Marie AVELINE née SCHULER

75e anniversaire
Les préparatifs de la commémoration de la libération de Haguenau
du 22 février au 28 mars 2020 nous rappellent le tragique destin de Marie AVELINE.
À cette occasion l’Aéria – association pour des études sur la résistance intérieure des alsaciens – a porté à notre connaissance sa décoration à titre posthume.

Notre grande-tante Marie AVELINE née SCHULER, déportée le 19 janvier 1944 est décédée le 31 janvier 1945 au camp de Ravensbruck.
La médaille honore les déportés civils pour faits de résistances pendant la Seconde Guerre Mondiale.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles

Marie A

Fête de la Sainte-Barbe – 4 décembre 1898

Les festivités et assemblée générale sont relatées en détail dans le journal de Haguenau Haguenauer Zeitung, édition de Bischwiller, Haguenau et Niederbronn, du dimanche 10 décembre 1898. Nous y retrouvons Jacques AVELINE, Pompier chef de groupe vétéran, décoré de la médaille d’argent pour quinze années de service.

Le corps des Sapeurs-Pompiers de Haguenau est créé en 1820 et réorganisé dans le Reichsland Elsass-Lothringen. La journée des Sapeurs-Pompier Feuerwehrtreffen a été déplacée de Metz à Haguenau en 1885. Un programme de prestige a lieu dès 13 h : défilé en musique, démonstration publique, allocution du Chef de corps STOLL, remise de diplômes et médailles pour quinze et vingt-cinq années de service devant un publique nombreux puis pause pour les Sapeurs, animée par un intermède musical des trente-deux musiciens du Corps, sous la direction de Prosper Suiter. Ce dernier est l’auteur de l’hymne D’r Pompierstand d’après un texte de 1848 pour cœur d’homme à 4 voies. Rendez-vous à 17 h à l’Hôtel de Ville puis au foyer du Théâtre municipal pour l’assemblée générale. Banquet à 18 h : civet de lapin et rôti. M. le Maire créa la surprise en offrant un vin noble de 1895 avec le souhait de lever le verre à la santé du Chef de corps et de sa famille. Ce qui fût fait. L’orchestre entonna le guilleret Pompiers Marsch et l’assemblée repris le Pompierstand en cœur. Fin des festivités à 21 h. L’article se termine par la présentation de la sainte patronne des Pompiers.

fête ste barbe

fête Ste Barbe extrait

Jacques Aveline, médaille d’argent, 15 années de service, point 4.

Source
Jean-Marie Klipfel, copie aux Archives municipales de Haguenau.

Documentation
Feuerwehrchronik chapitre 8
https://docplayer.org/109088159-1-jahrgang-nr-1.html

Cliquer pour accéder à FC-2014-01.pdf

Image

3e génération

Les petits-enfants de Marie Jeanne MORVANT, veuve de Pierre DUMONT, et de Louis DAMOREAU, Marchand bourrelier.

le couple

Pierre Marie Rose DUVAL et Marie PERRIER, mariés en 1783

Arbre

arbre DUVAL

 

Source
Photos de madame Christine Ripaux
Arbre d’après Fond privé Andriveau sur les mariages, 24 mai 1871,
et Les familles parisiennes-Tutelles AN 5167A, tution des enfants DUVAL.
En attendant un complément de madame Christine Ripaux.

 

 

1725 – 30 décembre – Quittance de Louise LANISIEN

Résumé
Louise LANISIEN, mère de Marie Jeanne MORVANT, s’acquitte du remboursement d’une somme de trois mille livres.

Fait marquant
C’est un prêt important de particulier à particulier dont on ne connaît pas l’utilisation qui en a été faite par Louise.

Quittance Louise LANISIEN

Transcription
En la présence des notaires à Paris soussignés, Louise LANISIEN veuve de Claude MORVANT, Voiturier par eau, demeurant sur l’Aile du Pont Marie Île Notre Dame paroisse saint Louis, a reconnu avoir reçue de dame Élisabeth FAYET (1) veuve de messire Étienne Pierre CHARLES [D’EBLY] (2) Chevalier, Seigneur d’Ebly conseillé du Roi en sa Cour de Parlement demeurant à Paris rue du Figuier paroisse Saint Paul, avec _ lui a payé en espèces sonnantes de _ à la vue des notaires soussignés, la somme de mille livres pour le reste et parfait paiement de celle de trois mille livres contenue en l’obligation faite par la-dite dame CHARLES au profit de la veuve MORVANT devant Harguenvilliers l’ainé et son collègue notaires à paris le dix-neuf janvier mille sept cent vingt-quatre dont est resté minute, les deux mille livres de surplus ayant été ci-devant payés à la-dite veuve MORVANT ainsi qu’elle le reconnaît dont quittance et de toutes choses du passé jusqu’à ce jour, consentant mention par nous notaires regius promettant obligence _.
Fait et passé à paris en l’étude le trente décembre mille sept cent vingt-cinq, et on signé,
Louise LANISIEN, Élisabeth Marie FAYET
les notaires Vatzy, Harguenvilliers
1. cf.testament du 26 mai 1731 AN ET-XII-414
2. tution après décès 29 janvier 1726 cf. AN Y 4403B

Source
Archives nationales, MC/ET/XII/391. Reçu de madame Christine Ripaux le 7 février 2019.

1726 – 2 octobre – Inventaire après décès de Pierre DUMONT

Résumé
Cet inventaire de neuf pages nous détaille les biens de Pierre DUMONT décédé le 22 septembre 1725. Avec son épouse Marie Jeanne MORVANT ils vivaient en location dans une des maisons accolées de l’Aile du Pont Marie, « dans une cuisine premier ayant vue sur le quai des Ormes [domicile des parents DUMONT, aujourd’hui Quai de l’Hôtel de Ville]».

Faits marquants
Louise LANISIEN, veuve MORVANT et mère de Marie Jeanne, est tutrice des sept enfants DUMONT. Elle habitait aussi Aile du Pont Marie.

IAD Pierre DUMONT_1IAD Pierre DUMONT_2IAD Pierre DUMONT_3IAD Pierre DUMONT_4IAD Pierre DUMONT_5IAD Pierre DUMONT_6IAD Pierre DUMONT_7IAD Pierre DUMONT_8IAD Pierre DUMONT_9

Transcription
L’année mille sept cent vingt-cinq le mardi deux octobre huit heure du matin, à la requête de Louise LANISIEN veuve de Claude MORVANT, Voiturier par terre, demeurant à Paris sur l’Aile du Pont Marie, paroisse Saint Louis, au nom et comme tutrice et aïeule maternelle de Jean DUMONT, Marie Louise, Perrette [Pétronille], Marie Françoise, Marie Jeanne, Élisabeth DUMONT, et Jean Baptiste DUMONT enfants mineurs du défunt Pierre DUMONT, Déchargeur de bois, et Marie Jeanne MORVANT sa femme +
+ Note en marge : La veuve MORVANT élue en la-dite qualité de l’avis des parents et amis des dits mineurs homologué par sentence du Châtelet du six septembre dernier, laquelle charge elle a accepté le même jour par acte _ _ de la-dite sentence, dont l’original _ acté à l’instant rendu. paraphes LL et JM
comme aussi à la requête de Jean MARLANT, Maçon, demeurant sus-dit Aile du Pont Marie, paroisse Saint Louis, mari de Madeleine DUMONT, aussi enfant de Pierre DUMONT, et Marie Jeanne MORVANT sa femme, les-dits mineurs et la-dite femme MARLANT seuls habiles à le dire et _ héritiers, chacun pour un huitième du-dit défunt Pierre DUMONT leur père, et créanciers de sa succession pour raison de leurs droits dans celle de la-dite Jeanne MORVANT leur mère ;
À la conservation des droits des parties, et de tous autres qu’il appartiendra, il sera présentement fait par les notaires à Paris soussignés inventaire, et description des meubles meublants, titres papiers, deniers compris, de tous les effets mobiliers et immobiliers composant la succession du-dit Pierre DUMONT, _ les lieux par lui occupé dépendant de la maison _ décédé le vingt-deux septembre dernier sis sur l’Aile du Pont Marie, dont la-dite veuve MORVANT est principale locataire, et qui appartient à au sieur Cuig la dame Cuignard, représentés et mis _ _ _ par la-dite veuve MORVANT et par la-dite MARLANT après serment de chacun d’eux séparément de n’en _ dénoncé _ aucuns, sous les peines de droit qui leur ont été expliquées, les effets sujet à estimation seront prisés par Guillaume _ _ Deon, Huissier _ commissaire-priseur vendeur de biens meubles au Châtelet de Paris qui a promis faire la-dite prisée en égard au cours du _ _ _ _ _, et ont signé le présent _ où il y a _ mots rayés nuls.
signatures : Louise LANISIEN, Jean MARLANT (orthographe rectifiée )
les notaires : Fromont, Harguenvilliers
début d’inventaire en bas de page :
dans une cuisine premier ayant vue sur le quai des Ormes ; Premièrement deux chenets à crans, une pelle, une pincette, un gardecendres…
page 2
une cremaille [crémaillère], un trépied, un croc, un gril, une broche, un lèchefrite, une poele à frire, le tout de fer, prisé trois livres ci : III L
item une fontaine de cuivre rouge te[nant] trois seaux, (1) ou environ garnie de son couvercle et robinet, posé sur son pied de chêne, prisé trente deux livres ci : XXXII L
item une marmite à pied avec son couvercle, une casserole à queue, une chauffrette et une bassinoire (2) le tout de cuivre rouge, prisés douze livres ci : XII L
item quatre chaudrons, une écumoire, une cuillère à pot, une fourchette, quatre chandeliers, une mouchette, en son porte-mouchette (3) et petite paire de balances le tout de cuivre jaune prisés seize livres ci : XVI L
item un saloir de bois de chêne, deux huches de bois de sapin, une armoire, un garde-manger, et porte-vaisselle de bois de chêne à deux guichets et deux tiroirs, deux petites tablettes à livre de bois de noyer, un petit tabouret de pareil bois couvert de serge verte, deux chaises de bois d’aulne formés d’osier, prisé le tout ensemble comme tel quel quatre livres ci : III L
item vingt-deux pièces de faïence commune qui sont assiettes, pot à l’eau et saladier, trois petits tableaux _ garnis de leur verres et bordure dorée, un petit miroir de toilette, prisé le tout ensemble trois livres ci : III L
item six aulnes [aunes] (5) ou environ de vielle tapisserie de Bergame (4) en plusieurs coupons et morceaux, prisé comme tel quel vingt sols ci : XXX s
item une couche à bas pilier de bois de hêtre garnie de son enfonçure, paillasse, un petit matelas de bourre, un lit, un traversin, et deux oreillers de coutil remplis de plumes prisés vingt-quatre livres ci : XXIII L
item pots, plats, assiettes et autres ustensiles d’étain formés, la quantité de quatre-vingt-dix livres, prisés à raison de quinze sols la livre revenant la-dite quantité au dit prix à la somme de soixante sept livres dix sols ci : LXVII L, X s
item en autres ustensiles d’étain commun la quantité de onze livres, prisés à raison de onze sols la livre, revenant la-dite quantité au dit prix à la somme de six livres un sol ci : VI L, I s
Dans un chambre attenant et vue se décéder le-dit défunt ayant vue comme dessus
item six chaises et un fauteuil de commodité de bois de noyer garni de crin couvert de coquette à ramage et oiseaux, deux tabourets de pareil bois aussi garni de crins et couverts de tapisserie de points à la turque …
1. La vogue des fontaines d’intérieur s’est développée au début du XVIIIe siècle et est une conséquence de l’emploi de la fourchette : au lieu de se laver les mains dans un bassin présenté avec son aiguière entre chaque plat, on le fait avant puis après le repas. Cette mode d’étend très vite en ville et dans les campagnes, et pendant tout ce siècle, les fontaines se multiplient et sont l’ornement de presque tous les intérieurs. Ces pièces se composent d’un réservoir souvent fixé à un panneau de bois plus ou moins décoré, auquel est accolée une console, support de la cuvette. Les fontaines en cuivre ont été produites en plus grand nombre dans le Centre et le Midi que dans l’Est ou le Nord. Leurs formes, leurs tailles et leur décoration sont très variées. Les réservoirs sont souvent gravées d’attributs, d’armoiries, de corbeilles, de fruits, d’oiseaux… Souvent les robinets en cuivre ne sont pas de la même couleur que le réservoir; les bassins sont généralement en forme de vasque, avec ou sans pans. Les fontaines en cuivre ont une origine très difficile à situer précisément car elles portent rarement une marque de fabrique. (Extrait du Dictionnaire Larousse des antiquités et de la brocante).
https://www.antiques-delaval.com/fr/objets-de-collection-divers/964-fontaine-a-eau-d-interieur-en-cuivre-xviiie.html
2. Il n’y a pas si longtemps, les draps étaient bien plus épais car réalisés en lin, en coton ou en métis et ils devenaient facilement humides lorsque la pièce n’était pas chauffée.
Franchement, quelle horreur de se glisser dans un lit froid et moite !
La bassinoire est donc l’outil indispensable des mois hivernaux, c’est l’aide précieuse qui permet de réchauffer les draps et la literie.
La bassinoire est une sorte de grande poêle circulaire couverte munie d’un long manche. Le bassin est rempli de braises incandescentes. L’usage en est simple : elle était passée entre les draps et la literie pour à les réchauffer, d’où l’utilité du long manche pour aller jusqu’au fond du couchage.
Le couvercle, fixé au corps par une charnière, est repercé de nombreux trous qui permettent à la chaleur se diffuser.
Vous l’aurez donc déduit, c’est une lointaine cousine des chaufferettes.
Sus à ceux qui croient que l’on mettait de l’eau chaude dans le réceptacle : ils forcent celui qui s’en servait à être fort adroit pour ne pas inonder le lit !
C’est au XVe siècle qu’elle fait son apparition et c’est au XVIIIe qu’elle devient un objet incontournable car il y a à cette époque une nouvelle notion qui se répand : le confort !
Cet ustensile précieux a été employé dans toute la France, même dans les régions méridionales.
https://www.objetsdhier.com/bassinoire-1235
3. Mouchette : ustensile de ménage qui sert à moucher les chandelles, et même aujourd’hui les bougies, lorsque le lumignon en est devenu trop grand et qu’elles n’éclairent plus assez. Elles ont deux branches, et chaque branche a son anneau ; les deux branches sont assemblées par un clou sur lequel elles s’ouvrent et se ferment en ciseau ; elles sont terminées l’une par une boite plate d’un côté et arrondie de l’autre, l’autre, par une plaque de même figure. La plaque sert de couverture à la boite, le coté plat de la boite et le côté correspondant de la plaque font fonction de ciseau, et retranchent la partie superflue du lumignon ; ce superflu est poussé dans la boite ou la plaque l’étouffe en se fermant. On pratique entre les branches des mouchettes un ressort qui les fait fermer d’elles-mêmes quand elles sont ouvertes, et qui les tient bien fermées quand on s’en est servi. Par ce moyen, elles coupent plus promptement, et le lumignon retranché ne s’échappe pas de la boite. Il y a des mouchettes d’acier, de cuivre et d’argent. instrument de métal qui a des rebords, et un peu plus que la longueur des mouchettes ; il sert à mettre dessus les mouchettes, quand on ne s’en sert pas.
http://encyclopédie.eu/index.php/morale/1912389318-economie-domestique/1040861337-MOUCHETTES
Les porte-mouchettes commencent déjà à tomber de mode, parce qu’on ne fait plus usage que de bougies, et que pour les moucher, on se sert de mouchettes d’acier d’Angleterre, qui n’ont point besoin de porte-mouchettes.
http://encyclopédie.eu/index.php/arts-metiers/840051357-fonderie/1565649480-PORTE-MOUCHETTE
4. grosse tapisserie, qui se fabrique avec différentes sortes de matières filées, comme bourre de soie, laine, coton, chanvre, poil de bœuf, de vache, ou de chèvre. C’est proprement un tissu de toutes ces sortes de fils, dont celui de la chaîne est ordinairement de chanvre, qui se manufacture sur le métier à-peu-près comme la toile. Quelques-uns prétendent que le nom de bergame lui a été donné, de ce que les habitants de Bergame en Italie en ont été les premiers inventeurs. Écrit par Denis Diderot /Arts & métiers/Tapisserie
5. Ce dont on est sûr, c’est que l’aune a été une unité de mesure jusqu’en 1834, date à laquelle elle a été abolie en France.
Mais si l’on se plaint aujourd’hui d’avoir à rencontrer à la fois des unités décimales et des unités anglo-saxonnes (comme le pouce, le pied, le mile ou les degrés Fahrenheit, par exemple), avant 1834, c’était bien pire.
Car, outre les autres mesures (perches, lieues, toises…), il n’y avait pas qu’une aune.
Si l’aune de Paris mesurait, comme chacun sait, 3 pieds 7 pouces et 10 lignes 5/6e de longueur, soit très exactement 1,188 m[1], l’aune pouvait mesurer de 0,513 m[2] à 2,322 m, selon le métier, la région ou le pays (en France, François Ier a tenté de généraliser une aune commune au pays en 1540).
Autant dire que la mesure d’un même objet pouvait donner des nombres d’unités très différents, selon l’aune qu’on avait l’habitude d’utiliser.
https://dictionnaire.reverso.net/francais-definition/aune
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prisés la somme de soixante livres ci : LX L
item une commode de bois de noyer à quatre tiroirs garnie de _ _, et _ de _, prisés seize livres ci : XVI L
item une armoire de bois de noyer à deux battants fermant à clé garnie en dedans de deux tiroirs par bas d’un grand tiroir, et par haut de sa corniche, prisé soixante-cinq livres ci : XIV L
item un miroir de seize _ de glace de haut sur douze de large ou environ dans la bordure en lapiseau de bois doré, vingt et un tableaux peints _ sur bois, cuivre _ _ estampes dans leurs bordures de différente qualité prisé _ christ d’ivoire sur sa croix de bois doré posé sur son velour noir dans sa bordure de bois doré vingt livres ci : XXX L
item vingt-sept pièces de faïence commune partie cassée servant de garniture de cheminée, un dessus d’armoire prisée avec deux bras de cheminée de cuivre argenté quatre livres dix sols ci : IIII L, Xs
item dix aunes ou environ de tapisserie de point d’Hongrie en laine prisés vingt livres ci : XX L
item une couche en bas pilier de bois de noyer garnie de son enfonçure, paillasse, deux matelas de toile en futaine remplis de laine, un lit, un traversin, et un oreiller de coutil rempli de plumes, une couverture de laine blanche, une courtepointe de ville de coton piquée, la housse du-dit lit de serge verte composé de deux grands rideaux _ bonnes grâces pieuses de dehors, bordés et garnies d’un petit ruban de serge verte, le fond à l’Impérial, dossier, et champ_ de taffetas vert piqué, prisés cent vingt livres ci : CXX L
Dans un petit cabinet attenant et ayant vue sur la rivière
item un tiers de _ de bois à brûler prisé quatre livres ci : IIII L
item un paquet de cordages de bateau, des _ de fer non garnies et un tas d’outils tous de charpentier que de tailleur de pierres prisés avec un tas de ferrailles huit livres ci : VIII L
item une petite couche à bas pilier de bois de hêtre garnie de son enfonçure, paillasse, un petit matelas de bourre, un lit, un traversin de coutil rempli de plumes, vielles couvertures de laine de différentes couleur prisés avec trois rideaux de serge verte et leurs tringles le tout comme tel quel dix livres ci : X L
_ les habits du défunt trouvés dans l’armoire ci dessous inventorié (1)
item un habit, veste et culotte de drap couleur de marron, doublé d’un demi-raz…
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de [satin] _, un vieil habit et une veste de drap gris, un sarrau (1.) de toile, une paire de bas d’estame (2) brune, une [rocquelaine] de camelot (3) gris, prisé le tout tel quel seize livres _ une vieille peruque ci : XVI L
La-dite veuve MORVANT et le-dit MARLANT déclarent qu’à l’égard des chapeaux et des souliers à l’usage du-dit défunt, ils ont été donné au-dit Jean-Baptiste DUMONT son fils, ont signé
Louise LANISIEN Jean MARLANT
item une couverture de laine blanche, un couvrepied de toile de coton piqué prisé dix livres ci : X L
item deux rideaux, deux soubassement de serge verte servant de devant de cheminée prisés quatre livres ci : IIII L
item deux rideaux de toile de coton, _ servant de rideau de cheminée, et l’autre de portier, un rideau de fenêtre de pareille toile prisés huit livres ci : VIII L
Ensuite le linge
item huit draps de toile jaune de deux lais chacun, treize autres draps de toile de ménage partiellement élimée de différente grandeur prisés quatre-vingt livres ci : LXXX L
item deux douzaines de serviettes de toile de ménage, six nappes de petite taille, prisés trente livres ci : XXX L
item quatre chemises de toile de ménage à usage d’homme, deux caleçons de _ blanc, sept camisoles de futaine et toile prisés seize livres ci : XVI L
item deux camisoles de futaine à usage de femme, deux petits jupons de toile de _, deux tabliers de toile blanche, une paire de bas, _ de fil tricoté, prisé le tout ensemble cent sols ci : C s
item une douzaine de petites serviettes de toile de pareille _ prisés _ _ _ _ quatre livres ci : III L
item dix cols de toile de ménage, quatre cravates de mousseline unie, deux cravates, et deux paires de manchettes de mousseline, garnis de dentelle a bride et réseau_n quatre paires de poignets à frisette de batiste, deux _ de N_, prisés le tout ensemble douze livres ci : XII L

1. L’« habit» au 17e siècle Micheline Baulant, « Jalons pour une histoire du costume commun », Histoire & mesure [En ligne], XVI – 1/2 | 2001, mis en ligne le 15 novembre 2005, consulté le 05 mars 2019. URL : http://journals.openedition.org/histoiremesure/107
1. Blouse de travail ample à manches longues, portée par-dessus les vêtements.
2. « bas qui se font avec du fil de laine très_tort, que l’on nomme fil d’estame, ou fil d’estain. Ces sortes de bas sont fort ras, n’ayant point été tirés avec le chardon. » Encyclopédie méthodique Commerce 1783 Tome 1
3. Grosse étoffe faite originellement de poils de chameau, puis de poils de chèvre seuls ou mêlés de laine, ou encore de laine quelquefois tissée sur une chaîne de soie. http://www.cnrtl.fr/definition/camelot
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item un paquet de torchons et de tabliers de cuisine de grosse toile peu élimée et vieux prisés quarante sols ci : XL s, ayant été vaqué jusqu’à midi sonné, ce que dessus inventaire [est] demeuré du consentement du dit MARLANT en la possession de la-dite veuve MORVANT qui s’en charge en la-dite qualité, et la vacation _, à ce jour d’hui deux heures de relevé, et ont signé; Louise LANISIEN Jean MARLANT les notaires Deon, Harguenvilliers
du-dit jour mardi deux octobre deux heures de relevée _ par les-dits notaires la cons_ du présent inventaire il y a été procédé ainsi qu’il en suit,
Ensuite la vaisselle d’argent
item onze cuillères et quatorze fourchettes d’argent poinçon de Paris pesant sept marc cinq onces prisés à sa juste valeur sans criée suivant la déclaration du Roi comme vaisselle _ à raison de quarante et une livres dix-huit sols huit deniers.
Le marc revenant la-dite quantité au-dit prix à la somme de trois cent vingt livres neufs sols dix deniers ci : IIICXX L, IX s, X d.
item quatre tasses à deux anses, une [écuelle] (1), trois goud_, une salière, une tabatière, une paire de boucles de souliers à usage de femme, aussi d’argent poinçon de Paris pesant quatre marcs six onces deux gros prisés à juste valeur et sans criée comme vaisselle énoncé à raison de quarante-_ livres six sols quatre deniers le marc revenant la-dite quantité au-dit prix à la somme de cent quatre-vingt-dix-sept livres dix sols dix deniers ci : CIIIIXXXVII L, X s, X d.
item une bague turquoise montée sur son _ d’or cassé, un hochet d’enfant à huit grelots d’argent doré, une petite montre _ dans sa _ et à cadrant d’argent prisés ensemble seize livres ci : XVI L
et a le-dit Deon signé enfin de la prisée
Deon Harguenvilliers
Ensuite les papiers
Premièrement la grosse de l’inventaire fait après le décès [en date du] de la-dite Marie Jeanne
1. Au moyen âge, l’écuelle joue le rôle d’assiette ou de bol. Elle est en bois et de facture très rustique. On utilise le buis pour son bois dur.
Durant le XIVe et XVe siècle, les Anglais ajoute une monture en métal à l’écuelle leur donnant alors le nom de mazzers.
Les écuelles de style Louis XV sont richement décorées contrairement à celles de style Louis XVI plus tranquilles et froides d’aspect. https://www.meubliz.com/definition/ecuelle/
page 6
MORVANT daté au commencement du trois août mille sept cent dix-neuf fait par Saint Georges et Angot notaires à Paris _ un sur + [note introuvable] lequel inventaire ai été procédé au recollement ainsi qu’il suit la première cote s’est trouvée en nature,
les cotes deux, trois, quatre, cinq, six, sept, neuf huit et dix se sont _ en déficit. La cote neuf s’est trouvée en nature, la cote onze s’est trouvée en nature. la cote treize s’est trouvée en nature. La cote quatorze et dernière s’est aussi trouvée en nature.
item l’expédition en papier du procès verbal de vente des meubles connus au-dit inventaire fait par le-dit Deon daté au commencement du cinq août au-dit an mille sept cent dix-neuf Inventaire deux
item deux pièces attachées ensemble dont la première est la grosse d’un contrat sur les aides et gabelles passée devant de Saint Georges notaire à Paris le vingt-trois août mille sept cent vingt-trois de onze livres de rente au principal de quatre cent quarante livres, constituée au profit du-dit DUMONT ayant droit par la déclaration y énoncée, la seconde est l’extrait de la déclaration passée devant le même notaire, le vingt décembre mille sept cent vingt inventorié, le tout … trois.
item l’original parchemin d’une quittance de finance de monsieur Pain garde du trésor royal du trente septembre mille sept cent vingt-trois contrôlé le vingt-six janvier mille sept cent vingt-quatre, portant constitution de soixante-douze livres deux sols de rente au…
rayé trois lignes et cinq mots nuls à la page ci diffusée.
paraphes LL, JM
page 7
principal de trois mille six cent cinq livres au profit du-dit DUMONT savoir en son nom que comme _ de ses enfants mineurs, la-dite quittance, enregistrée au bureau des finances, le quatre juillet mille sept cent vingt-quatre Inventaire quatre
item les originaux en papier de deux ordonnances du conseil, l’une du vingt janvier mille sept cent vingt constituant liquidation de l’office de déchargeur de bois à la somme de mille cinq cent livres, l’autre du dernier septembre mille sept cent vingt-quatre contenant liquidation des intérêts de la-dite somme prisés _ à deux cent soixante-cinq livres quatre sols deux deniers inventoriés l’une comme l’autre pour le tout… cinq.
item l’expédition en papier d’un bail passé devant le-dit Angot notaire à Paris le quatre juillet mille sept cent vingt-deux par le-dit DUMONT au soin de Claude BARDIN marchand épicier et Marie DELAMARE sa femme, inventoriée six
item le double sous seing privé d’un bail du dix-huit juin mille sept cent vingt-deux fait par François PETIT DE LEUDEVILLE, président de la cour des aides, au-dit DUMONT de la maison attenant celle où fut décédé le-dit défunt DUMONT du jour de Saint Rémy mille sept cent vingt-trois pour six années consécutives moyennant trois cent sept livres par année inventoriée… sept.
item six pièces attachées ensemble, qui sont décharge à la succession du-dit défunt, dont les trois derniers font mention que les sommes y contenues ont été payées des deniers de la-dite veuve MORVANT inventoriées l’une comme l’autre pour le tout… huit +
+ (note en marge de cette page) y sont huit pièces attachées ensembles qui ont décharge à la succession du-dit défunt faisant mention que les sommes y contenues ont été payées des deniers de la-dite veuve MORVANT inventoriée l’une comme l’autre pour le tout… neuf, paraphes LL, JM
et a déclaré la-dite veuve MORVANT qu’il a été trouvé au décès du-dit DUMONT la somme de trois cent vingt-quatre livres de deniers comptant desquels elle a remployé le contenu aux quittances ci-dessus énoncées qui font mention que le paiement a été fait de ses deniers, au moyen de quoi elle n’a pour raison des dites quittances aucune précision à faire contre la-dite succession, plus qu’il lui est due de part la-dite succession la somme de cent…
page 8
cinquante-huit livres quinze sols, dont vingt-trois livres quinze sols par elle payés pour du pain fourni au-dit défunt et à ses enfants, et cent trente-cinq livres pour six termes de loyer qui échoient le jour et fête de Noël prochain des lieux occupés par le-dit défunt, et qu’il est décédé.
Plus qu’il est due de par la-dite succession la somme de cent seize livres quatorze sols à Claude HAMECEY DE ROUANNE pour argent que le-dit défunt a reçu pour lui, et dont il ne lui a pas tenu compte. Plus que la succession doit le loyer de la maison loué par le bail inventorié sous la cote sept, pour ce qui est échu depuis le premier avril dernier, dont il y a compte à faire avec le propriétaire, qui a reçu acompte.
N’est non plus rien trouvé à comprendre au présent inventaire le concernant celui-ci est demeuré des consentements du-dit MARLANT en la possession de la-dite veuve MORVANT qui s’en charge, et ont signé Louise LANISIEN Jean MARLANT
les notaires Fromont, Harguenvilliers
Et le douze des dits mois et an est comparu pardevant les notaires à Paris soussignés la-dite veuve MORVANT laquelle a déclaré qu’elle a entre les mains son contrat passé devant Deon et son confrère notaires à Paris le douze mai mille sept cent vingt et un portant constitution + de soixante-dix-huit livres un sol six deniers de rente au principal de trois mille cent vingt-trois livres, passé à son profit en vertu de la déclaration des officiers de la communauté des metteurs à port de cette ville, en paiement de pareille somme due par la-dite communauté, dans laquelle rente en principal et arrérage la-dite veuve MORVANT n’a rien mais la-dite rente appartient à la succession du-dit défunt Pierre
+ (note en marge) sur les Aydes et Gabelles, paraphes LL
page 9
DUMONT et Marie Jeanne MORVANT sa femme attendu que les fonds qui ont constitué l’origine de la-dite créance ont été réunis par la-dite Marie Jeanne MORVANT à la-dite comparante lors de son décès pour être placés sur la-dite communauté.
Déclare en outre la-dite comparante qu’elle a fait un serment par lequel elle a rendu justice à _ au sujet de la-dite créance, lequel testament ne servira avec la présente déclaration que d’un seul et même acte, consentant en tant que besoin serait que mention des présentes soit faite sur le testament et a signé Louise LANISIEN
les notaires Fromont, Harguenvilliers

Source
Archives nationales, MC/ET/XII/391. Reçu de madame Christine Ripaux le 7 février 2019.

Louis ADAM, Maître cordonnier, ami

Résumé
Louis ADAM, Marchand cordonnier à Paris, est cité au contrat de mariage de François AVELINE et Pétronille DUMONT du 11 décembre 1729. L’inventaire, au décès de la deuxième épouse de Louis, nous renseigne sur les biens que possédait un cordonnier au début du XVIIIe siècle, cet environnement de François, de son père Jean AVELINE et de leurs épouses. Le logement avec boutique est typique de Paris. Nous découvrons aussi la rusticité de la cuisine.

Faits marquants
Louis habite d’abord rue Le Regrattier au décès de sa première épouse Marie Anne DEMOUY en 1681. Nous le retrouvons ici en 1702, Île Notre Dame, paroisse Saint Louis, dans une maison appartenant à maître Pierre Triquet, procureur au parlement.
Notre aïeul François a 23 ans en 1729, Louis devait avoir environ 60 ans. Ce dernier devait déjà être l’ami de Jean AVELINE. François aurait-il repris la boutique rue Saint Louis?

Transcription
18 février 1702
L’an mille sept cent deux le samedi dix-huitième dudit février deux_ de relevés à la requête de Louis ADAM, Maître cordonnier à Paris, y demeurant Île Notre Dame rue et paroisse Saint Louis en la maison appartenant à Pierre Triquet procureur en parlement tant en son nom à cause de la communauté de biens qui a été entre lui et défunte Marie DUMONT sa femme décédée le vingt-sept septembre mille sept cent un. Lui comme tuteur de Marie Geneviève âgée de dix-neuf ans et de Charles ADAM âgé de dix-huit ans, enfants dudit ADAM et de ladite DUMONT leurs père et mère, habile à le dire à porter leurs héritages chacun pour moitié de leur dite mère, en la présence de Pierre Guillain LE ROY aussi maître cordonnier à Paris y demeurant (1) rue de la Mortellerie paroisse saint Gervais subrogé tuteur desdits mineurs, _ avec ledit ADAM et _ qualité de _ _ parents et amis, homologué au Châtelet de Paris par séance expédiée par Gaudion, Greffier, le dix-septième des prédits mois et an, _ de laquelle _ l’acception desdites qualités fait que lesdits ADAM et LE ROY ledit jour dix-septième dudit présent mois et an. Pour la conservation des biens droits desdites parties desdits mineurs et de tout _ qu’il appartiendra, est par les conseillers du roi notaire garde notre garder _ au Châtelet de Paris soussignés suit le présent inventaire et description des biens meubles _ _ papiers _ défunte est _ de ladite convention et succession de ladite DUMONT a lieu ci-après déclarer où elle est morte, montant est mis en évidence par ledit ADAM qui a fait serment et fournir desdits notaires _ repr_ sans en lâcher _ _ pour les permis de droit avec introduction qui lui ont été données à entendre par les susdits notaires _ _.
Et pour la prisée des choses qui y sont sujettis a été nommé Charles Cappé, Huissier priseur _ de biens _ en la ville Châtelet prévôté et vicomté de Paris y demeurant en ladite île _ _ _ Louis _ qui a promis en faire estimation et _ _ _ selon le_ du _ avis ci qu’il _ et ont signé : Louis ADAM, Pierre Guillin LE ROY, CAPPÉ, les notaires P Pioger, Faudoire

Dans la cuisine derrière la boutique,
Premièrement une petite paire de chenets (2) a pelle et pincette, une crémaillère, une lèchefrite, une broche, une poêle à frire, deux fers à repasser, un gril, le tout de fer prisé ensemble avec un soufflet, quatre livres ci : 4 L

1. Grand-rue du Faubourg Saint Antoine paroisse Saint Paul le 13 mai 1699 lors du décès de son épouse Élisabeth XAINTIÉ AN Y5281 page 23
2. Pièce de bois durcie ou de métal, le chenet est placé dans la cheminée, positionné par paire, et sert à surélever le foyer et soutenir les bûches afin qu’elles n’étouffent pas les flammes. Il fait partie des principaux outils de la cheminée, avec le soufflet et la pelle.
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Item une paire de chenets à pomme de cuivre jaune prisée quatre livres ci : 4 L
Item deux chaudrons, un moyen et un petit, un poêlon, une cuillère, une écumoire, une passoire, une bassinoire (1), une chaufferette, un paire de mouchette de cuivre jaune, deux lampes de même cuivre, prisé le tout ensemble avec trois chandeliers de potin (2) huit livres ci : 8 L
Item une fontaine de cuivre rouge garnie de son couvercle et robinet tenant trois sceaux ou environ prisée sur son pied de bois de chêne prisée vingt-deux livres ci : 22 L
Item en pots, plats et assiettes et autres ustensiles de ménage de zinc sonnant la quantité de cinquante livres (3) pesant prisé à raison de douze sols la livre revenant audit prix à la somme de trente livres ci : 30 L
Item une table de bois de chêne garnie de son tiroir à colonne torse, une escabelle [échelle] de pareil bois, une autre table de bois de sapin ou _ prisée sur son châssis prisé le tout ensemble trois livres dix sols ci : 3 L 6 s
Item un coffre de bahut carré couvert de cuivre noir prisée sur ses pieds de bois, une petite hache de bois de sapin, trois chaises de paille le tout tel quel prisé ensemble avec un petit tapis de tapisserie de Bergame (4) quatre livres ci : 4 L
Item une armoire de bois de chêne à quatre guichets et deux tiroirs prisée cent sols ci : 100 s
Item un bois de lit à hauts piliers garni de son enfonçure, une paillasse, deux matelas de bourrelavisse lit et traversin de coutil (5) remplis de plumes, une couverture de laine blanche, une autre rouge, deux oreillers aussi remplies de plumes la housse dudit lit de franges de mouy rouge et deux en vert apant_ et rideaux garnis de franches et molet de frange rouge prisé le tout ensemble cinquante livres ci : 50 L
Item quatre aulnes de tapisserie ou environ de Bergame faisant partie du tout de ladite salle deux rideaux de fenêtre de toiles ouvrées …
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et unis avec leur tringles les deux petits miroirs de toilette prisés le tout ensemble comme tels quels trois livres dix sols ci : 3 L – 10 s
Dans une entre-salle au-dessus de ladite salle
Item un lite de repos en forme de _ sur lequel se_ trouve une paillasse, un lit de travers fin de coutil rempli de plumes, une couverture de laine blanche prisés ensemble douze livres ci : 12 L
Item une petite table de bois de hêtre tournée garnie de son tiroir, un coffre de bahut carré couvert de cuivre noir, un autre couvert de cuir à poils, deux chaises trois plans et en siège ployant couvert de tapisserie de points façon de Hongrie toile et autre tapisserie de pont d’Angleterre et un tour de cheminée de pareils points et le tout tels quels prisés ensemble quatorze livres ci : 14 L
Item une paire de balances de cuivre jaune prisée vingt sols ci : 20 s
Item un manteau de moire noir doublé d’un taffetas noir, un jupon de satin feuilles mortes et blanc, un jupon sergé (6) de coton rouge, deux paires de bas d’estame (7) prisé le tout ensemble quinze livres ci : 15 L
À l’égard du surplus des habits de ladite défunte Marie DUMONT ledit ADAM a déclaré les avoir vendu à particulier la somme de quinze livres qui ont été employés dans la communauté.
Et a signé Louis ADAM

Ensuite le linge
Item neuf draps de lays ? chacun de plusieurs façon de taille blanche à demi _ prisés ensemble comme tels quels dix-huit livres ci : 18 L
Item une douzaine et demi de serviettes tant de toile…

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ouvrées que unies deux nappes et une douzaine de mouchoirs prisés ensemble six livres dix sols ci : 6 L – 10 s
Item trois chemises, deux camisoles (8) de bazin (9) et futaine (10) etc, un petit paquet composé de coiffe, cornettes, bonnets et autres de menu linge le tout servant à ladite défunte prisée ensemble cent sols ci : 100 s
Item une coiffe et une écharpe de taffetas noir prisé avec deux paires de souliers et une paire de pantoufle la somme de six livres ci : 6 L
Dans la boutique avant venue sur ladite rue Saint Louis
Item une presse garnie de ses _, un _ de bois de chêne, un tailloir droit selle_, deux râteliers, une planche, une échelle le tout prisé ensemble trois livres ci : 3 L
Item quatre douzaines de formes tels quels, un petit baquet, deux châssis, l’un servant de fermeture de la boutique et l’autre de cloison à la salle partie garnie de carreaux de verre, le marchepied où travaillent leur garçon du dit ADAM et les planches de l’entresol ci devant déclaré le tout prisé ensemble vingt livres ci : 20 L
Item un justaucorps veste et culotte prisée ensemble comme tels quels six livres ci : 6L
Et a ledit Cappé signé ladite prisée. Cappé
Ensuite les papiers
Premièrement six _ en parchemin du contrat de mariage d’entre Louis ADAM et ladite défunte Marie DUMONT sa dernière femme. Passé ci-devant Lange et Guillaume frères notaires à Paris le sept septembre mille sept cent vingt et un, contenu que les _
Et pour service communs en tous biens meubles et conquêts _ suivant la coutume de…

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Paris, qu’ils ne seraient tenus des dettes et hypothèques l’un de l’autre _ _ _ leur mariage, et si aucunes y a elles seront payées par celui qui les aura faites. Sur ladite future épouse aurait apporté en dot aux futurs époux _ _ comptant, la _ de deux _ _ _ de la manière ci exprimée, que ladite _ moitié entrevoir en ladite future communauté et l’autre moitié lui demeurera propre et aux siens de son côté et ligue avec ce que lui échoiront en meubles immeubles. Su le future époux avoir doué la future épouse du douaire préfixe de soixante quinze livres une fois payé, su le survivant de ladite future épouse, prendrai _ _ des meubles de ladite communauté. _ voudra choisir suivant la prisée de l’inventaire et sans criée ou en _ à son option, jusqu’à la _ somme de _ quarante livres , qu’il serait promis à ladite future épouse de renoncer à ladite communauté et reprendre _ ce qu’elle a apporté audits futurs époux avec ce qui lui échoira par succession donation ou autrement avec lesdits douaire et préciput, sans être _ d’aucune dette de ladite communauté quoiqu’elle y eusse parlé s’y fut obligé ou y eut été condamné dont elle serait acquittée par les _ et biens desdits futurs époux, pour quoi elle aurait hypothèque de par susdit contrat de mariage. Et que ladite future épouse aurait été don_ entre _ audit futur époux, universelle en propriété de tous ses biens si au jour du décès d’elle il n’y aurait _ d’enfant nés et _ de leur mariage. Ensuite duquel est l’insinuation qui en a été faite audit Châtelet le trois octobre audit an mille sept cent vingt et un, Inv[ento]riée un
Y sont la grosse en papier de l’inventaire fait par les lesdits Langer [Pioger?] et Faudoire notaires le premier du mois de septembre mille sept cent vingt et un à la requête dudit Louis ADAM tant en son nom _ tuteur de Sigismonde, Marie Anne, Louise et Jacques ADAM enfants mineurs de lui et défunte Anne DEMOUY susdit sa femme, en la présence d’Antoine DEMOUY bourgeois de Paris, subrogé tuteur desdits mineurs habiles à eux dire et _ héritier chacun pour un quart de la dite Anne DEMOUY leur mère, desdits biens de la communauté qui a été entre elle et ledit Louis ADAM. En la première marge et en fin dudit inventaire est une mention comme il a été tenu pour clos en justice le cinquième dudit mois de septembre mille sept cent vingt et un.
Fait par notre greffier. Inv[ento]riée deux
Sur laquelle grosse d’inventaire à ce réquisitoire dudit Louis ADAM arrêté par les notaires soussignés a été fait _ des papiers ci contenus, et ainsi…
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procédure s’est trouvé. La première cote, étant l’unique ci inventoriée et qui est le contrat de mariage d’entre ledit Louis ADAM et ladite défunte Anne DEMOUY sa première femme.
Ledit Louis ADAM a déclaré qu’il ne lui est _, ni à ladite communauté aucune dette échue.
Dette passive
Comme aussi a déclaré qu’il n’ont _ par la communauté et succession que la somme de cent livres pour _ _ qui échoira au dernier mars prochain du loyer desdits lieux qu’il _ du sieur Triquet à raison de trente cinq livres par _ an.
C _ après qu’il de s’est trouvé aucune autre chose être et appartenir à ladite communauté et succession, tous les meubles meublants, ustensiles de ménage, _ papiers et une _ contenus audit présent inventaire sont du consentement ledit LE ROY subrogé tuteur, demeurer en la garde et possession et ledit Louis ADAM qui s’en est chargé comme dépositaire et promis les représenter toutefois et _ et a qui il appartiendra, et le _ domicile et susdite demeure auquel _ et ont signé : Louis ADAM, Pierre Guillin LE ROY, les notaires Pioger, Faudoire
Tenu pour fait le vingt-_ février mille sept cent deux. Gaudion

1. instrument de cuivre que l’on remplit de braise pour réchauffer les lits. Elle est soit mobile et on la promène dans le lit au moyen d’un long manche de bois, soit fixée et on la suspend dans une petite cage de bois : que l’on appelle moine.
2. potin s.m. espèce de cuivre ; il y a deux sortes de potin, l’un composé de cuivre jaune & de quelque partie de cuivre rouge ; l’autre composé des lavures ou excréments qui sortent de la fabrique du léton, auxquels on mêle du plomb ou de l’étain pour le rendre plus doux au travail.  DIDEROT et D’ALEMBERT, Encyclopédie, 1762
3. la livre : 489,5 grammes.
4. grosse tapisserie, qui se fabrique avec différentes sortes de matières filées, comme bourre de soie, laine, coton, chanvre, poil de bœuf, de vache, ou de chèvre. C’est proprement un tissu de toutes ces sortes de fils, dont celui de la chaîne est ordinairement de chanvre, qui se manufacture sur le métier à-peu-près comme la toile. Quelques-uns prétendent que le nom de bergame lui a été donné, de ce que les habitants de Bergame en Italie en ont été les premiers inventeurs. Écrit par Denis Diderot /Arts & métiers/Tapisserie
5. grosse toile de fil utilisée pour matelas de plume, traversins, oreillers, tentes. Les pièces sont depuis 120 jusqu’à 130 aulnes de long, & depuis deux tiers jusqu’à trois quarts de large. Les coutils de Bruxelles sont très-estimés.
6. C’est une façon de tisser, les fils sont croisés, ce qui donne une bonne souplesse au tissu ainsi qu’une excellente solidité.
7. « bas qui se font avec du fil de laine très_tort, que l’on nomme fil d’estame, ou fil d’estain. Ces sortes de bas sont fort ras, n’ayant point été tirés avec le chardon. » Encyclopédie méthodique Commerce 1783 Tome 1
8. « Les camisoles se font comme les corsets ; toute la différence consiste en ce que, ne servant ordinairement que pour la nuit, elle doivent être plus lâches et plus aisées ; on les ferme communément par derrière, et elles se nouent par devant avec des rubans de fil ou de soie. » Descriptions des arts et métiers, Volume 14 publié par J. E. Bertrand
9. tissu damassé en coton
10. Étoffe de fil et de coton. Dictionnaire universel 1701

 

La famille de Louis ADAM
Louis ADAM arbre

Sources
AN ET-LX-172 et Y3990B

1729 –11 décembre – Contrat de mariage de François AVELINE et Pétronille DUMONT

Résumé
La future épouse est douée de la somme de six cent livres de douaire préfix. Elle a 19 ans et est donc mineure, la majorité pour les filles est de 25 ans. Elle peut toutefois se marier : elle est « émancipée d’âge suivant lettre par elle obtenue en chancellerie le vingt-huit août mil sept cent vingt-huit.»
Ce contrat est suivi de la quittance de partage des biens et la succession de la veuve MORVANT ( Louise LANISIEN ) au profit de Pétronille DUMONT, sa petite-fille, et de son futur époux. Voir page 5 deuxième partie. Ils reçoivent des mains de Louis DAMOREAU, la somme de neuf cent vingt-six livres, frais de notaire déduits, à fournir « la veille de leur épousailles ». La quittance du vingt-six janvier indique donc que les noces de François et Pétronille auraient eu lieu le vendredi vingt-sept janvier 1730. Le contrat de mariage de Janvier NAVET et Marie Madeleine DUMONT, sœur de Pétronille est daté du dimanche 29 janvier 1730. De là à penser qu’ils se sont mariés le même jour…

Faits marquants
Ce document donne, comme unique source, le nom de l’épouse de Jean Aveline : Claude CHABRAND.
Nous entrons ici dans la famille DUMONT et aussi NAVET par Marie Madelaine DUMONT le mois suivant, le 29 janvier 1730.
François, veuf en 1729, épouse Pétronille DUMONT la même année car Jean François n’a que quelques mois. Ils habitent rue Saint Antoine, paroisse Saint Gervais puis paroisse Saint Louis, rue Saint Louis en l’île. Pétronille élève sans doute Jean François. Nicolas François Xavier, notre aïeul, naîtra bien plus tard, en 1747. C’est lui qui ira en Alsace avec ses parents. Il ne sera pas cordonnier mais serrurier, homme de métier du cardinal de Rohan.
Louis ADAM, Marchand cordonnier à Paris, fait partie des amis du couple. Il habite Île Notre Dame, paroisse Saint Louis dans une maison appartenant à maître Pierre Triquet, procureur au parlement. Voilà une proximité qui pourrait expliquer le déménagement de François et Pétronille en l’île Saint Louis. Mais vu son âge, deuxième veuvage en 1702 avec deux enfants mineurs, il devait déjà être l’ami de Jean AVELINE. Un inventaire de six pages ( AN ET-LX-172 ) nous donne de précieux renseignements sur l’environnement d’un cordonnier. De surcroit son épouse s’appelait Marie DUMONT, décédée le 27/09/1701.

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Transcription
Furent présent I Jean AVELINE marchand cordonnier à Paris y demeurant rue Saint Antoine paroisse Saint Gervais veuf de Jeanne Denise COIN, fils de Jean AVELINE bourgeois de Paris y demeurant au susdite rue Saint Antoine paroisse Saint Paul et de défunte Claude CHABRAND (1) sa femme Jean AVELINE son père pour ci présent assisté et autorisé, pour lui et en son nom d’autre part.
Et Pétronille DUMONT fille du défunt Pierre DUMONT, Officier déchargeur de bois, et Marie Jeanne MORVANT sa femme ses père et mère, mineure émancipée d’âge suivant lettre par elle obtenue en chancellerie le vingt-huit août mille sept cent vingt-huit entériné par sentence de l’Hôtel de Paris du trente du même mois, demeurant à Paris sur l’Aile de Pont Marie paroisse Saint-Louis, pour elle et en son nom d’autre part.
Lesquelles parties en la présence du consentement de leurs parents et amis ci après nommés savoir de la part dudit futur époux de frère François BETU bourgeois de Paris allié, Jean BONDY (2) Marchand cordonnier à Paris, Vale VELON aussi marchand cordonnier à Paris, ami, et de la part de la dite future épouse de Marie Madeleine DUMONT sa sœur, veuve de Jean MARLANT Compagnon maçon, François FLEURY, Marchand grainier à Paris, et Marie Louise DUMONT sa femme, sœur, Michel BONNEFOY Voiturier, oncle à cause de Edmée DUMONT sa femme, Louis DAMOREAU, Marchand bourrelier à Paris et Marie Jeanne MORVANT sa femme, tante, René TURBET, Voiturier par eau et par terre, cousin, et Louis ADAM, Marchand cordonnier à Paris, amis, …
I : rectificatif paraphé en marge : François
1. Seule et unique mention de notre aïeule. CHABRAND est un nom de famille de la provence, représentant un nom de personne d’origine germanique carobrand, forme de carpret au combat et brandépée surnom probable d’un guerrier .
2. Jean BONDY est le grand-père de feu Denise Jeanne COIN
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ont fait ensemble le traité accords et conventions de mariage qui suivent.
C’est à savoir que lesdits François AVELINE et Pétronille DUMONT ont promis se prendre l’un l’autre par nom estoy [étant] le mariage a iceluy [celui-ci] faire solennité en face de notre Mère Sainte Église incessamment. Seront les dits futurs époux une communauté tant [en] biens meubles et conquêts immeubles suivant la coutume de Paris au dessin de laquelle leur future communauté sera régie et gouvernée encore que ci après ils fassent leur demande et déclarent acquisition de biens en payer le contenu estoix [étant] contraires auxquelles est expressément dérogé ou renonce,
Ne seront néanmoins tenus de dettes et hypothèque l’un de l’autre faites et frais avant la célébration dudit mariage et si aucune y a elles seront payées et acquittées par celui qui les aura faites et frais et sur son bien particulier sans que tant et si bien en soient aucunement tenus.
Le dit futur époux pour la dite future épouse aux biens et droits à elle appartenant et comme lui étant échus par le doué de ladite défunte père et mère, et de Louise LANISIEN son aïeule maternelle veuve de Claude MORVANT, consistant en neuf cent vingt-six livres de deniers comptant III, cent livres en meubles, linge et hardes et à l’usage de ladite future épouse, en plus dans son septième et autre partage et rentes (2) Gapes, la première de trente-trois livres et vingt-huit deniers de rente viagère sur les tailles réduction de quarante livres et aussi de rente viagère et constituée sur la tête de Marie Françoise DUMONT sa sœur I, la deuxième de soixante-dix-huit livres II de rente sur l’âge en Gabelle constitué au profit de ladite veuve MORVANT par contrat passé devant Pean et son confrère notaire à Paris le trente mai mille sept cent vingt-neuf.
La troisième de treize livres de rente constituées sur lesdites d’âge en Gabelles au profit desdits défunts Pierre DUMONT par contrat passé…
I précision paraphée en marge : par contrat passé devant Auger notaire à Paris le onze février 1729
II précision paraphée en marge : un sols six deniers _
III précision paraphée en marge : est aux mains du dit Damoreau et sa femme. [Louis Damoreau, cousin et second époux de Marie Jeanne Morvant, mère de la future épouse.]
2. Les rentes sur l’Hôtel de Ville de Paris sous Louis XIV
https://www.persee.fr/doc/hes_0752-5702_1998_num_17_4_2005
https://journals.openedition.org/histoiremesure/421
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devant de Saint Georges et son confrère notaires à Paris le vingt-trois août mille sept cent vingt-trois, la quatrième de cinquante-cinq livres six sols de rente au denier cinquante sur les tailles constituées par quittances de finance de Maître Dotuonouyes Garde du trésor royal du vingt-huit juin mille sept cent vingt-six contrôlé le trente août suivant, et la cinquième de soixante-douze livres deux sols aussi de rente au denier cinquante sur les tailles constituées par quittances de finance de M. Favis Garde du trésor royal du trente septembre mille sept cent vingt-trois contrôlé le vingt-six janvier mille sept cent vingt-quatre, lesquelles parties de rente ci-dessus ladite future épouse jouir en commun avec ses frères et sœurs, promettant la dite épouse de fournir aux futurs époux la veille de leur épousailles ladite somme de neuf cent vingt-six livres de deniers comptant et ses meubles linge et hardes.
Desquels biens de ladite future épouse il en étaient en communauté le tiers de ladite somme de I vingt-six livres de denier comptant et desdites cent livres de meubles linge et hardes, montant à la somme de trois cent quarante-deux livres, le surplus avec ses portions de rente sera et demeurera propre à la dite future épouse et au frère de son côté et ligue avec tout ce que pendant le dit mariage lui adviendra et échera [échoira] tant les meubles qu’immeubles par succession donation ou lègue ou autre autrement.
Ledit futur époux a doué et doue ladite future épouse de la somme de six cent livres de douaire préfix une fois payé pour en jouir par ladite future aussitôt qu’il aura lui lieu suivant la coutume de Paris.
Le survivant des dits futurs époux aura et prendra par préciput et avant partage fait en biens meubles de la dite communauté cela d’eux qu’il voudra choisir suivant la prisée de l’inventaire qui en sera fait et sans criée jusqu’à la somme de deux cent cinquante livres ou ladite somme en deniers comptant au choix dudit survivent réciproquement.
S’il est vendu ou aliéné aucun bien fond ou rachat rente propre aux dits futurs époux remploi est à faire en acquisition d’immeubles _ _ pareille nature _ _ auxdits futurs époux duquel les dits biens auront été aliénés et si au jour de la dissolution de la dite communauté le dit remploi _ les deniers nécessaires pour le faire…
I Rectificatif paraphé en marge : neuf cent
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seront pris sur ycelles [celles-ci] et s’ils ne suffisent ce qui _ à l’égard de la dite future épouse sera repris sur les propres autres biens desdits futurs époux, l’action duquel remploy sortira immobiliairement nature _ auxdits futures époux et au tiers de chacun côté en _.
Sera permis à ladite future épouse et aux enfants qui naitront du dit mariage de renoncer à ladite communauté ce faisant de reprendre franchement acquittement tout ce que ladite future épouse aura apporté au dit mariage aura tout ce que pendant iceluy lui sera advenu et échu tant en meuble qu’immeuble par succession donation lègue ou autrement, même ladite future épouse ses douaire et préciput tel que dessus le tout sans être par elle ni sesdits enfants tenu d’aucune dette et hypothèque de ladite communauté. Encore qu’elle y cui parlé, y fut obligé ou y cui être condamné dont elle lesdits enfants seront acquittés et indemnisés par les héritiers et par lesdits biens dudit futur époux,
Ledit futur époux déclare que pour dissoudre la communauté de biens qui était entre lui et ladite défunte Jeanne Denise COIN sa femme, il en a fait faire inventaire par Delaleu et son confrère notaire à Paris le huit novembre dernier clos en justice le vingt-deux du même mois.
Pour la bonne amitié que le dit futur époux a dit porter à la dite future épouse il lui a par ces présentes fait donation entre vifs et irrévocable d’une pareille part et portion que l’un de ses enfants. Le moins prenant accèdera en sa succession et de tout ce qui lui est promis de disposer par _ _ _ _ , pour en jouir faire et disposer par la dite future en toute propriété du jour du décès du dit future époux, II
Et pour faire justice en présenter au greffes des justifications du Châtelet de Paris et partout ou besoins sera _ ont faire et constitué leur procureur et porteur DAMOREAU_.
Car amitié et promettant obligeance chacun a son égard renoncer. Fait et passé à Paris en la demeure du dit sieur DAMOREAU oncle de la dite future épouse susdite Aile du Pont Marie.
II précision paraphée en marge : pour toutes les clauses et conventions du présent contrat il y aura hypothèque sur les biens du dit future époux de ce jourd’hui paraphes :
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Paroisse Saint Louis l’an mille sept cent vingt-neuf le onzième jour de décembre avant midi et ont signé excepté le dit BONNEFOY (1) qui a déclaré ne savoir écrire ni signer de _ suivant l’ordonnance.
Pétronille Dumont AVELINE
Aveline
Louis DAMOREAU
Marie Jeanne MORVANT
François FLEURY
Marie Madeleine DUMONT
Marie Louise DUMONT
R. THURBET
ADAM [Louis]
Jean BONDY
_
Petit
Les notaires
Laucommier
Deshayes

–oOo–

Les dits François AVELINE et Pétronille DUMONT sont accordé qu’il autorise à l’effet des présentes en tant qu’il _ nomment en leur contrat de mariage ci-dessus et des autres parties en présence. Lesquels ils reconnaissent avoir reçu de_ etdit sieur _ DAMOREAU aussi nommé en leur contrat de mariage ci-dessus par les mains du sieur DAMOREAU au présent qu’il _ payé en louis d’argent et monnaie _ _ _ à la vue des notaires soussignés la somme de neuf cent vingt-six livres pour partage à la dot de ladite Pétronille DUMONT, laquelle somme a été remise entre les mains du dit sieur etdit DAMOREAU par lui Pétronille DUMONT, et de laquelle _ _ _ _ .
Pour le partage des biens et la succession de la veuve MORVANT, de laquelle somme de neuf cent vingt-six livres le susdit AVELINE, et Pétronille DUMONT quittent de déchargent ledit sieur etdit DAMOREAU, _ laquelle somme lui AVELINE…
Passé devant Deshayes _ le sept novembre _ cent vingt-huit.
note paraphée en marge : Rayé douze mots nuls au présent contrat.
1. Époux de Edmée DUMONT, Voiturier par terre et oncle paternel de Pétronille, dom. rue des Jardins, psse Saint Paul
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se charge envers ladite future épouse, plus lesdits Aveline et Pétronille sa future épouse reconnaissent que ledit sieur Damoreau leur a présentement délivré une quittance signée de Deshayes l’un des notaires soussigné à la somme de cinquante-huit livres pour la part des frais mentionnés en ladite quittance dont ladite DUMONT était tenue, laquelle somme de cinquante-huit livres fait avec celle dite de neuf cent vingt-six livres suspayé par le sieur DAMOREAU auxdits AVELINE et sa future épouse celle de neuf cent quatre-vingt-quatre livres dont ledit sieur DAMOREAU et sa femme sestoient [s’étaient] chargés par le partage sur énoncé, de laquelle somme cinquante-huit livres lesdits comparants quittent et déchargent pareillement le dit sieur DAMOREAU et sa femme I promettent obligeance et renoncent.
Fait et passé à Paris en l’étude _ l’an mil sept cent trente le six janvier ont signé :
Rayé cinq mots nuls en la quittance ci-dessous
_ AVELINE, Pétronille DUMONT
Louis DAMOREAU
notaires : Laucommier, Deshayes

I précision paraphée en marge : consentons mention de ladite justice être _ faite en leur absence sur la minute expédions ledit partage par tous notaire requis en leur l’absence.
Domiciles
N’est-il pas émouvant de retrouver la trace de nos aïeux et de leurs proches après trois cent ans? Ci-dessous leurs domiciles à la paroisse et à la rue près, tous au centre de la capitale.
domiciles-paroisses
Famille AVELINE
Les parents : Jean et Claude, rue Saint Antoine, paroisse Saint Paul, en vert jusqu’à la Bastille rep. 16
François et Pétronille, rue Saint Antoine, paroisse Saint Gervais, en orange rep. 16
puis rep. 13, Rue Saint Louis, paroisse Saint Louis
La sœur de François, épouse de Louis MAUCOURT, Grand rue du Faubourg Saint Antoine, au-delà de la Bastille
Le demi-frère de Nicolas François Xavier, Jean François, paroisse Saint Nicolas des Champs
Un cordonnier ami, Louis ADAM, rue Regratière rep. 8 puis Rue Saint Louis rep. 13
Famille COIN
Les parents : Jacques et Élisabeth, rue des Prêtres, paroisse Saint Germain l’Auxerrois rep. 3
La sœur de Denise Jeanne COIN, épouse Jean LABOUR, paroisse Saint Paul
Le frère, Jacques François, paroisse Saint Merry en vert rep. 11
Famille DUMONT
Les parents : Pierre et Marie Jeanne, Quai des Ormes rep. 12. Locataires en 1722 chez Claude BARDIN, Aile du Pont Marie
Marie Jeanne épousera en seconde noce son cousin Louis DAMOREAU de la rue de la Tournelle, paroisse Saint Nicolas du Chardonnet rep. 9. Ils habiterons Aile du Pont Marie rep. 14
Les sœurs de Pétronille :
– Marie Louise, épouse de François FLEURY, rue de la Fromagerie rep. 6
– Marie Madeleine, Marchande de poisson, épouse de Janvier NAVET, veuf de Catherine MARTIN, rue de la Tissanderie rep. 10 en jaune
– Marie Françoise, épouse de Pierre BLANDIN, rue Aubry le Boucher, paroisse Sainte Eustache rep. 7
– Élisabeth, épouse de Maurice LEFÈVRE, rue Aux Deux Ponts rep. 15
– Tante Edmée ( sœur de Pierre DUMONT ), épouse de Michel BONNEFOY, rue des Jardins, paroisse Saint Paul rep. 20
– Oncle paternel Jean BRETON,  rue des Jardins, paroisse Saint Paul rep. 20
Famille NAVET
Les enfants :
– Pierre NAVET, Pont Marie, Île Saint-Louis rep. 14
– Michel Jacques NAVET
– Nicolas NAVET, rue de la Tisserandrie paroisse Saint Jean en Grève rep. 10 en jaune
– Jean Hubert NAVET, époux de Jeanne DELAISTRE, rue de Condé, paroisse Saint Sulpice rep. 2
– Louis NAVET, Pont Marie, Île Saint-Louis rep. 14
– Cousin maternel Georges MAILLET, rue de la Lanterne, paroisse Sainte Croix de la Cité rep. 5
– Cousin paternel Nicolas LANCELOT, rue de la Mortellerie, paroisse Saint Paul rep. 17

Source
Christine Ripaux, copie aux Archives nationales.