 2 parties

Pour se replonger dans ces lieux de vie de nos aïeux
Par les œuvres de l’artiste-peintre français Nicolas-Jean-Baptiste Raguenet (1715-1793)
Par les sites suivants :
http://www.isl-paris.com/ile-saint-louis/FR/produit_id_1569/Pont-Marie.html
http://www.isl-paris.com/ile-saint-louis/FR/famille_id_26/Historique-de-l-Arle-Saint-Louis.html
http://www.paris-anecdote.fr/L-ile-Saint-Louis-de-Marius.html
Le Marais http://paris-atlas-historique.fr/36.html